

N COMME NUIT Les signes, mes repères se dissolvent dans la nuit et son brouillard. La matière n’est qu’une, sombre et sans relief. [ + ]
N COMME NUIT
Les signes, mes repères se dissolvent dans la nuit et son brouillard. La matière n’est qu’une, sombre et sans relief. La nuit, la rue distribue mes souvenirs. Mon regard réunit ces deux mondes qui s’opposent tandis que la vie des autres, sous les feux des fenêtres qui s’accumulent, prend toute sa place.
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D COMME DENSITÉ Longtemps la densité a été une fin en soi. Plus grand le nombre d’habitants au km2, plus vertueuse était la ville. [ + ]
D COMME DENSITÉ
Longtemps la densité a été une fin en soi. Plus grand le nombre d’habitants au km2, plus vertueuse était la ville. Cette affirmation est aujourd’hui remise en question : une densité trop forte entraine la congestion, la fragilité aussi, la crise sanitaire l’a prouvé. L’espace libre, l’interstice, l’inachevé sont les ingrédients qui permettent au citadin d’ouvrir des possibles pour échapper au quotidien de la très grande ville, cadencé par un excès d’injonctions. Ce sont aussi des zones indéfinies qui permettent de s’approprier à nouveau des situations urbaines, et de susciter une communauté concernée et actrice de son destin.
Le littoral est une métropole clairsemée de paysage. Même à la haute saison, on y respire : c’est que le littoral n’est toujours que la moitié d’un territoire dont la mer est un double à l’infini. Sa densité varie avec les saisons ouvrant d’autres possibles quand la pression est moindre.
Dans la remise en question de la très grande métropole, la ville littorale, où les vides font jeu égal avec les pleins, a désormais son rôle à jouer bien au-delà de la villégiature : elle offre des vacuités disponibles dans l’espace et dans le temps qui sont autant d’atouts pour s’écarter de la ville machine, une alternative à l’infrastructure qui occupe tout le quotidien du citadin.
Pour le développement durable, c’est une opportunité pour plus de sols perméables, d’agriculture urbaine, de production d’énergie renouvelable, de recyclage de l’eau… La métropole littorale, diffuse avec des points variables d’intensité, offre un modèle séduisant, adapté aux aspirations de citadins qui veulent à la fois la ville et la nature, le vide et le plein.
[ - ]La résidence ressource, les étudiants La métropole du Grand Paris compte aujourd’hui plus de 500 000 étudiants inscrits dans des études supérieures. Cette population hétérogène ne cesse de croitre et peine à trouver des solutions adaptées à sa situation. [ + ]
La résidence ressource, les étudiants
La métropole du Grand Paris compte aujourd’hui plus de 500 000 étudiants inscrits dans des études supérieures. Cette population hétérogène ne cesse de croitre et peine à trouver des solutions adaptées à sa situation. Les logements du parc public manquent. En région parisienne, moins d’un quart jouissent d’un logement et de l’autonomie financière. Economiquement dépendants, les étudiants sont pour la plupart contraints de se loger loin de leur université, souvent chez leurs parents.
Pourtant, de nombreux espaces pourraient être exploités pour développer des programmes innovants de résidences étudiantes. C’est le cas des nombreuses dents creuses, parcelles vacantes mal adaptées à des programmes traditionnels, présentes dans la métropole parisienne. Nous avons décidé d’y glisser notre meccano de bois démontable, qui rend toutes les ressources urbaines accessibles aux étudiants. La ville représente ainsi une ressource pour la résidence. Hyperconnectés à l’ensemble des transports, des équipements, des offres de culture et de loisir, les étudiants peuvent externaliser les fonctions domestiques et profiter de tous les avantages de la vie métropolitaine.
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