


Réalité virtuelle La réalité virtuelle (VR) correspond à l’ambition d’abandonner les représentations objectivantes de l’architecture et de l’espace urbain au profit d’une perception plus subjective et dynamique qui place l’utilisateur au cœur d’une expérience immersive à 360°. La narration n’y est pas définie mais procède des interactions qui offrent à l’utilisateur la possibilité de découvrir l’espace selon ses propres désirs et ouvrent des voies d’appropriation inattendues. [ + ]
Réalité virtuelle
La réalité virtuelle (VR) correspond à l’ambition d’abandonner les représentations objectivantes de l’architecture et de l’espace urbain au profit d’une perception plus subjective et dynamique qui place l’utilisateur au cœur d’une expérience immersive à 360°. La narration n’y est pas définie mais procède des interactions qui offrent à l’utilisateur la possibilité de découvrir l’espace selon ses propres désirs et ouvrent des voies d’appropriation inattendues. Ici, l’architecture et la ville ne sont plus des espaces abstraits, perçus à distance mais des milieux habités avec lesquels on fait corps. Cette nouvelle technologie constitue aujourd’hui l’un des outils les plus innovants pour partager le sens des projets.
[ - ]Morphologie : Contraintes et ressources de la forme La forme du bâtiment joue un rôle essentiel sur sa potentielle transformation. Le fait qu’il soit épais ou fin, large ou étroit, isolé ou groupé, linéaire ou ponctuel conditionne sa restructuration. [ + ]
Morphologie : Contraintes et ressources de la forme
La forme du bâtiment joue un rôle essentiel sur sa potentielle transformation. Le fait qu’il soit épais ou fin, large ou étroit, isolé ou groupé, linéaire ou ponctuel conditionne sa restructuration. Paradoxalement, le déjà-là offre plus de diversité d’actions que la construction neuve.
[ - ]W COMME WAGON Si on calque le dispositif du Shinkansen le long de la côte japonaise qui relie Tokyo à Osaka en 2h30, Gènes et Barcelone pourraient être reliées en moins de 4h par une desserte rapide tout en desservant les grandes villes intermédiaires. C’est un projet urgent à réaliser, car il ouvre de nouvelles possibilités d’échanges et de déplacements transversaux qui modifieraient en profondeur la perception du territoire. [ + ]
W COMME WAGON
Si on calque le dispositif du Shinkansen le long de la côte japonaise qui relie Tokyo à Osaka en 2h30, Gènes et Barcelone pourraient être reliées en moins de 4h par une desserte rapide tout en desservant les grandes villes intermédiaires. C’est un projet urgent à réaliser, car il ouvre de nouvelles possibilités d’échanges et de déplacements transversaux qui modifieraient en profondeur la perception du territoire. C’est un plan de refonte radical de la carte des transports qui peut enfin donner vie à des potentialités que tout le monde ressent mais qui sont pour l’instant empêchées.
[ - ]Cela fait bien longtemps que la vie publique s’est déplacée dans les centres commerciaux, les restaurants, les hôtels, les bars ou les cinémas des zones d’activités. De quoi les faire enfin « figurer parmi les lieux dignes de représentation » (Ernaux). [ + ]
Cela fait bien longtemps que la vie publique s’est déplacée dans les centres commerciaux, les restaurants, les hôtels, les bars ou les cinémas des zones d’activités. De quoi les faire enfin « figurer parmi les lieux dignes de représentation » (Ernaux). La littérature ne s’y trompe pas : des autrices et des auteurs comme Annie Ernaux, Alexandre Labruffe, David Lopez, Fanny Taillandier ou Nicolas Mathieu, entre autres, cherchent en effet à les documenter, voire à les esthétiser. Ils portent un regard bienveillant sur les zones d’activités et décrivent l’expérience de ces supposés non-lieux, tenus symptomatiquement responsables de la prétendue mocheté de la France. Il faut dire que d’un point de vue urbain, les zones d’activités paraissent encore trop souvent marquées du sceau de leurs intentions originelles : un zoning laissant peu de place à la mixité fonctionnelle, des ambiances et des architectures génériques, des qualités urbaines discutables, des préoccupations environnementales inexistantes, des sols artificialisés à outrance ; le paradis de la voiture, qui règne en maître sur des espaces dont sont partiellement privés les piétons.
[ - ]Récit L’architecture et la ville ont toujours été des objets de fiction. Plus que tout autre mode de représentation, le récit permet de raconter les espaces en train de se transformer, de donner chair aux démarches de projet. [ + ]
Récit
L’architecture et la ville ont toujours été des objets de fiction. Plus que tout autre mode de représentation, le récit permet de raconter les espaces en train de se transformer, de donner chair aux démarches de projet. Le texte autorise l’évocation, la personnification et la projection de ses représentations et de ses désirs. Il ne s’agit plus d’accompagner le projet à l’aide d’un texte objectif, qui paraphrase ou commente les dessins, mais d’explorer différemment, à toutes les étapes de la conception, la sensibilité de l’auteur et des choses observées. Le texte, capable d’évoquer des choses que l’on ne voit pas – que l’on ne peut pas voir –, véhicule des émotions et une dimension sensible nécessaires pour fédérer autour d’un imaginaire de projet commun.
[ - ]« Je vois trois perspectives de travail potentielles. La première concerne les conditions financières : les zones d’activités fonctionneraient mieux si une partie des bâtiments devenait accessible gratuitement ou au prix des charges pour les acteurs de l’économie sociale et solidaire, de l’économie circulaire et de l’artisanat. [ + ]
« Je vois trois perspectives de travail potentielles. La première concerne les conditions financières : les zones d’activités fonctionneraient mieux si une partie des bâtiments devenait accessible gratuitement ou au prix des charges pour les acteurs de l’économie sociale et solidaire, de l’économie circulaire et de l’artisanat. La deuxième perspective est celle de la mixité fonctionnelle : les gens qui travaillent ont besoin d’autre chose que d’un bureau et d’un parking. Il faut cesser de produire des quartiers et des bâtiments ultraspécialisés et tendre vers une diversification des activités au sein des zones d’activités. Le troisième axe est architectural : s’il faut bel et bien arrêter de construire des bâtiments monofonctionnels, tâchons tout de même de réutiliser ceux qui existent. Il faut bien entendu protéger les ressources naturelles et agricoles, mais également les ressources en termes de matériaux de construction. Ne faisons pas table rase des bâtiments existants ! Nous avons besoin de conserver, à proximité des villes centres, des bâtiments de production, de stockage, de logistique. La question est de savoir pour quel type d’acteur de la logistique, pour quel type d’acteur de la production, et à quel coût. »
Angèle de Lamberterie, Urbaniste, Directrice de développement Plateau Urbain, entretien du 10 juillet 2023
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