

Le code a changé Aujourd’hui, la diversité des acteurs et des modes de décision bouleverse la communication des projets d’architecture et d’urbanisme. Les jurys ne sont plus composés exclusivement d’experts ou de professionnels de l’architecture mais des élus, des représentants d’associations, des habitants. [ + ]
Le code a changé
Aujourd’hui, la diversité des acteurs et des modes de décision bouleverse la communication des projets d’architecture et d’urbanisme. Les jurys ne sont plus composés exclusivement d’experts ou de professionnels de l’architecture mais des élus, des représentants d’associations, des habitants. Par ailleurs, les questions architecturales et urbaines ne sont plus cantonnées aux revues spécialisées. Elles sont discutées partout et notamment dans tous les grands médias. L’architecture, la ville et les territoires sont désormais considérés comme des biens publics qui mobilisent l’ensemble des habitants. Pour répondre à ces attentes citoyennes, il est nécessaire d’aller au-delà des modes classiques de représentation (plan, coupe, axonométrie) difficilement compréhensibles et d’inventer de nouvelles conventions graphiques, susceptibles d’être comprises et partagées par le plus grand nombre.
Photomontage, collage, installation, récit, récit photographique, storyboard, carte sensible, film, film d’animation, expérience immersive en réalité virtuelle. La variété de ces nouveaux outils de représentation se décline en fonction des publics mais aussi des contextes de réception. Car on ne partage pas l’architecture de la même façon avec un habitant ou un expert technique, dans une revue papier ou un film d’animation, dans un rendu de concours ou dans une exposition. Chaque public, chaque situation demande une façon bien particulière de représenter et de transmettre ce qui fait le sens et la valeur d’un projet. Tous ces outils participent d’une nouvelle stratégie de communication et de partage du projet : fictionner les situations, plutôt que de prétendre les restituer de façon faussement réaliste. Des outils supports d’images et de mots, qui libèrent un imaginaire dans lequel chacun peut se projeter, avec ses attentes et son vécu, pour créer du commun.
[ - ]« Je vois trois perspectives de travail potentielles. La première concerne les conditions financières : les zones d’activités fonctionneraient mieux si une partie des bâtiments devenait accessible gratuitement ou au prix des charges pour les acteurs de l’économie sociale et solidaire, de l’économie circulaire et de l’artisanat. [ + ]
« Je vois trois perspectives de travail potentielles. La première concerne les conditions financières : les zones d’activités fonctionneraient mieux si une partie des bâtiments devenait accessible gratuitement ou au prix des charges pour les acteurs de l’économie sociale et solidaire, de l’économie circulaire et de l’artisanat. La deuxième perspective est celle de la mixité fonctionnelle : les gens qui travaillent ont besoin d’autre chose que d’un bureau et d’un parking. Il faut cesser de produire des quartiers et des bâtiments ultraspécialisés et tendre vers une diversification des activités au sein des zones d’activités. Le troisième axe est architectural : s’il faut bel et bien arrêter de construire des bâtiments monofonctionnels, tâchons tout de même de réutiliser ceux qui existent. Il faut bien entendu protéger les ressources naturelles et agricoles, mais également les ressources en termes de matériaux de construction. Ne faisons pas table rase des bâtiments existants ! Nous avons besoin de conserver, à proximité des villes centres, des bâtiments de production, de stockage, de logistique. La question est de savoir pour quel type d’acteur de la logistique, pour quel type d’acteur de la production, et à quel coût. »
Angèle de Lamberterie, Urbaniste, Directrice de développement Plateau Urbain, entretien du 10 juillet 2023
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P COMME PORT « Il n’est pas de spectacle pour moi qui vaille ce que l’on voit d’une terrasse ou d’un balcon bien placé au-dessus d’un port. L’œil, dans ce poste privilégié, possède le large dont il s’enivre et la simplicité générale de la mer. [ + ]
P COMME PORT
« Il n’est pas de spectacle pour moi qui vaille ce que l’on voit d’une terrasse ou d’un balcon bien placé au-dessus d’un port. L’œil, dans ce poste privilégié, possède le large dont il s’enivre et la simplicité générale de la mer. »
Paul Valéry, Inspirations méditerranéennes, 1934
[ - ]Structure : Capacité de la structure à accueillir un nouveau programme La réussite d’une opération de restructuration dépend de l’état de la structure et des fondations existantes. Le bâtiment doit être soumis à différents diagnostics afin de s’assurer de la salubrité de l’ensemble de ses composants ainsi que de la qualité, de la résistance, de la potentielle vétusté ou dégradation de l’existant. [ + ]
Structure : Capacité de la structure à accueillir un nouveau programme
La réussite d’une opération de restructuration dépend de l’état de la structure et des fondations existantes. Le bâtiment doit être soumis à différents diagnostics afin de s’assurer de la salubrité de l’ensemble de ses composants ainsi que de la qualité, de la résistance, de la potentielle vétusté ou dégradation de l’existant. La pérennité est une condition sine qua non à la conservation d’un bâtiment.
[ - ]Habitudes : Capacité du projet à prendre en compte les usages existants Habiter, c’est avoir des habitudes. Certains usages quotidiens échappent à un diagnostic objectif. [ + ]
Habitudes : Capacité du projet à prendre en compte les usages existants
Habiter, c’est avoir des habitudes. Certains usages quotidiens échappent à un diagnostic objectif. Il faut remettre l’Humain au cœur des préoccupations. Car chacun·e peut lier des relations différentes avec son environnement construit. Toute opération de transformation doit être attentive à l’ensemble des pratiques existantes, qu’elles soient privées ou publiques, pérennes ou éphémères.
[ - ]Energie : Capacité du bâti à améliorer le confort thermique L’amélioration du confort thermique, en été comme en hiver, est un grand enjeu du développement durable. Des dispositifs bioclimatiques peuvent s’ajouter à un bâti existant. [ + ]
Energie : Capacité du bâti à améliorer le confort thermique
L’amélioration du confort thermique, en été comme en hiver, est un grand enjeu du développement durable. Des dispositifs bioclimatiques peuvent s’ajouter à un bâti existant. L’équilibre entre ajout de dispositifs thermiques et intelligence bioclimatique doit garantir le bien-être.
[ - ]Acceptabilité : Capacité du projet à créer du consensus Les opérations de construction se résument trop souvent au coût financier. Le coût global (social, écologique, culturel) n’est pas suffisamment pris en compte. [ + ]
Acceptabilité : Capacité du projet à créer du consensus
Les opérations de construction se résument trop souvent au coût financier. Le coût global (social, écologique, culturel) n’est pas suffisamment pris en compte. Conserver, c’est réduire l’empreinte environnementale, c’est éviter des traumatismes, c’est intensifier les relations.
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