


Film Si personne ne peut nier la force des représentations et des mythes créés par le cinéma sur notre expérience vécue de la ville, c’est que le film est un puissant outil de fabrication de l’imaginaire urbain. La ville n’existe que si elle peut se regarder elle-même, si elle suscite des images mentales partagées par tous et appropriables par chacun. [ + ]
Film
Si personne ne peut nier la force des représentations et des mythes créés par le cinéma sur notre expérience vécue de la ville, c’est que le film est un puissant outil de fabrication de l’imaginaire urbain. La ville n’existe que si elle peut se regarder elle-même, si elle suscite des images mentales partagées par tous et appropriables par chacun. Plus nombreuses et plus fortes ces images, plus intenses seront le désir et le plaisir de se joindre aux récits de la ville rêvée. Le film révèle des traces, raconte des histoires, impose des figures : autant de points d’entrée qui nous donnent l’opportunité de faire à notre tour partie de la scène urbaine.
[ - ]M COMME MER Dans une ville de bord de mer la présence de l’eau sollicite tous les sens – sons, odeurs, goûts, lumière… – et elle est indissociable de son atmosphère. Elle nuance la densité et l’intensité du temps métropolitain de l’arc méditerranéen en invitant à des possibilités infinies de jeux, de voyages et de rêves. [ + ]
M COMME MER
Dans une ville de bord de mer la présence de l’eau sollicite tous les sens – sons, odeurs, goûts, lumière… – et elle est indissociable de son atmosphère. Elle nuance la densité et l’intensité du temps métropolitain de l’arc méditerranéen en invitant à des possibilités infinies de jeux, de voyages et de rêves.
[ - ]C COMME CULTURE « Qu’est-ce que la Méditerranée ? Mille choses à la fois, non pas un paysage, mais d’innombrables paysages, non pas une mer, mais une succession de mers, non pas une civilisation, mais des civilisations entassées les unes sur les autres. [ + ]
C COMME CULTURE
« Qu’est-ce que la Méditerranée ? Mille choses à la fois, non pas un paysage, mais d’innombrables paysages, non pas une mer, mais une succession de mers, non pas une civilisation, mais des civilisations entassées les unes sur les autres. Voyager en Méditerranée, c’est trouver le monde romain au Liban, la préhistoire en Sardaigne, les villes grecques en Sicile, la présence arabe en Espagne, l’Islam turc en Yougoslavie. C’est plonger au plus profond des siècles, jusqu’aux constructions mégalithiques de Malte ou jusqu’aux pyramides d’Égypte. C’est rencontrer de très vieilles choses, encore vivantes, qui côtoient l’ultra-moderne : à côté de Venise, faussement immobile, la lourde agglomération industrielle de Mestre ; à côté de la barque du pêcheur, qui est encore celle d’Ulysse, le chalutier dévastateur des fonds marins ou les énormes pétrolières. C’est tout à la fois, s’immerger dans l’archaïsme des mondes insulaires et s’étonner devant l’extrême jeunesse de très vieilles villes ouvertes à tous les vents de la culture et des profits qui depuis des siècles, surveillent et mangent la mer. Tout cela, parce que la Méditerranée est un très vieux carrefour. Depuis des millénaires tout a conflué vers elle, brouillant, enrichissant son histoire : homme, bêtes, voitures, marchandises, navires, idées, religions, arts de vivre. »
Braudel, La Méditerranée, tome 1, 1949
[ - ]
Rez-de-chaussée : Capacité de mutabilité des pieds d’immeuble Le rez-de-chaussée est le seuil entre privé et public. À ce titre, il est la pièce maîtresse qui permet de susciter d’autres façons de partager l’espace et de mutualiser les ressources. [ + ]
Rez-de-chaussée : Capacité de mutabilité des pieds d’immeuble
Le rez-de-chaussée est le seuil entre privé et public. À ce titre, il est la pièce maîtresse qui permet de susciter d’autres façons de partager l’espace et de mutualiser les ressources. L’aménagement, l’articulation, la lisibilité et la programmation des pieds d’immeuble doivent favoriser l’accessibilité et le vivre-ensemble.
[ - ]

B COMME BÉTON Le paysage de la côte d’Azur est le plus souvent regardé comme un désastre : l’urbanisation des cinquante dernières années a irrémédiablement gâché de sublimes points de vue, cadre de villégiature de quelques « happy-few », tel que le montre Alfred Hitchcock dans La main au collet (1955) où ces splendides paysages sont la toile de fond des périples en décapotable de Grace Kelly et Cary Grant. Plus à l’Ouest, c’est la côte languedocienne dont le désert lagunaire et poétique a été envahi dans les années 1960, et de façon planifiée par le gouvernement, par les stations balnéaires nouvelles du tourisme de masse et de sa galaxie de campings. [ + ]
B COMME BÉTON
Le paysage de la côte d’Azur est le plus souvent regardé comme un désastre : l’urbanisation des cinquante dernières années a irrémédiablement gâché de sublimes points de vue, cadre de villégiature de quelques « happy-few », tel que le montre Alfred Hitchcock dans La main au collet (1955) où ces splendides paysages sont la toile de fond des périples en décapotable de Grace Kelly et Cary Grant. Plus à l’Ouest, c’est la côte languedocienne dont le désert lagunaire et poétique a été envahi dans les années 1960, et de façon planifiée par le gouvernement, par les stations balnéaires nouvelles du tourisme de masse et de sa galaxie de campings. Le littoral méditerranéen est vu nostalgiquement comme un paradis perdu, preuve s’il en est, des dégâts causés par un certain type d’urbanisation.
[ - ]