

« Je vois trois perspectives de travail potentielles. La première concerne les conditions financières : les zones d’activités fonctionneraient mieux si une partie des bâtiments devenait accessible gratuitement ou au prix des charges pour les acteurs de l’économie sociale et solidaire, de l’économie circulaire et de l’artisanat. [ + ]
« Je vois trois perspectives de travail potentielles. La première concerne les conditions financières : les zones d’activités fonctionneraient mieux si une partie des bâtiments devenait accessible gratuitement ou au prix des charges pour les acteurs de l’économie sociale et solidaire, de l’économie circulaire et de l’artisanat. La deuxième perspective est celle de la mixité fonctionnelle : les gens qui travaillent ont besoin d’autre chose que d’un bureau et d’un parking. Il faut cesser de produire des quartiers et des bâtiments ultraspécialisés et tendre vers une diversification des activités au sein des zones d’activités. Le troisième axe est architectural : s’il faut bel et bien arrêter de construire des bâtiments monofonctionnels, tâchons tout de même de réutiliser ceux qui existent. Il faut bien entendu protéger les ressources naturelles et agricoles, mais également les ressources en termes de matériaux de construction. Ne faisons pas table rase des bâtiments existants ! Nous avons besoin de conserver, à proximité des villes centres, des bâtiments de production, de stockage, de logistique. La question est de savoir pour quel type d’acteur de la logistique, pour quel type d’acteur de la production, et à quel coût. »
Angèle de Lamberterie, Urbaniste, Directrice de développement Plateau Urbain, entretien du 10 juillet 2023
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ABCD Méditerranée Le littoral a connu depuis les années 1960 de profondes transformations dues à l’apparition du tourisme de masse. Dans la plupart des cas, ces transformations ont été vécues de façon négative : constructions excessives, disparition des paysages naturels, artificialisation des sols, saturation des sites ; autant de facteurs qui ont créé un sentiment de « bétonisation » de la côte. [ + ]
ABCD Méditerranée
Le littoral a connu depuis les années 1960 de profondes transformations dues à l’apparition du tourisme de masse. Dans la plupart des cas, ces transformations ont été vécues de façon négative : constructions excessives, disparition des paysages naturels, artificialisation des sols, saturation des sites ; autant de facteurs qui ont créé un sentiment de « bétonisation » de la côte. Pendant des années, le tourisme et l’aménagement du territoire ont été synonymes de sites abîmés et surutilisés.
Une prise de conscience s’opère, sur la toile de fond de la ville durable, pour mieux prendre un compte les attentes des citoyens, qui, s’ils sont touristes durant une période de l’année, sont également des habitants de plus en plus concernés par les enjeux environnementaux.
Aujourd’hui, la crise sanitaire amplifie encore le tropisme des populations urbaines vers le littoral. Il ne s’agit plus uniquement du temps des vacances mais le temps plus long du résidentiel complet ou partiel. Face à ce nouvel engouement, il importe de ne pas commettre à nouveau des erreurs.
Partout sur l’arc méditerranéen se posent les mêmes interrogations, qui concernent autant les risques environnementaux, l’intensification des usages et l’attrait sans cesse croissant des territoires littoraux. Comment intensifier les usages sans dénaturer et déséquilibrer les territoires ? Comment investir le littoral méditerranéen toute l’année, sans pour autant en épuiser le charme et les ressources ? Les territoires littoraux, à la fois désirés et menacés, représentent aujourd’hui l’opportunité d’inventer une ville durable et sensuelle.
[ - ]Seuils : Capacité du projet à valoriser les entre-deux Les seuils sont des opportunités pour créer de la surprise, du rythme, des émotions. Jouant avec les senteurs, la lumière, la rugosité, les couleurs, la signalétique, les seuils proposent des séquences d’ambiances, qui sont autant de possibilités d’expérimenter et de s’approprier des situations. [ + ]
Seuils : Capacité du projet à valoriser les entre-deux
Les seuils sont des opportunités pour créer de la surprise, du rythme, des émotions. Jouant avec les senteurs, la lumière, la rugosité, les couleurs, la signalétique, les seuils proposent des séquences d’ambiances, qui sont autant de possibilités d’expérimenter et de s’approprier des situations. Les transitions et les articulations doivent être ménagées avec soin afin de générer des continuités urbaines, d’améliorer les relations public-privé et de proposer des lieux disponibles à l’appropriation.
[ - ]Habitudes : Capacité du projet à prendre en compte les usages existants Habiter, c’est avoir des habitudes. Certains usages quotidiens échappent à un diagnostic objectif. [ + ]
Habitudes : Capacité du projet à prendre en compte les usages existants
Habiter, c’est avoir des habitudes. Certains usages quotidiens échappent à un diagnostic objectif. Il faut remettre l’Humain au cœur des préoccupations. Car chacun·e peut lier des relations différentes avec son environnement construit. Toute opération de transformation doit être attentive à l’ensemble des pratiques existantes, qu’elles soient privées ou publiques, pérennes ou éphémères.
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« La ZAN va considérablement limiter nos disponibilités foncières et nous engage à développer dans les zones d’activités ce que l’on sait déjà faire dans les villes : la densité et la verticalité. Sur des terrains industriels où l’on conserve de l’activité, le raisonnement devient avec la ZAN exactement le même que celui des promoteurs avec le logement et les bureaux : densifier. [ + ]
« La ZAN va considérablement limiter nos disponibilités foncières et nous engage à développer dans les zones d’activités ce que l’on sait déjà faire dans les villes : la densité et la verticalité. Sur des terrains industriels où l’on conserve de l’activité, le raisonnement devient avec la ZAN exactement le même que celui des promoteurs avec le logement et les bureaux : densifier. Pour récupérer du foncier, il faut réussir par exemple à regrouper sur plusieurs niveaux les voitures, qui occupent aujourd’hui énormément d’espaces sur des parkings aériens étalés. On a progressivement rejeté l’activité à l’extérieur de la ville. Mais ce n’est pas le sens de l’urbain : on a besoin de mixité. La ZAN représente donc l’occasion d’explorer la verticalité pour apporter d’autres usages sur des lieux monofonctionnels, de la mixité programmatique mêlant de l’habitat, des commerces, du bureau, des équipements. »
Vincent Echenne, directeur du développement GSE, entretien du 28 juin 2023
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