

D COMME DENSITÉ Longtemps la densité a été une fin en soi. Plus grand le nombre d’habitants au km2, plus vertueuse était la ville. [ + ]
D COMME DENSITÉ
Longtemps la densité a été une fin en soi. Plus grand le nombre d’habitants au km2, plus vertueuse était la ville. Cette affirmation est aujourd’hui remise en question : une densité trop forte entraine la congestion, la fragilité aussi, la crise sanitaire l’a prouvé. L’espace libre, l’interstice, l’inachevé sont les ingrédients qui permettent au citadin d’ouvrir des possibles pour échapper au quotidien de la très grande ville, cadencé par un excès d’injonctions. Ce sont aussi des zones indéfinies qui permettent de s’approprier à nouveau des situations urbaines, et de susciter une communauté concernée et actrice de son destin.
Le littoral est une métropole clairsemée de paysage. Même à la haute saison, on y respire : c’est que le littoral n’est toujours que la moitié d’un territoire dont la mer est un double à l’infini. Sa densité varie avec les saisons ouvrant d’autres possibles quand la pression est moindre.
Dans la remise en question de la très grande métropole, la ville littorale, où les vides font jeu égal avec les pleins, a désormais son rôle à jouer bien au-delà de la villégiature : elle offre des vacuités disponibles dans l’espace et dans le temps qui sont autant d’atouts pour s’écarter de la ville machine, une alternative à l’infrastructure qui occupe tout le quotidien du citadin.
Pour le développement durable, c’est une opportunité pour plus de sols perméables, d’agriculture urbaine, de production d’énergie renouvelable, de recyclage de l’eau… La métropole littorale, diffuse avec des points variables d’intensité, offre un modèle séduisant, adapté aux aspirations de citadins qui veulent à la fois la ville et la nature, le vide et le plein.
[ - ]Procédés constructifs : Contraintes et ressources de la trame structurelle Les dispositifs constructifs originaux peuvent contraindre ou favoriser la transformation. Les structures poteaux-poutre ou poteaux-dalles et les bâtiments contreventés par noyau technique central génèrent plus d’opportunités que les structures composées de murs-refends porteurs selon une trame serrée et répétitive ou des façades porteuses. [ + ]
Procédés constructifs : Contraintes et ressources de la trame structurelle
Les dispositifs constructifs originaux peuvent contraindre ou favoriser la transformation. Les structures poteaux-poutre ou poteaux-dalles et les bâtiments contreventés par noyau technique central génèrent plus d’opportunités que les structures composées de murs-refends porteurs selon une trame serrée et répétitive ou des façades porteuses. Les nouveaux programmes doivent faire preuve de souplesse pour pouvoir s’intégrer dans une structure existante.
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Le balcon. Éloge du déjà là. [ + ]
Le balcon. Éloge du déjà là.
Après cette longue période de confinement, où chacun a vécu sans échappatoire au plus près de son logement, il faut constater combien le vécu est différent entre un appartement sans prolongement extérieur et celui qui jouit d’un balcon. Parce qu’elle est triviale, cette relation domestique au dehors n’est pas suffisamment prise en considération.
Nous voyons, au contraire, le balcon comme le catalyseur d’une réflexion en profondeur sur la décompaction de l’immeuble de logement pour le rendre poreux, traversant, ouvert. Il accueille la nature « à tous les étages » et rend ainsi le logement hospitalier aux ambiances urbaines, au climat, aux saisons. Il a aussi été une pièce en plus bienvenue, dans laquelle on déplace des meubles de l’intérieur vers l’extérieur, servant tour à tour au repos, aux jeux des enfants et même au travail. Enfin, il a été le lien constant entre les espaces intimes et publics, l’entre-deux où s’affichent les voisinages reconquis et des sociabilités nouvelles. Faisons du balcon le fondamental d’un nouveau design architectural et urbain !
[ - ]Le code a changé Aujourd’hui, la diversité des acteurs et des modes de décision bouleverse la communication des projets d’architecture et d’urbanisme. Les jurys ne sont plus composés exclusivement d’experts ou de professionnels de l’architecture mais des élus, des représentants d’associations, des habitants. [ + ]
Le code a changé
Aujourd’hui, la diversité des acteurs et des modes de décision bouleverse la communication des projets d’architecture et d’urbanisme. Les jurys ne sont plus composés exclusivement d’experts ou de professionnels de l’architecture mais des élus, des représentants d’associations, des habitants. Par ailleurs, les questions architecturales et urbaines ne sont plus cantonnées aux revues spécialisées. Elles sont discutées partout et notamment dans tous les grands médias. L’architecture, la ville et les territoires sont désormais considérés comme des biens publics qui mobilisent l’ensemble des habitants. Pour répondre à ces attentes citoyennes, il est nécessaire d’aller au-delà des modes classiques de représentation (plan, coupe, axonométrie) difficilement compréhensibles et d’inventer de nouvelles conventions graphiques, susceptibles d’être comprises et partagées par le plus grand nombre.
Photomontage, collage, installation, récit, récit photographique, storyboard, carte sensible, film, film d’animation, expérience immersive en réalité virtuelle. La variété de ces nouveaux outils de représentation se décline en fonction des publics mais aussi des contextes de réception. Car on ne partage pas l’architecture de la même façon avec un habitant ou un expert technique, dans une revue papier ou un film d’animation, dans un rendu de concours ou dans une exposition. Chaque public, chaque situation demande une façon bien particulière de représenter et de transmettre ce qui fait le sens et la valeur d’un projet. Tous ces outils participent d’une nouvelle stratégie de communication et de partage du projet : fictionner les situations, plutôt que de prétendre les restituer de façon faussement réaliste. Des outils supports d’images et de mots, qui libèrent un imaginaire dans lequel chacun peut se projeter, avec ses attentes et son vécu, pour créer du commun.
[ - ]Balcons : Capacité de prolongement ou d’ajouts d’espaces extérieurs Le corps humain doit pouvoir être régulièrement en contact avec l’extérieur. La présence, le prolongement ou la projection d’espaces extérieurs (balcon, loggia, terrasse, jardin) sont réalisables par l’intermédiaire de greffe, plug, structures suspendues ou aménagement au sein de la structure existante. [ + ]
Balcons : Capacité de prolongement ou d’ajouts d’espaces extérieurs
Le corps humain doit pouvoir être régulièrement en contact avec l’extérieur. La présence, le prolongement ou la projection d’espaces extérieurs (balcon, loggia, terrasse, jardin) sont réalisables par l’intermédiaire de greffe, plug, structures suspendues ou aménagement au sein de la structure existante. S’ouvrir est une priorité de la transformation de l’existant.
[ - ]La résidence ressource, les étudiants La métropole du Grand Paris compte aujourd’hui plus de 500 000 étudiants inscrits dans des études supérieures. Cette population hétérogène ne cesse de croitre et peine à trouver des solutions adaptées à sa situation. [ + ]
La résidence ressource, les étudiants
La métropole du Grand Paris compte aujourd’hui plus de 500 000 étudiants inscrits dans des études supérieures. Cette population hétérogène ne cesse de croitre et peine à trouver des solutions adaptées à sa situation. Les logements du parc public manquent. En région parisienne, moins d’un quart jouissent d’un logement et de l’autonomie financière. Economiquement dépendants, les étudiants sont pour la plupart contraints de se loger loin de leur université, souvent chez leurs parents.
Pourtant, de nombreux espaces pourraient être exploités pour développer des programmes innovants de résidences étudiantes. C’est le cas des nombreuses dents creuses, parcelles vacantes mal adaptées à des programmes traditionnels, présentes dans la métropole parisienne. Nous avons décidé d’y glisser notre meccano de bois démontable, qui rend toutes les ressources urbaines accessibles aux étudiants. La ville représente ainsi une ressource pour la résidence. Hyperconnectés à l’ensemble des transports, des équipements, des offres de culture et de loisir, les étudiants peuvent externaliser les fonctions domestiques et profiter de tous les avantages de la vie métropolitaine.
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