

C COMME CULTURE « Qu’est-ce que la Méditerranée ? Mille choses à la fois, non pas un paysage, mais d’innombrables paysages, non pas une mer, mais une succession de mers, non pas une civilisation, mais des civilisations entassées les unes sur les autres. [ + ]
C COMME CULTURE
« Qu’est-ce que la Méditerranée ? Mille choses à la fois, non pas un paysage, mais d’innombrables paysages, non pas une mer, mais une succession de mers, non pas une civilisation, mais des civilisations entassées les unes sur les autres. Voyager en Méditerranée, c’est trouver le monde romain au Liban, la préhistoire en Sardaigne, les villes grecques en Sicile, la présence arabe en Espagne, l’Islam turc en Yougoslavie. C’est plonger au plus profond des siècles, jusqu’aux constructions mégalithiques de Malte ou jusqu’aux pyramides d’Égypte. C’est rencontrer de très vieilles choses, encore vivantes, qui côtoient l’ultra-moderne : à côté de Venise, faussement immobile, la lourde agglomération industrielle de Mestre ; à côté de la barque du pêcheur, qui est encore celle d’Ulysse, le chalutier dévastateur des fonds marins ou les énormes pétrolières. C’est tout à la fois, s’immerger dans l’archaïsme des mondes insulaires et s’étonner devant l’extrême jeunesse de très vieilles villes ouvertes à tous les vents de la culture et des profits qui depuis des siècles, surveillent et mangent la mer. Tout cela, parce que la Méditerranée est un très vieux carrefour. Depuis des millénaires tout a conflué vers elle, brouillant, enrichissant son histoire : homme, bêtes, voitures, marchandises, navires, idées, religions, arts de vivre. »
Braudel, La Méditerranée, tome 1, 1949
[ - ]G COMME GLOBAL La Méditerranée est un lieu porteur de projets, un espace d’histoire et de culture qui réunit pas moins de 3 continents et de 23 pays. Elle symboliserait presque les paradoxes et la richesse de notre planète urbaine. [ + ]
G COMME GLOBAL
La Méditerranée est un lieu porteur de projets, un espace d’histoire et de culture qui réunit pas moins de 3 continents et de 23 pays. Elle symboliserait presque les paradoxes et la richesse de notre planète urbaine. A la nécessité d’un ancrage local, basé sur une économie, des circuits courts et des filières vertueuses, répondent des enjeux globaux qui dépassent les frontières nationales et les identités locales.
Témoin du passé et tourné vers le futur, la Méditerranée est un espace traversé par des hommes et des femmes, des savoirs et des cultures, de l’innovation mais aussi des opportunités économiques et touristiques majeures.
Tournée vers l’Afrique, épaulée par le vaste « arrière-pays » de l’Europe du Nord qui s’y relie par la vallée du Rhône, elle a tous les atouts pour réaliser une métamorphose économique, culturelle et écologique, à condition qu’elle réussisse à lier des enjeux locaux et des préoccupations globales avec les 23 pays riverains de l’espace méditerranéen.
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Communs : Capacité du projet à partager les ressources Vivre dans la cité, c’est partager les communs. Les habitant·es ou les usager·es doivent pouvoir s’engager pour plus de rencontre et de pratiques informelles, profiter de programmes externes au bâtiment qui deviennent une ressource pour la ville et qui enrichissent les expériences urbaines. [ + ]
Communs : Capacité du projet à partager les ressources
Vivre dans la cité, c’est partager les communs. Les habitant·es ou les usager·es doivent pouvoir s’engager pour plus de rencontre et de pratiques informelles, profiter de programmes externes au bâtiment qui deviennent une ressource pour la ville et qui enrichissent les expériences urbaines. Le projet doit générer la mise en relation et l’échange et établir un réel sentiment de communauté.
[ - ]La ville à hauteur d’enfants Confiné dans la sphère domestique et dans les aires de jeux récréatifs, l’enfant est à la fois la victime et le symbole de la sectorisation contemporaine des espaces. Pour que l’enfant devienne un acteur du monde urbain, le regard des concepteurs doit se mettre à sa hauteur. [ + ]
La ville à hauteur d’enfants
Confiné dans la sphère domestique et dans les aires de jeux récréatifs, l’enfant est à la fois la victime et le symbole de la sectorisation contemporaine des espaces.
Pour que l’enfant devienne un acteur du monde urbain, le regard des concepteurs doit se mettre à sa hauteur. L’enjeu est d’offrir aux enfants l’accès à de nouveaux usages, à une gamme plus riche d’interactions à travers des espaces, des formes, des matières et des échelles de perception.
Nous faisons de l’enfant un acteur d’accessibilité universelle : la ville à hauteur d’enfant est celle qui prend soin de toutes et tous, et notamment des plus vulnérables. À travers des espaces et des temps de partage, il s’agit créer des communs qui bénéficient aux enfants et aux adultes, et qui favorisent une relation interactive entre les individus et les générations. Nous en proposons quelques-uns : salles polyvalentes, « rue de l’école », places de parking, murs pignon, toits-terrasses, halls d’immeubles, locaux commerciaux vacants, cours d’immeuble. Autant d’occasions de créer des espaces pouvant être reconvertis, aménagés ou investis temporairement, propices aux interactions et à l’apprentissage de l’espace public et collectif, autant de seuils entre l’espace intime de l’appartement et l’espace de la vie publique.
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Le balcon. Éloge du déjà là. [ + ]
Le balcon. Éloge du déjà là.
Après cette longue période de confinement, où chacun a vécu sans échappatoire au plus près de son logement, il faut constater combien le vécu est différent entre un appartement sans prolongement extérieur et celui qui jouit d’un balcon. Parce qu’elle est triviale, cette relation domestique au dehors n’est pas suffisamment prise en considération.
Nous voyons, au contraire, le balcon comme le catalyseur d’une réflexion en profondeur sur la décompaction de l’immeuble de logement pour le rendre poreux, traversant, ouvert. Il accueille la nature « à tous les étages » et rend ainsi le logement hospitalier aux ambiances urbaines, au climat, aux saisons. Il a aussi été une pièce en plus bienvenue, dans laquelle on déplace des meubles de l’intérieur vers l’extérieur, servant tour à tour au repos, aux jeux des enfants et même au travail. Enfin, il a été le lien constant entre les espaces intimes et publics, l’entre-deux où s’affichent les voisinages reconquis et des sociabilités nouvelles. Faisons du balcon le fondamental d’un nouveau design architectural et urbain !
[ - ]Toiture : Capacité de programmation de la 5e façade La toiture est une ressource spatiale dans la ville. Elle permet de réintégrer la nature et la biodiversité. [ + ]
Toiture : Capacité de programmation de la 5e façade
La toiture est une ressource spatiale dans la ville. Elle permet de réintégrer la nature et la biodiversité. Elle favorise les communs, génère de nouveaux liens sociaux et générationnels, grâce à des usages qui contribuent au meilleur partage des ressources. La programmation et l’exploitation des toitures doit être un critère essentiel à défendre dans le projet.
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