

Chantier : Capacité du projet à limiter les nuisances Conserver, c’est économiser du carbone. Dans un projet de construction, le chantier est le principal consommateur d’énergie. [ + ]
Chantier : Capacité du projet à limiter les nuisances
Conserver, c’est économiser du carbone. Dans un projet de construction, le chantier est le principal consommateur d’énergie. Les chantiers de restructuration durent généralement moins longtemps que ceux d’une démolition/reconstruction et la gestion des impératifs techniques (accessibilité, propreté, nuisances) est simplifiée.
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« Le droit est une donnée indispensable, essentielle, dans la faisabilité et la réalisation d’un projet. En droit de l’urbanisme, le procès revêt un enjeu de blocage mais de moins en moins un enjeu couperet d’annulation. [ + ]
« Le droit est une donnée indispensable, essentielle, dans la faisabilité et la réalisation d’un projet. En droit de l’urbanisme, le procès revêt un enjeu de blocage mais de moins en moins un enjeu couperet d’annulation. En revanche, se greffe aujourd’hui sur des enjeux d’urbanisme une problématique d’acceptabilité sociale et environnementale. Il ne suffit plus que le projet soit d’intérêt général et qu’il permette donc des actes contraignants tels que l’expropriation, la préemption, la modification unilatérale des droits à construire – ce que permet démocratiquement et légalement un document d’urbanisme. Il y a un réel enjeu d’acceptabilité sociale des politiques locales, qui est complètement décoléré de la définition que l’on avait classiquement de l’intérêt général – non pas la somme des intérêts particuliers mais un intérêt supérieur qui participe au vivre-ensemble et à faire prévaloir le long terme. En somme, il ne suffit pas qu’un projet relève de l’intérêt général, qu’il soit légal ou démocratiquement validé pour qu’il soit réalisable, ou, comme le disait Bruno Latour, pour qu’il puisse « atterrir ». Voilà ce dont il faut être conscient pour appréhender la mutation des zones d’activités : l’intérêt général est obsolète. »
Bernard Cazin, Avocat spécialisé en droit de l’urbanisme, entretien du 22 juin 2023
[ - ]Déjà-là : Capacité du projet à valoriser les matériaux existants Le matériau le plus vertueux est celui qui est déjà-là : menuiserie, revêtement de façade, revêtement de sol, parement, garde-corps, mobilier, équipements sanitaires, faux plancher, faux plafond… Faire avec l’existant, c’est économiser des ressources et du carbone. Ce gisement écologique doit se transformer en gisement esthétique. [ + ]
Déjà-là : Capacité du projet à valoriser les matériaux existants
Le matériau le plus vertueux est celui qui est déjà-là : menuiserie, revêtement de façade, revêtement de sol, parement, garde-corps, mobilier, équipements sanitaires, faux plancher, faux plafond… Faire avec l’existant, c’est économiser des ressources et du carbone. Ce gisement écologique doit se transformer en gisement esthétique.
[ - ]Balcon \bal.kɔ̃\ n. m. [ + ]
Balcon \bal.kɔ̃\ n. m. Plateforme en saillie communiquant avec les appartements, longtemps considérée comme négligeables par les constructeurs pour des raisons économiques mais dont la pandémie du COVID-19 a montré toute la valeur.
« Ils étaient là mais nous ne savions qu’en faire. Désormais nous ne les quitterons plus. Nos balcons nous relient à la ville et aux autres. On y entend la rumeur du monde. », Camille Erkély, L’amour au temps du Corona.
Loc. FAM. Avoir du monde aux balcons : faire preuve de solidarité urbaine. « Tous les soirs, à 20h, il y avait du monde aux balcons pour applaudir les soignants. », Serge Baranda, Les lieux qui unissent.
[ - ]Morphologie : Contraintes et ressources de la forme La forme du bâtiment joue un rôle essentiel sur sa potentielle transformation. Le fait qu’il soit épais ou fin, large ou étroit, isolé ou groupé, linéaire ou ponctuel conditionne sa restructuration. [ + ]
Morphologie : Contraintes et ressources de la forme
La forme du bâtiment joue un rôle essentiel sur sa potentielle transformation. Le fait qu’il soit épais ou fin, large ou étroit, isolé ou groupé, linéaire ou ponctuel conditionne sa restructuration. Paradoxalement, le déjà-là offre plus de diversité d’actions que la construction neuve.
[ - ]B COMME BÉTON Le paysage de la côte d’Azur est le plus souvent regardé comme un désastre : l’urbanisation des cinquante dernières années a irrémédiablement gâché de sublimes points de vue, cadre de villégiature de quelques « happy-few », tel que le montre Alfred Hitchcock dans La main au collet (1955) où ces splendides paysages sont la toile de fond des périples en décapotable de Grace Kelly et Cary Grant. Plus à l’Ouest, c’est la côte languedocienne dont le désert lagunaire et poétique a été envahi dans les années 1960, et de façon planifiée par le gouvernement, par les stations balnéaires nouvelles du tourisme de masse et de sa galaxie de campings. [ + ]
B COMME BÉTON
Le paysage de la côte d’Azur est le plus souvent regardé comme un désastre : l’urbanisation des cinquante dernières années a irrémédiablement gâché de sublimes points de vue, cadre de villégiature de quelques « happy-few », tel que le montre Alfred Hitchcock dans La main au collet (1955) où ces splendides paysages sont la toile de fond des périples en décapotable de Grace Kelly et Cary Grant. Plus à l’Ouest, c’est la côte languedocienne dont le désert lagunaire et poétique a été envahi dans les années 1960, et de façon planifiée par le gouvernement, par les stations balnéaires nouvelles du tourisme de masse et de sa galaxie de campings. Le littoral méditerranéen est vu nostalgiquement comme un paradis perdu, preuve s’il en est, des dégâts causés par un certain type d’urbanisation.
[ - ]« La situation n’est pas la même selon les territoires. Mais, globalement, la volonté de l’État est de retrouver une certaine autonomie dans la production française et d’encourager l’excellence. [ + ]
« La situation n’est pas la même selon les territoires. Mais, globalement, la volonté de l’État est de retrouver une certaine autonomie dans la production française et d’encourager l’excellence. Pour cela, nous avons besoin de lieux, qui ont malheureusement beaucoup disparu ou sont en déshérence. Sans compter que tout un pan de l’économie n’arrive pas à se loger, parce que les activités qui sont utiles socialement ou écologiquement n’ont pas toutes les moyens de s’installer dans le marché classique. D’où l’émergence des projets à montage solidaire dans des lieux temporaires. Ces projets temporaires sont compliqués à pérenniser ; les entreprises en question restent souvent précaires à cause d’une instabilité immobilière. »
Laura Jehl, Urbaniste et chercheuse, Est Ensemble, entretien du 26 juin 2023
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