

Seuils : Capacité du projet à valoriser les entre-deux Les seuils sont des opportunités pour créer de la surprise, du rythme, des émotions. Jouant avec les senteurs, la lumière, la rugosité, les couleurs, la signalétique, les seuils proposent des séquences d’ambiances, qui sont autant de possibilités d’expérimenter et de s’approprier des situations. [ + ]
Seuils : Capacité du projet à valoriser les entre-deux
Les seuils sont des opportunités pour créer de la surprise, du rythme, des émotions. Jouant avec les senteurs, la lumière, la rugosité, les couleurs, la signalétique, les seuils proposent des séquences d’ambiances, qui sont autant de possibilités d’expérimenter et de s’approprier des situations. Les transitions et les articulations doivent être ménagées avec soin afin de générer des continuités urbaines, d’améliorer les relations public-privé et de proposer des lieux disponibles à l’appropriation.
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K COMME KIOSQUE Par définition, les kiosques – comme ceux que l’on trouve généralement le long des promenades de bord de mer des stations méditerranéennes –, font appel à de la construction légère, démontable, et donc durable. Car ce qui dure, c’est ce qui est capable de changer. [ + ]
K COMME KIOSQUE
Par définition, les kiosques – comme ceux que l’on trouve généralement le long des promenades de bord de mer des stations méditerranéennes –, font appel à de la construction légère, démontable, et donc durable. Car ce qui dure, c’est ce qui est capable de changer. La pérennité de la construction s’avère de plus en plus problématique. Travailler sur les kiosques représente donc l’opportunité de réfléchir à l’occupation temporaire de l’espace littoral, soumis à un ensemble de contraintes et de risques toujours plus alarmants.
L’économie des ressources énergétiques et matérielles s’exprime à travers des modules à remplacer ou démonter en fonction du changement de destination future du bâtiment. Conscients que l’immuabilité des bâtiments contemporains ne peut être considérée comme elle l’était il y a 100 ans, et qu’il parait absurde de vouloir construire de manière pérenne dans un monde soumis à des évolutions difficiles à appréhender, nous plaidons pour une stratégie vertueuse, permettant à l’architecture de voir ses composants démontés, réutilisés et recyclés. Le foncier devient réversible, pas l’architecture. C’est ce que Jean Prouvé appelait « l’anticipation de la construction », que les anglophones interprètent en « conception design for deconstruction » ou « design for disassembly ». Il n’est pas question d’embrasser la question littorale par la monumentalité ou la pérennité de l’architecture, mais plutôt par ce qui en constitue l’ordinaire, le léger et le démontable.
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Communs : Capacité du projet à partager les ressources Vivre dans la cité, c’est partager les communs. Les habitant·es ou les usager·es doivent pouvoir s’engager pour plus de rencontre et de pratiques informelles, profiter de programmes externes au bâtiment qui deviennent une ressource pour la ville et qui enrichissent les expériences urbaines. [ + ]
Communs : Capacité du projet à partager les ressources
Vivre dans la cité, c’est partager les communs. Les habitant·es ou les usager·es doivent pouvoir s’engager pour plus de rencontre et de pratiques informelles, profiter de programmes externes au bâtiment qui deviennent une ressource pour la ville et qui enrichissent les expériences urbaines. Le projet doit générer la mise en relation et l’échange et établir un réel sentiment de communauté.
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L’architecture de recherche et d’innovation, que nous sommes nombreux à explorer et à défendre, est la seule démarche qui vaille quelle que soit la famille de pensée ou de style dans laquelle les uns et les autres nous nous reconnaissons. Mais trop souvent cette recherche est une fuite en avant vers un monde narcissique qui n’est ni l’univers du réel, ni celui de l’utopie. [ + ]
L’architecture de recherche et d’innovation, que nous sommes nombreux à explorer et à défendre, est la seule démarche qui vaille quelle que soit la famille de pensée ou de style dans laquelle les uns et les autres nous nous reconnaissons. Mais trop souvent cette recherche est une fuite en avant vers un monde narcissique qui n’est ni l’univers du réel, ni celui de l’utopie. (…) Jean Prouvé a placé la technique au cœur des enjeux sociaux, démontrant que la conception même d’un système constructif pouvait être un acte politique. Jean Prouvé est un créateur engagé. A son exemple, les engagements qui nous attendent ne sont pas partisans : ils exigent d’inscrire notre travail dans une conscience qui dépasse celle de la seule discipline architecturale, pour faire de chaque projet une proposition critique d’intervention sur le réel. La prise en compte inventive de la technique et de l’économie au sens le plus large est la base de l’engagement de Jean Prouvé : face aux questions tant urbaines qu’architecturales que la société nous pose, cet engagement est plus que jamais d’actualité.
Jacques Ferrier in « Jean Prouvé constructeur », Editions RMN, 2001
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