

B COMME BÉTON Le paysage de la côte d’Azur est le plus souvent regardé comme un désastre : l’urbanisation des cinquante dernières années a irrémédiablement gâché de sublimes points de vue, cadre de villégiature de quelques « happy-few », tel que le montre Alfred Hitchcock dans La main au collet (1955) où ces splendides paysages sont la toile de fond des périples en décapotable de Grace Kelly et Cary Grant. Plus à l’Ouest, c’est la côte languedocienne dont le désert lagunaire et poétique a été envahi dans les années 1960, et de façon planifiée par le gouvernement, par les stations balnéaires nouvelles du tourisme de masse et de sa galaxie de campings. [ + ]
B COMME BÉTON
Le paysage de la côte d’Azur est le plus souvent regardé comme un désastre : l’urbanisation des cinquante dernières années a irrémédiablement gâché de sublimes points de vue, cadre de villégiature de quelques « happy-few », tel que le montre Alfred Hitchcock dans La main au collet (1955) où ces splendides paysages sont la toile de fond des périples en décapotable de Grace Kelly et Cary Grant. Plus à l’Ouest, c’est la côte languedocienne dont le désert lagunaire et poétique a été envahi dans les années 1960, et de façon planifiée par le gouvernement, par les stations balnéaires nouvelles du tourisme de masse et de sa galaxie de campings. Le littoral méditerranéen est vu nostalgiquement comme un paradis perdu, preuve s’il en est, des dégâts causés par un certain type d’urbanisation.
[ - ]Storyboard Le storyboard offre la possibilité de suivre une ou plusieurs personnes dans le cours de leurs actions, à travers l’expérience qu’ils font de l’espace. Il permet notamment de figurer le mouvement et le temps, traditionnellement absents des représentations de l’architecture. [ + ]
Storyboard
Le storyboard offre la possibilité de suivre une ou plusieurs personnes dans le cours de leurs actions, à travers l’expérience qu’ils font de l’espace. Il permet notamment de figurer le mouvement et le temps, traditionnellement absents des représentations de l’architecture. L’architecture se présente ainsi selon les usages qu’elle offre et les ambiances qu’elle véhicule. En reproduisant les actions précises des personnages, le storyboard permet d’envisager le projet comme une suite d’expériences temporelles et physiques à l’échelle humaine. Cette expérience embarquée laisse libre cours à l’interprétation et à l’imaginaire, grâce à une multitude de scénarios d’usages envisageables.
[ - ]« Le droit est une donnée indispensable, essentielle, dans la faisabilité et la réalisation d’un projet. En droit de l’urbanisme, le procès revêt un enjeu de blocage mais de moins en moins un enjeu couperet d’annulation. [ + ]
« Le droit est une donnée indispensable, essentielle, dans la faisabilité et la réalisation d’un projet. En droit de l’urbanisme, le procès revêt un enjeu de blocage mais de moins en moins un enjeu couperet d’annulation. En revanche, se greffe aujourd’hui sur des enjeux d’urbanisme une problématique d’acceptabilité sociale et environnementale. Il ne suffit plus que le projet soit d’intérêt général et qu’il permette donc des actes contraignants tels que l’expropriation, la préemption, la modification unilatérale des droits à construire – ce que permet démocratiquement et légalement un document d’urbanisme. Il y a un réel enjeu d’acceptabilité sociale des politiques locales, qui est complètement décoléré de la définition que l’on avait classiquement de l’intérêt général – non pas la somme des intérêts particuliers mais un intérêt supérieur qui participe au vivre-ensemble et à faire prévaloir le long terme. En somme, il ne suffit pas qu’un projet relève de l’intérêt général, qu’il soit légal ou démocratiquement validé pour qu’il soit réalisable, ou, comme le disait Bruno Latour, pour qu’il puisse « atterrir ». Voilà ce dont il faut être conscient pour appréhender la mutation des zones d’activités : l’intérêt général est obsolète. »
Bernard Cazin, Avocat spécialisé en droit de l’urbanisme, entretien du 22 juin 2023
[ - ]
Désir de bureaux Le monde du bureau est en crise, et l’architecture peine à repenser un produit immobilier qui ne s’adapte pas aux attentes des employés et aux nouvelles formes du travail. Il y a peu de temps encore, le télétravail apparaissait comme une solution. [ + ]
Désir de bureaux
Le monde du bureau est en crise, et l’architecture peine à repenser un produit immobilier qui ne s’adapte pas aux attentes des employés et aux nouvelles formes du travail.
Il y a peu de temps encore, le télétravail apparaissait comme une solution. Longtemps attendu des salariés, il s’est immiscé dans le quotidien de millions de français en 2020, précipité par la crise sanitaire du COVID-19. S’il s’accompagne d’une réduction du temps de transport appréciable, la porosité entre la vie personnelle et la vie professionnelle semble entraver la créativité et distendre les liens d’équipes, voire annihiler le sentiment d’appartenance et la culture d’entreprise. Aujourd’hui, 45% des salariés se disent désenchantés par le 100% télétravail.
La fragmentation du bureau, dissout dans l’espace domestique ou du loisir, n’est pas la solution. Il convient plutôt d’envisager des modalités de travail flexibles réparties en trois temps : télétravail (ou home office), « nomadisme » (déplacements chez des clients, transports, travail en coworking ou dans des tiers-lieux) et bureau (comme lieu destiné à assurer la cohésion de l’entreprise, l’innovation et la sociabilité), qui esquissent le triptyque du travailleur du 21e siècle.
Le désir de bureau refait donc surface, métamorphosé, au moment même où ses détracteurs lui prédisaient une mort certaine. C’est une opportunité à saisir pour intensifier la vie collective et permettre à chacun de trouver sa place, au sens propre comme au sens symbolique. Il est urgent réévaluer l’importance du bureau, afin d’éviter l’écueil qui voudrait que l’on travaille à la fois partout et nulle part.
[ - ]E COMME ÉNERGIE « Tout était paisible. La hauteur des murs entretenait là une fraîcheur propice aux parfums de verdure. [ + ]
E COMME ÉNERGIE
« Tout était paisible. La hauteur des murs entretenait là une fraîcheur propice aux parfums de verdure. »
Jean Giono, Le Hussard sur le toit, 1951
[ - ]M COMME MER Dans une ville de bord de mer la présence de l’eau sollicite tous les sens – sons, odeurs, goûts, lumière… – et elle est indissociable de son atmosphère. Elle nuance la densité et l’intensité du temps métropolitain de l’arc méditerranéen en invitant à des possibilités infinies de jeux, de voyages et de rêves. [ + ]
M COMME MER
Dans une ville de bord de mer la présence de l’eau sollicite tous les sens – sons, odeurs, goûts, lumière… – et elle est indissociable de son atmosphère. Elle nuance la densité et l’intensité du temps métropolitain de l’arc méditerranéen en invitant à des possibilités infinies de jeux, de voyages et de rêves.
[ - ]
Balcons : Capacité de prolongement ou d’ajouts d’espaces extérieurs Le corps humain doit pouvoir être régulièrement en contact avec l’extérieur. La présence, le prolongement ou la projection d’espaces extérieurs (balcon, loggia, terrasse, jardin) sont réalisables par l’intermédiaire de greffe, plug, structures suspendues ou aménagement au sein de la structure existante. [ + ]
Balcons : Capacité de prolongement ou d’ajouts d’espaces extérieurs
Le corps humain doit pouvoir être régulièrement en contact avec l’extérieur. La présence, le prolongement ou la projection d’espaces extérieurs (balcon, loggia, terrasse, jardin) sont réalisables par l’intermédiaire de greffe, plug, structures suspendues ou aménagement au sein de la structure existante. S’ouvrir est une priorité de la transformation de l’existant.
[ - ]