

« Pendant la révolution industrielle, on n’avait pas hésité à créer des industries en plein centre-ville. Je pense que la vision qui présidait à cette époque était proche de celle que l’on doit porter aujourd’hui. [ + ]
« Pendant la révolution industrielle, on n’avait pas hésité à créer des industries en plein centre-ville. Je pense que la vision qui présidait à cette époque était proche de celle que l’on doit porter aujourd’hui. Il faut amener l’urbanité dans les zones d’activités : des véritables trottoirs, des socles en relation. Il faut veiller à ne pas déroger à la mixité des flux, des systèmes viaires. A partir du moment où l’on se trompe sur la taille du maillage, on se trompe sur beaucoup de choses, et on se trompe durablement. Il y a un déjà-là, une commercialité qu’il faut préserver et réussir à faire cohabiter avec une certaine forme d’habitat. Il faut transformer l’existant, oui, mais en étant lucides sur la qualité de l’existant, et ce qui a été construit n’est pas toujours au rendez-vous. On fait face à des hauteurs hybrides, des systèmes structurels qui ont une portance pas forcément adaptée à de l’habitat. »
Luca de Franceschi, directeur de l’architecture et du développement durable, I3F, entretien 14 septembre 2023
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Toiture : Capacité de programmation de la 5e façade La toiture est une ressource spatiale dans la ville. Elle permet de réintégrer la nature et la biodiversité. [ + ]
Toiture : Capacité de programmation de la 5e façade
La toiture est une ressource spatiale dans la ville. Elle permet de réintégrer la nature et la biodiversité. Elle favorise les communs, génère de nouveaux liens sociaux et générationnels, grâce à des usages qui contribuent au meilleur partage des ressources. La programmation et l’exploitation des toitures doit être un critère essentiel à défendre dans le projet.
[ - ]« La ZAN va considérablement limiter nos disponibilités foncières et nous engage à développer dans les zones d’activités ce que l’on sait déjà faire dans les villes : la densité et la verticalité. Sur des terrains industriels où l’on conserve de l’activité, le raisonnement devient avec la ZAN exactement le même que celui des promoteurs avec le logement et les bureaux : densifier. [ + ]
« La ZAN va considérablement limiter nos disponibilités foncières et nous engage à développer dans les zones d’activités ce que l’on sait déjà faire dans les villes : la densité et la verticalité. Sur des terrains industriels où l’on conserve de l’activité, le raisonnement devient avec la ZAN exactement le même que celui des promoteurs avec le logement et les bureaux : densifier. Pour récupérer du foncier, il faut réussir par exemple à regrouper sur plusieurs niveaux les voitures, qui occupent aujourd’hui énormément d’espaces sur des parkings aériens étalés. On a progressivement rejeté l’activité à l’extérieur de la ville. Mais ce n’est pas le sens de l’urbain : on a besoin de mixité. La ZAN représente donc l’occasion d’explorer la verticalité pour apporter d’autres usages sur des lieux monofonctionnels, de la mixité programmatique mêlant de l’habitat, des commerces, du bureau, des équipements. »
Vincent Echenne, directeur du développement GSE, entretien du 28 juin 2023
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ABCD Méditerranée Le littoral a connu depuis les années 1960 de profondes transformations dues à l’apparition du tourisme de masse. Dans la plupart des cas, ces transformations ont été vécues de façon négative : constructions excessives, disparition des paysages naturels, artificialisation des sols, saturation des sites ; autant de facteurs qui ont créé un sentiment de « bétonisation » de la côte. [ + ]
ABCD Méditerranée
Le littoral a connu depuis les années 1960 de profondes transformations dues à l’apparition du tourisme de masse. Dans la plupart des cas, ces transformations ont été vécues de façon négative : constructions excessives, disparition des paysages naturels, artificialisation des sols, saturation des sites ; autant de facteurs qui ont créé un sentiment de « bétonisation » de la côte. Pendant des années, le tourisme et l’aménagement du territoire ont été synonymes de sites abîmés et surutilisés.
Une prise de conscience s’opère, sur la toile de fond de la ville durable, pour mieux prendre un compte les attentes des citoyens, qui, s’ils sont touristes durant une période de l’année, sont également des habitants de plus en plus concernés par les enjeux environnementaux.
Aujourd’hui, la crise sanitaire amplifie encore le tropisme des populations urbaines vers le littoral. Il ne s’agit plus uniquement du temps des vacances mais le temps plus long du résidentiel complet ou partiel. Face à ce nouvel engouement, il importe de ne pas commettre à nouveau des erreurs.
Partout sur l’arc méditerranéen se posent les mêmes interrogations, qui concernent autant les risques environnementaux, l’intensification des usages et l’attrait sans cesse croissant des territoires littoraux. Comment intensifier les usages sans dénaturer et déséquilibrer les territoires ? Comment investir le littoral méditerranéen toute l’année, sans pour autant en épuiser le charme et les ressources ? Les territoires littoraux, à la fois désirés et menacés, représentent aujourd’hui l’opportunité d’inventer une ville durable et sensuelle.
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