Sensual City Studio

Y COMME YEUSE « Côme se tenait volontiers dans le feuillage ondulé des chênes verts (qu’en parlant de notre parc j’ai pompeusement nommés des yeuses, sans doute sous l’influence du noble langage recherché de notre père) ; il aimait leur écorce crevassée qu’il enlevait par plaques, du bout des doigts, quand il était préoccupé, non pour faire instinctivement du mal, mais comme pour aider l’arbre dans son long labeur de renouvellement. » Italo Calvino, Le Baron perché, 1957 [ + ]

Y COMME YEUSE

« Côme se tenait volontiers dans le feuillage ondulé des chênes verts (qu’en parlant de notre parc j’ai pompeusement nommés des yeuses, sans doute sous l’influence du noble langage recherché de notre père) ; il aimait leur écorce crevassée qu’il enlevait par plaques, du bout des doigts, quand il était préoccupé, non pour faire instinctivement du mal, mais comme pour aider l’arbre dans son long labeur de renouvellement. »

Italo Calvino, Le Baron perché, 1957

[ - ]

Acceptabilité : Capacité du projet à créer du consensus Les opérations de construction se résument trop souvent au coût financier. Le coût global (social, écologique, culturel) n’est pas suffisamment pris en compte. [ + ]

Acceptabilité : Capacité du projet à créer du consensus

Les opérations de construction se résument trop souvent au coût financier. Le coût global (social, écologique, culturel) n’est pas suffisamment pris en compte. Conserver, c’est réduire l’empreinte environnementale, c’est éviter des traumatismes, c’est intensifier les relations.

[ - ]

Désir de bureaux Le monde du bureau est en crise, et l’architecture peine à repenser un produit immobilier qui ne s’adapte pas aux attentes des employés et aux nouvelles formes du travail. Il y a peu de temps encore, le télétravail apparaissait comme une solution. [ + ]

Désir de bureaux

Le monde du bureau est en crise, et l’architecture peine à repenser un produit immobilier qui ne s’adapte pas aux attentes des employés et aux nouvelles formes du travail.

Il y a peu de temps encore, le télétravail apparaissait comme une solution. Longtemps attendu des salariés, il s’est immiscé dans le quotidien de millions de français en 2020, précipité par la crise sanitaire du COVID-19. S’il s’accompagne d’une réduction du temps de transport appréciable, la porosité entre la vie personnelle et la vie professionnelle semble entraver la créativité et distendre les liens d’équipes, voire annihiler le sentiment d’appartenance et la culture d’entreprise. Aujourd’hui, 45% des salariés se disent désenchantés par le 100% télétravail.

La fragmentation du bureau, dissout dans l’espace domestique ou du loisir, n’est pas la solution. Il convient plutôt d’envisager des modalités de travail flexibles réparties en trois temps : télétravail (ou home office), « nomadisme » (déplacements chez des clients, transports, travail en coworking ou dans des tiers-lieux) et bureau (comme lieu destiné à assurer la cohésion de l’entreprise, l’innovation et la sociabilité), qui esquissent le triptyque du travailleur du 21e siècle.

Le désir de bureau refait donc surface, métamorphosé, au moment même où ses détracteurs lui prédisaient une mort certaine. C’est une opportunité à saisir pour intensifier la vie collective et permettre à chacun de trouver sa place, au sens propre comme au sens symbolique. Il est urgent réévaluer l’importance du bureau, afin d’éviter l’écueil qui voudrait que l’on travaille à la fois partout et nulle part.

[ - ]

Abords : Capacité de transformation des espaces extérieurs La valorisation d’un ensemble immobilier passe par la transformation des espaces extérieurs. Les fragments de paysage, les cours, les délaissés, les entrées d’immeuble, et même les stationnements, sont autant d’opportunités pour enrichir le quotidien des habitant·es, accueillir les jeux des enfants, installer les relations de voisinage. [ + ]

Abords : Capacité de transformation des espaces extérieurs

La valorisation d’un ensemble immobilier passe par la transformation des espaces extérieurs. Les fragments de paysage, les cours, les délaissés, les entrées d’immeuble, et même les stationnements, sont autant d’opportunités pour enrichir le quotidien des habitant·es, accueillir les jeux des enfants, installer les relations de voisinage.

[ - ]

K COMME KIOSQUE Par définition, les kiosques – comme ceux que l’on trouve généralement le long des promenades de bord de mer des stations méditerranéennes –, font appel à de la construction légère, démontable, et donc durable. Car ce qui dure, c’est ce qui est capable de changer. [ + ]

K COMME KIOSQUE

Par définition, les kiosques – comme ceux que l’on trouve généralement le long des promenades de bord de mer des stations méditerranéennes –, font appel à de la construction légère, démontable, et donc durable. Car ce qui dure, c’est ce qui est capable de changer. La pérennité de la construction s’avère de plus en plus problématique. Travailler sur les kiosques représente donc l’opportunité de réfléchir à l’occupation temporaire de l’espace littoral, soumis à un ensemble de contraintes et de risques toujours plus alarmants.

L’économie des ressources énergétiques et matérielles s’exprime à travers des modules à remplacer ou démonter en fonction du changement de destination future du bâtiment. Conscients que l’immuabilité des bâtiments contemporains ne peut être considérée comme elle l’était il y a 100 ans, et qu’il parait absurde de vouloir construire de manière pérenne dans un monde soumis à des évolutions difficiles à appréhender, nous plaidons pour une stratégie vertueuse, permettant à l’architecture de voir ses composants démontés, réutilisés et recyclés. Le foncier devient réversible, pas l’architecture. C’est ce que Jean Prouvé appelait « l’anticipation de la construction », que les anglophones interprètent en « conception design for deconstruction » ou « design for disassembly ». Il n’est pas question d’embrasser la question littorale par la monumentalité ou la pérennité de l’architecture, mais plutôt par ce qui en constitue l’ordinaire, le léger et le démontable.

[ - ]

« La ZAN va considérablement limiter nos disponibilités foncières et nous engage à développer dans les zones d’activités ce que l’on sait déjà faire dans les villes : la densité et la verticalité. Sur des terrains industriels où l’on conserve de l’activité, le raisonnement devient avec la ZAN exactement le même que celui des promoteurs avec le logement et les bureaux : densifier. [ + ]

« La ZAN va considérablement limiter nos disponibilités foncières et nous engage à développer dans les zones d’activités ce que l’on sait déjà faire dans les villes : la densité et la verticalité. Sur des terrains industriels où l’on conserve de l’activité, le raisonnement devient avec la ZAN exactement le même que celui des promoteurs avec le logement et les bureaux : densifier. Pour récupérer du foncier, il faut réussir par exemple à regrouper sur plusieurs niveaux les voitures, qui occupent aujourd’hui énormément d’espaces sur des parkings aériens étalés. On a progressivement rejeté l’activité à l’extérieur de la ville. Mais ce n’est pas le sens de l’urbain : on a besoin de mixité. La ZAN représente donc l’occasion d’explorer la verticalité pour apporter d’autres usages sur des lieux monofonctionnels, de la mixité programmatique mêlant de l’habitat, des commerces, du bureau, des équipements. »

Vincent Echenne, directeur du développement GSE, entretien du 28 juin 2023

[ - ]

« Il faut outrepasser la vision très binaire de l’aménagement du territoire qui opère à la marge des métropoles : soit une zone d’activités, soit un territoire agricole. Il y a un modèle hybride à imaginer ! [ + ]

« Il faut outrepasser la vision très binaire de l’aménagement du territoire qui opère à la marge des métropoles : soit une zone d’activités, soit un territoire agricole. Il y a un modèle hybride à imaginer ! Si le système industriel n’est pas peut-être pas complètement à bout de souffle, le modèle agricole reste à réinventer. Nous allons vivre un énorme crash sur les sujets d’agriculture dans les 10 ans qui viennent. De tous les crash renaît la voie du milieu, celle que personne n’avait vu venir. Un entre-deux. Des plateformes logistiques qu’on pourrait mutualiser entre activités et agricultures ? Dans mes rêves les plus fous, j’ose espérer qu’on arrivera à inventer des choses entre les avions et les tomates. »

Sylvanie Grée, paysagiste, associée fondatrice D’ici là, entretien du 26 juin 2023

[ - ]

SEARCH

Le Sensual City Studio est conçu comme un lieu de réflexion où se fabrique la pensée, long cheminement nécessaire au travail de conception et de réalisation des projets. Approcher l’espace dans sa complexité physique, fonctionnelle, sociologique, nécessite un décloisonnement des disciplines et un travail collectif : c’est ce que reflète la composition de l’équipe, étoffée par un riche faisceau de contributeurs. Cette démarche, à la croisée des savoirs et de la création, permet la rencontre des regards : une  démarche de co-construction ouverte qui enrichit la compréhension des enjeux et donne un sens à la conduite des projets menés au sein du Studio. Cette posture de recherche et d’approfondissement s’inscrit dans la tradition humaniste du studio, cabinet d’étude de la Renaissance où sciences et arts convergent et se nourrissent de leurs apports mutuels.

Cette interface est la matérialisation métaphorique de notre démarche : elle propose de partager une série de projets conçus dans des cadres variés et des logiques de recherche ponctuelles ou récurrentes. Que cela soit en déplaçant les cadres d’une commande ou en se créant des opportunités de réflexion, le projet reste le même : celui de la ville sensuelle.

Édition │ Publication du site
Le site www.search.sensual-city.com est édité par Sensual City Studio, 24 rue Dareau, 75014 Paris, France.
Directrice de la publication : Pauline Marchetti
T +33 (0)143 132 020
F +33 (0)143 132 021
communication@ferriermarchetti.studio
SIRET 52860142000029 – code APE 7410Z

Conception │ Réalisation du site
Design : © Olivier Lebrun
Code : © Ahmed Ghazi

Hébergement du site
Le site www.sensual-city.com est hébergé par Gandi, 63-65 boulevard Massena, 75013 Paris, France.
Pour contacter cet hébergeur, rendez-vous à l’adresse https://www.gandi.net/fr
L’accès au site ainsi que l’utilisation de son contenu s’effectuent dans le cadre des mentions d’utilisation décrites ci-après. Le fait d’accéder et de naviguer sur le site constitue de la part de l’internaute une acceptation sans réserve des précisions suivantes.
Sensual City Studio s’efforce d’assurer au mieux l’exactitude et la mise à jour des informations diffusées sur ce site, dont elle se réserve le droit de corriger, à tout moment et sans préavis, le contenu. Toutefois, le Studio ne peut garantir l’exactitude, la précision ou l’exhaustivité des informations mises à la disposition sur ce site.

Droit de propriété intellectuelle
L’ensemble du site et chacun des éléments qui le composent (tels que noms de domaine, textes, arborescences, images, photographies, illustrations, logos) sont la propriété exclusive de Sensual City Studio (ou des tiers qui sont référencés), qui est seule habilitée à exploiter les droits de propriété intellectuelle y afférents.

TXTIMGVID
AMBIANCE
[72][134][15]
CIEL
[41][97][35]
CLIMAT
[43][80][33]
COMMUNAUTÉ
[44][45][9]
CORPS
[54][86][27]
EAU
[35][51][31]
ÉCHANGE
[106][148][20]
ENVIRONNEMENT
[31][95][17]
ÉQUILIBRE
[74][123][22]
ÉVÈNEMENT
[47][68][20]
EXPÉRIENCE
[58][101][9]
IDENTITÉ
[48][59][3]
IMAGINAIRE
[37][85][7]
INTIMITÉ
[17][33][7]
LUMIÈRE
[43][97][12]
MATIÈRE
[26][66][11]
MÉMOIRE
[32][52][1]
MISE EN SCÈNE
[57][97][38]
MOUVEMENT
[59][64][36]
MULTITUDE
[41][72][17]
MYSTÈRE
[25][57][8]
NUIT
[11][19][4]
PARCOURS
[38][59][5]
PAUSE
[40][26][22]
POROSITÉ
[31][62][1]
RÉCIT
[51][76][2]
REFLET
[8][25][10]
RYTHME
[16][26][4]
SEUIL
[46][70][8]
SIGNE
[55][72][13]
SITUATION
[58][71][23]
SON
[34][26][15]
TERRITOIRE
[47][67][6]
TRAME
[15][41][0]
TRANSPARENCE
[13][46][0]
VERTICALITÉ
[24][27][12]
VIDE
[15][35][5]
VIVANT
[64][91][34]
VOYAGE
[21][30][4]
Loading...
Drag the pages to call more content