

Rez-de-chaussée : Capacité de mutabilité des pieds d’immeuble Le rez-de-chaussée est le seuil entre privé et public. À ce titre, il est la pièce maîtresse qui permet de susciter d’autres façons de partager l’espace et de mutualiser les ressources. [ + ]
Rez-de-chaussée : Capacité de mutabilité des pieds d’immeuble
Le rez-de-chaussée est le seuil entre privé et public. À ce titre, il est la pièce maîtresse qui permet de susciter d’autres façons de partager l’espace et de mutualiser les ressources. L’aménagement, l’articulation, la lisibilité et la programmation des pieds d’immeuble doivent favoriser l’accessibilité et le vivre-ensemble.
[ - ]Au-delà des questions foncières et financières, il est possible de sortir de la logique purement fonctionnelle qui a présidé à la naissance des zones d’activités. Il est bel et bien nécessaire d’y porter notre attention, à l’heure des bouleversements qui traversent nos modes de vie, de travail, de déplacement, de production et de consommation. [ + ]
Au-delà des questions foncières et financières, il est possible de sortir de la logique purement fonctionnelle qui a présidé à la naissance des zones d’activités. Il est bel et bien nécessaire d’y porter notre attention, à l’heure des bouleversements qui traversent nos modes de vie, de travail, de déplacement, de production et de consommation. Nous voilà au cœur de réflexions nouvelles, complexes mais essentielles. Si les zones d’activités deviennent soudainement désirables, aucun consensus, aucune formule toute faite ne saurait pour autant s’appliquer sur des territoires singuliers aux problématiques diverses : l’occasion de mettre en discussion les questions que posent aujourd’hui les zones d’activités avec celles et ceux qui sont directement concernés par leur transformation. Il s’agit d’émettre des hypothèses de travail saillantes et d’en renouveler collectivement l’imaginaire. Il faut dire que les zones d’activités représentent peut-être le plus grand levier de transformation de nos territoires et s’exposent comme un fabuleux laboratoire de mutation de notre monde contemporain.
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Balcon \bal.kɔ̃\ n. m. [ + ]
Balcon \bal.kɔ̃\ n. m. Plateforme en saillie communiquant avec les appartements, longtemps considérée comme négligeables par les constructeurs pour des raisons économiques mais dont la pandémie du COVID-19 a montré toute la valeur.
« Ils étaient là mais nous ne savions qu’en faire. Désormais nous ne les quitterons plus. Nos balcons nous relient à la ville et aux autres. On y entend la rumeur du monde. », Camille Erkély, L’amour au temps du Corona.
Loc. FAM. Avoir du monde aux balcons : faire preuve de solidarité urbaine. « Tous les soirs, à 20h, il y avait du monde aux balcons pour applaudir les soignants. », Serge Baranda, Les lieux qui unissent.
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U COMME UTOPIE Sur une plage, pas très loin de Narbonne, construits à même le sable, hétéroclites mais impeccablement rangés sur une grille diagonale, plus de 1000 chalets composent un paysage attachant et fragile. Hissées sur pilotis, ces cabanes déclinent d’infinies et poétiques variations sur une architecture de bric et de broc, conçue au début du siècle pour les premiers bains de mer. [ + ]
U COMME UTOPIE
Sur une plage, pas très loin de Narbonne, construits à même le sable, hétéroclites mais impeccablement rangés sur une grille diagonale, plus de 1000 chalets composent un paysage attachant et fragile. Hissées sur pilotis, ces cabanes déclinent d’infinies et poétiques variations sur une architecture de bric et de broc, conçue au début du siècle pour les premiers bains de mer. Tôles ondulées, planches, volets découpés à même le bardage et se soulevant comme des sabords, balcons généreux d’où rebondissent les discussions d’une maison à l’autre, pilotis à l’ombre desquels se jouent les parties de boules : le précaire s’installe et fait la nique aux lourdeurs des architectures balnéaires autorisées qui bétonnent la côte. En dehors de tout règlement, utilisant des matériaux disponibles et des techniques modestes, s’esquisse ici un hymne à la liberté de construire, à une architecture de l’usage qui se moque des références, à une vie collective qui s’accommode de la densité horizontale… Une utopie ? Même si d’une saison à l’autre, rajouts et extensions remplissent peu à peu les pilotis, le lieu garde sa personnalité ; mais il suffirait d’un projet « urbain » normalisateur – toujours à craindre – pour que tout s’efface.
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