

« Pendant la révolution industrielle, on n’avait pas hésité à créer des industries en plein centre-ville. Je pense que la vision qui présidait à cette époque était proche de celle que l’on doit porter aujourd’hui. [ + ]
« Pendant la révolution industrielle, on n’avait pas hésité à créer des industries en plein centre-ville. Je pense que la vision qui présidait à cette époque était proche de celle que l’on doit porter aujourd’hui. Il faut amener l’urbanité dans les zones d’activités : des véritables trottoirs, des socles en relation. Il faut veiller à ne pas déroger à la mixité des flux, des systèmes viaires. A partir du moment où l’on se trompe sur la taille du maillage, on se trompe sur beaucoup de choses, et on se trompe durablement. Il y a un déjà-là, une commercialité qu’il faut préserver et réussir à faire cohabiter avec une certaine forme d’habitat. Il faut transformer l’existant, oui, mais en étant lucides sur la qualité de l’existant, et ce qui a été construit n’est pas toujours au rendez-vous. On fait face à des hauteurs hybrides, des systèmes structurels qui ont une portance pas forcément adaptée à de l’habitat. »
Luca de Franceschi, directeur de l’architecture et du développement durable, I3F, entretien 14 septembre 2023
[ - ]N COMME NUIT Les signes, mes repères se dissolvent dans la nuit et son brouillard. La matière n’est qu’une, sombre et sans relief. [ + ]
N COMME NUIT
Les signes, mes repères se dissolvent dans la nuit et son brouillard. La matière n’est qu’une, sombre et sans relief. La nuit, la rue distribue mes souvenirs. Mon regard réunit ces deux mondes qui s’opposent tandis que la vie des autres, sous les feux des fenêtres qui s’accumulent, prend toute sa place.
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D COMME DENSITÉ Longtemps la densité a été une fin en soi. Plus grand le nombre d’habitants au km2, plus vertueuse était la ville. [ + ]
D COMME DENSITÉ
Longtemps la densité a été une fin en soi. Plus grand le nombre d’habitants au km2, plus vertueuse était la ville. Cette affirmation est aujourd’hui remise en question : une densité trop forte entraine la congestion, la fragilité aussi, la crise sanitaire l’a prouvé. L’espace libre, l’interstice, l’inachevé sont les ingrédients qui permettent au citadin d’ouvrir des possibles pour échapper au quotidien de la très grande ville, cadencé par un excès d’injonctions. Ce sont aussi des zones indéfinies qui permettent de s’approprier à nouveau des situations urbaines, et de susciter une communauté concernée et actrice de son destin.
Le littoral est une métropole clairsemée de paysage. Même à la haute saison, on y respire : c’est que le littoral n’est toujours que la moitié d’un territoire dont la mer est un double à l’infini. Sa densité varie avec les saisons ouvrant d’autres possibles quand la pression est moindre.
Dans la remise en question de la très grande métropole, la ville littorale, où les vides font jeu égal avec les pleins, a désormais son rôle à jouer bien au-delà de la villégiature : elle offre des vacuités disponibles dans l’espace et dans le temps qui sont autant d’atouts pour s’écarter de la ville machine, une alternative à l’infrastructure qui occupe tout le quotidien du citadin.
Pour le développement durable, c’est une opportunité pour plus de sols perméables, d’agriculture urbaine, de production d’énergie renouvelable, de recyclage de l’eau… La métropole littorale, diffuse avec des points variables d’intensité, offre un modèle séduisant, adapté aux aspirations de citadins qui veulent à la fois la ville et la nature, le vide et le plein.
[ - ]Storyboard Le storyboard offre la possibilité de suivre une ou plusieurs personnes dans le cours de leurs actions, à travers l’expérience qu’ils font de l’espace. Il permet notamment de figurer le mouvement et le temps, traditionnellement absents des représentations de l’architecture. [ + ]
Storyboard
Le storyboard offre la possibilité de suivre une ou plusieurs personnes dans le cours de leurs actions, à travers l’expérience qu’ils font de l’espace. Il permet notamment de figurer le mouvement et le temps, traditionnellement absents des représentations de l’architecture. L’architecture se présente ainsi selon les usages qu’elle offre et les ambiances qu’elle véhicule. En reproduisant les actions précises des personnages, le storyboard permet d’envisager le projet comme une suite d’expériences temporelles et physiques à l’échelle humaine. Cette expérience embarquée laisse libre cours à l’interprétation et à l’imaginaire, grâce à une multitude de scénarios d’usages envisageables.
[ - ]Lumière : Capacité du bâti à améliorer le confort lumineux Restructurer, oui, assombrir, non. La restructuration d’un immeuble existant peut éventuellement assombrir certaines pièces devenues alors trop profondes (adjonction de surface de plancher, apports d’espaces extérieurs). [ + ]
Lumière : Capacité du bâti à améliorer le confort lumineux
Restructurer, oui, assombrir, non. La restructuration d’un immeuble existant peut éventuellement assombrir certaines pièces devenues alors trop profondes (adjonction de surface de plancher, apports d’espaces extérieurs). Il faut étudier l’ensoleillement, les expositions et les orientations afin de garantir d’excellentes conditions de luminosité pour favoriser le bien-être.
[ - ]Balcons : Capacité de prolongement ou d’ajouts d’espaces extérieurs Le corps humain doit pouvoir être régulièrement en contact avec l’extérieur. La présence, le prolongement ou la projection d’espaces extérieurs (balcon, loggia, terrasse, jardin) sont réalisables par l’intermédiaire de greffe, plug, structures suspendues ou aménagement au sein de la structure existante. [ + ]
Balcons : Capacité de prolongement ou d’ajouts d’espaces extérieurs
Le corps humain doit pouvoir être régulièrement en contact avec l’extérieur. La présence, le prolongement ou la projection d’espaces extérieurs (balcon, loggia, terrasse, jardin) sont réalisables par l’intermédiaire de greffe, plug, structures suspendues ou aménagement au sein de la structure existante. S’ouvrir est une priorité de la transformation de l’existant.
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