Sensual City Studio

« La ZAN va considérablement limiter nos disponibilités foncières et nous engage à développer dans les zones d’activités ce que l’on sait déjà faire dans les villes : la densité et la verticalité. Sur des terrains industriels où l’on conserve de l’activité, le raisonnement devient avec la ZAN exactement le même que celui des promoteurs avec le logement et les bureaux : densifier. [ + ]

« La ZAN va considérablement limiter nos disponibilités foncières et nous engage à développer dans les zones d’activités ce que l’on sait déjà faire dans les villes : la densité et la verticalité. Sur des terrains industriels où l’on conserve de l’activité, le raisonnement devient avec la ZAN exactement le même que celui des promoteurs avec le logement et les bureaux : densifier. Pour récupérer du foncier, il faut réussir par exemple à regrouper sur plusieurs niveaux les voitures, qui occupent aujourd’hui énormément d’espaces sur des parkings aériens étalés. On a progressivement rejeté l’activité à l’extérieur de la ville. Mais ce n’est pas le sens de l’urbain : on a besoin de mixité. La ZAN représente donc l’occasion d’explorer la verticalité pour apporter d’autres usages sur des lieux monofonctionnels, de la mixité programmatique mêlant de l’habitat, des commerces, du bureau, des équipements. »

Vincent Echenne, directeur du développement GSE, entretien du 28 juin 2023

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B COMME BÉTON Le paysage de la côte d’Azur est le plus souvent regardé comme un désastre : l’urbanisation des cinquante dernières années a irrémédiablement gâché de sublimes points de vue, cadre de villégiature de quelques « happy-few », tel que le montre Alfred Hitchcock dans La main au collet (1955) où ces splendides paysages sont la toile de fond des périples en décapotable de Grace Kelly et Cary Grant. Plus à l’Ouest, c’est la côte languedocienne dont le désert lagunaire et poétique a été envahi dans les années 1960, et de façon planifiée par le gouvernement, par les stations balnéaires nouvelles du tourisme de masse et de sa galaxie de campings. [ + ]

B COMME BÉTON

Le paysage de la côte d’Azur est le plus souvent regardé comme un désastre : l’urbanisation des cinquante dernières années a irrémédiablement gâché de sublimes points de vue, cadre de villégiature de quelques « happy-few », tel que le montre Alfred Hitchcock dans La main au collet (1955) où ces splendides paysages sont la toile de fond des périples en décapotable de Grace Kelly et Cary Grant. Plus à l’Ouest, c’est la côte languedocienne dont le désert lagunaire et poétique a été envahi dans les années 1960, et de façon planifiée par le gouvernement, par les stations balnéaires nouvelles du tourisme de masse et de sa galaxie de campings. Le littoral méditerranéen est vu nostalgiquement comme un paradis perdu, preuve s’il en est, des dégâts causés par un certain type d’urbanisation.

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Toiture : Capacité de programmation de la 5e façade La toiture est une ressource spatiale dans la ville. Elle permet de réintégrer la nature et la biodiversité. [ + ]

Toiture : Capacité de programmation de la 5e façade

La toiture est une ressource spatiale dans la ville. Elle permet de réintégrer la nature et la biodiversité. Elle favorise les communs, génère de nouveaux liens sociaux et générationnels, grâce à des usages qui contribuent au meilleur partage des ressources. La programmation et l’exploitation des toitures doit être un critère essentiel à défendre dans le projet.

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Film Si personne ne peut nier la force des représentations et des mythes créés par le cinéma sur notre expérience vécue de la ville, c’est que le film est un puissant outil de fabrication de l’imaginaire urbain. La ville n’existe que si elle peut se regarder elle-même, si elle suscite des images mentales partagées par tous et appropriables par chacun. [ + ]

Film

Si personne ne peut nier la force des représentations et des mythes créés par le cinéma sur notre expérience vécue de la ville, c’est que le film est un puissant outil de fabrication de l’imaginaire urbain. La ville n’existe que si elle peut se regarder elle-même, si elle suscite des images mentales partagées par tous et appropriables par chacun. Plus nombreuses et plus fortes ces images, plus intenses seront le désir et le plaisir de se joindre aux récits de la ville rêvée. Le film révèle des traces, raconte des histoires, impose des figures : autant de points d’entrée qui nous donnent l’opportunité de faire à notre tour partie de la scène urbaine.

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« C’était drôle de revenir dans ce genre d’endroits. Chaque week-end, des familles venaient là pour faire des projets, acheter une table de ping-pong ou du papier peint, avant d’aller manger un T-bone avec des frites, ou se taper la cloche dans un buffet chinois à volonté. [ + ]

« C’était drôle de revenir dans ce genre d’endroits. Chaque week-end, des familles venaient là pour faire des projets, acheter une table de ping-pong ou du papier peint, avant d’aller manger un T-bone avec des frites, ou se taper la cloche dans un buffet chinois à volonté. Hélène avait connu ces récréations hebdomadaires, les dépenses qui annulaient les semaines toutes identiques, le baume des petits achats inutiles. Elle aussi avait dérivé des heures avec ses parents dans ces archipels de béton, de hangars en parkings, remplissant des caddies et rapportant à la maison une plante ou un coussin, une quelconque babiole qui semblait rendre la vie plus supportable. À présent, quand il lui arrivait de traverser une zone du même genre, elle était prise d’une sorte de dégoût. Elle voulait aussitôt mettre le plus de distance possible entre elle et ces enseignes universelles. Mais ce jour-là, en contemplant le rond-point qui desservait un Saint-Maclou, le club de fitness et un magasin de literie, elle avait au contraire éprouvé un grand sentiment de tendresse. »

Nicolas Mathieu, Connemara, 2022

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Cela fait bien longtemps que la vie publique s’est déplacée dans les centres commerciaux, les restaurants, les hôtels, les bars ou les cinémas des zones d’activités. De quoi les faire enfin « figurer parmi les lieux dignes de représentation » (Ernaux). [ + ]

Cela fait bien longtemps que la vie publique s’est déplacée dans les centres commerciaux, les restaurants, les hôtels, les bars ou les cinémas des zones d’activités. De quoi les faire enfin « figurer parmi les lieux dignes de représentation » (Ernaux). La littérature ne s’y trompe pas : des autrices et des auteurs comme Annie Ernaux, Alexandre Labruffe, David Lopez, Fanny Taillandier ou Nicolas Mathieu, entre autres, cherchent en effet à les documenter, voire à les esthétiser. Ils portent un regard bienveillant sur les zones d’activités et décrivent l’expérience de ces supposés non-lieux, tenus symptomatiquement responsables de la prétendue mocheté de la France. Il faut dire que d’un point de vue urbain, les zones d’activités paraissent encore trop souvent marquées du sceau de leurs intentions originelles : un zoning laissant peu de place à la mixité fonctionnelle, des ambiances et des architectures génériques, des qualités urbaines discutables, des préoccupations environnementales inexistantes, des sols artificialisés à outrance ; le paradis de la voiture, qui règne en maître sur des espaces dont sont partiellement privés les piétons.

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Son : Capacité du bâti à améliorer le confort acoustique Un bâtiment est soumis à plusieurs types de nuisances sonores : les bruits aériens extérieurs, les bruits aériens intérieurs du quotidien, les bruits d’impacts émis par la vibration d’une paroi, les bruits d’équipement. L’enjeu acoustique est un des défis techniques majeur posé par l’existant pour garantir le bien-être. [ + ]

Son : Capacité du bâti à améliorer le confort acoustique

Un bâtiment est soumis à plusieurs types de nuisances sonores : les bruits aériens extérieurs, les bruits aériens intérieurs du quotidien, les bruits d’impacts émis par la vibration d’une paroi, les bruits d’équipement. L’enjeu acoustique est un des défis techniques majeur posé par l’existant pour garantir le bien-être.

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Le marché habité, les personnes âgées L’espérance de vie augmente et interroge les modes d’habiter des populations vieillissantes : leurs déplacements, leurs lieux de sociabilité, de consommation, de loisir ou de rencontre. Le vieillissement de la population génère de fortes situations d’inégalité et de vulnérabilité. [ + ]

Le marché habité, les personnes âgées

L’espérance de vie augmente et interroge les modes d’habiter des populations vieillissantes : leurs déplacements, leurs lieux de sociabilité, de consommation, de loisir ou de rencontre. Le vieillissement de la population génère de fortes situations d’inégalité et de vulnérabilité. La question des déplacements et de l’autonomie des personnes âgées devient donc primordiale, dans la mesure où l’accès aux ressources du quotidien est limité. Esseulées et pour la plupart propriétaires, les personnes âgées vivent dans des appartements trop grands, sous-occupés et de moins en moins adaptés. Il est urgent de repenser la manière dont les ressources peuvent accompagner ces transitions de vie.

Nous proposons, pour prendre soin de ces populations vieillissantes, de réhabiliter et de surélever un marché vétuste, qui occupe une parcelle ordinaire d’une ville péri-urbaine. Les petits commerces ferment les uns après les autres et les distances qui séparent les logements des lieux de consommation doivent être aujourd’hui repensées. Comment peut-on recréer du lien à partir de ces objets urbains désertés ? Au-dessus du marché réhabilité se déploient des logements pour personnes âgées, des jardins potagers et des jardins communs, autour d’une grande terrasse partagée. Nous construisons un meccano de bois léger et entièrement démontable qui rend la surélévation simple ; elle est frugale et évolutive.

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SEARCH

Le Sensual City Studio est conçu comme un lieu de réflexion où se fabrique la pensée, long cheminement nécessaire au travail de conception et de réalisation des projets. Approcher l’espace dans sa complexité physique, fonctionnelle, sociologique, nécessite un décloisonnement des disciplines et un travail collectif : c’est ce que reflète la composition de l’équipe, étoffée par un riche faisceau de contributeurs. Cette démarche, à la croisée des savoirs et de la création, permet la rencontre des regards : une  démarche de co-construction ouverte qui enrichit la compréhension des enjeux et donne un sens à la conduite des projets menés au sein du Studio. Cette posture de recherche et d’approfondissement s’inscrit dans la tradition humaniste du studio, cabinet d’étude de la Renaissance où sciences et arts convergent et se nourrissent de leurs apports mutuels.

Cette interface est la matérialisation métaphorique de notre démarche : elle propose de partager une série de projets conçus dans des cadres variés et des logiques de recherche ponctuelles ou récurrentes. Que cela soit en déplaçant les cadres d’une commande ou en se créant des opportunités de réflexion, le projet reste le même : celui de la ville sensuelle.

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Directrice de la publication : Pauline Marchetti
T +33 (0)143 132 020
F +33 (0)143 132 021
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