


Chantier : Capacité du projet à limiter les nuisances Conserver, c’est économiser du carbone. Dans un projet de construction, le chantier est le principal consommateur d’énergie. [ + ]
Chantier : Capacité du projet à limiter les nuisances
Conserver, c’est économiser du carbone. Dans un projet de construction, le chantier est le principal consommateur d’énergie. Les chantiers de restructuration durent généralement moins longtemps que ceux d’une démolition/reconstruction et la gestion des impératifs techniques (accessibilité, propreté, nuisances) est simplifiée.
[ - ]Balcons : Capacité de prolongement ou d’ajouts d’espaces extérieurs Le corps humain doit pouvoir être régulièrement en contact avec l’extérieur. La présence, le prolongement ou la projection d’espaces extérieurs (balcon, loggia, terrasse, jardin) sont réalisables par l’intermédiaire de greffe, plug, structures suspendues ou aménagement au sein de la structure existante. [ + ]
Balcons : Capacité de prolongement ou d’ajouts d’espaces extérieurs
Le corps humain doit pouvoir être régulièrement en contact avec l’extérieur. La présence, le prolongement ou la projection d’espaces extérieurs (balcon, loggia, terrasse, jardin) sont réalisables par l’intermédiaire de greffe, plug, structures suspendues ou aménagement au sein de la structure existante. S’ouvrir est une priorité de la transformation de l’existant.
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La tour partagée, les familles Les changements de nos modes de vie questionnent la conception de la famille : qu’elle soit traditionnelle, recomposée, monoparentale ou homoparentale, l’INSEE identifie jusqu’à sept schémas familiaux différents. Le modèle de la famille est, dans tous les cas, toujours plus mouvant. [ + ]
La tour partagée, les familles
Les changements de nos modes de vie questionnent la conception de la famille : qu’elle soit traditionnelle, recomposée, monoparentale ou homoparentale, l’INSEE identifie jusqu’à sept schémas familiaux différents. Le modèle de la famille est, dans tous les cas, toujours plus mouvant. Il est donc nécessaire de faire évoluer les programmes de logements pour les adapter aux transformations rapides des structures familiales.
Nous proposons de nous concentrer sur une opération existante : une tour de logement standardisée dans le Grand Paris. Sa trame générique nous incite à en faire le prototype d’une nouvelle manière d’habiter, plus humaine, moins énergivore, plus écologique. Dans cette tour réhabilitée, nous menons une réflexion sur la mobilité résidentielle à l’échelle du bâtiment, sur les espaces communs et les ressources. Ils représentent la condition sine qua non pour déployer de nouvelles sociabilités, disposer de services mutualisés, et favoriser le vivre-ensemble pour des schémas familiaux en pleine mutation.
[ - ]Cela fait bien longtemps que la vie publique s’est déplacée dans les centres commerciaux, les restaurants, les hôtels, les bars ou les cinémas des zones d’activités. De quoi les faire enfin « figurer parmi les lieux dignes de représentation » (Ernaux). [ + ]
Cela fait bien longtemps que la vie publique s’est déplacée dans les centres commerciaux, les restaurants, les hôtels, les bars ou les cinémas des zones d’activités. De quoi les faire enfin « figurer parmi les lieux dignes de représentation » (Ernaux). La littérature ne s’y trompe pas : des autrices et des auteurs comme Annie Ernaux, Alexandre Labruffe, David Lopez, Fanny Taillandier ou Nicolas Mathieu, entre autres, cherchent en effet à les documenter, voire à les esthétiser. Ils portent un regard bienveillant sur les zones d’activités et décrivent l’expérience de ces supposés non-lieux, tenus symptomatiquement responsables de la prétendue mocheté de la France. Il faut dire que d’un point de vue urbain, les zones d’activités paraissent encore trop souvent marquées du sceau de leurs intentions originelles : un zoning laissant peu de place à la mixité fonctionnelle, des ambiances et des architectures génériques, des qualités urbaines discutables, des préoccupations environnementales inexistantes, des sols artificialisés à outrance ; le paradis de la voiture, qui règne en maître sur des espaces dont sont partiellement privés les piétons.
[ - ]« Pendant la révolution industrielle, on n’avait pas hésité à créer des industries en plein centre-ville. Je pense que la vision qui présidait à cette époque était proche de celle que l’on doit porter aujourd’hui. [ + ]
« Pendant la révolution industrielle, on n’avait pas hésité à créer des industries en plein centre-ville. Je pense que la vision qui présidait à cette époque était proche de celle que l’on doit porter aujourd’hui. Il faut amener l’urbanité dans les zones d’activités : des véritables trottoirs, des socles en relation. Il faut veiller à ne pas déroger à la mixité des flux, des systèmes viaires. A partir du moment où l’on se trompe sur la taille du maillage, on se trompe sur beaucoup de choses, et on se trompe durablement. Il y a un déjà-là, une commercialité qu’il faut préserver et réussir à faire cohabiter avec une certaine forme d’habitat. Il faut transformer l’existant, oui, mais en étant lucides sur la qualité de l’existant, et ce qui a été construit n’est pas toujours au rendez-vous. On fait face à des hauteurs hybrides, des systèmes structurels qui ont une portance pas forcément adaptée à de l’habitat. »
Luca de Franceschi, directeur de l’architecture et du développement durable, I3F, entretien 14 septembre 2023
[ - ]Y COMME YEUSE « Côme se tenait volontiers dans le feuillage ondulé des chênes verts (qu’en parlant de notre parc j’ai pompeusement nommés des yeuses, sans doute sous l’influence du noble langage recherché de notre père) ; il aimait leur écorce crevassée qu’il enlevait par plaques, du bout des doigts, quand il était préoccupé, non pour faire instinctivement du mal, mais comme pour aider l’arbre dans son long labeur de renouvellement. » Italo Calvino, Le Baron perché, 1957 [ + ]
Y COMME YEUSE
« Côme se tenait volontiers dans le feuillage ondulé des chênes verts (qu’en parlant de notre parc j’ai pompeusement nommés des yeuses, sans doute sous l’influence du noble langage recherché de notre père) ; il aimait leur écorce crevassée qu’il enlevait par plaques, du bout des doigts, quand il était préoccupé, non pour faire instinctivement du mal, mais comme pour aider l’arbre dans son long labeur de renouvellement. »
Italo Calvino, Le Baron perché, 1957
[ - ]R COMME RESSOURCE Il y a sur le littoral abondance de constructions disponibles la plupart du temps. Que faire des dizaines de milliers de m2 vides neuf mois par an ? [ + ]
R COMME RESSOURCE
Il y a sur le littoral abondance de constructions disponibles la plupart du temps. Que faire des dizaines de milliers de m2 vides neuf mois par an ? La réponse est évidente, les habiter plus longtemps ! Le vide imposé par la basse saison devient un atout quand, pour la bonne gestion des ressources, il est vital d’utiliser l’existant et de réduire au minimum l’addition de constructions neuves. Le déjà-là c’est la mer, le grand ciel, le paysage ouvert, mais ce sont aussi des infrastructures dimensionnées pour la haute saison. Si on prend l’exemple de la station balnéaire de Narbonne, Narbonne-Plage, la population à l’année est de 3.500 habitants pour près de 40.000 résidents en saison. Si on rallonge le temps d’occupation, en s’appuyant notamment sur les nouveaux modes de travailler et d’habiter, on peut passer de 3.500 à 10.000 ou 20.000 habitants à l’année sans avoir besoin de nouvelles voiries, égouts, réseaux d’énergie : tout est déjà installé…
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