Sensual City Studio

« Pendant la révolution industrielle, on n’avait pas hésité à créer des industries en plein centre-ville. Je pense que la vision qui présidait à cette époque était proche de celle que l’on doit porter aujourd’hui. [ + ]

« Pendant la révolution industrielle, on n’avait pas hésité à créer des industries en plein centre-ville. Je pense que la vision qui présidait à cette époque était proche de celle que l’on doit porter aujourd’hui. Il faut amener l’urbanité dans les zones d’activités : des véritables trottoirs, des socles en relation. Il faut veiller à ne pas déroger à la mixité des flux, des systèmes viaires. A partir du moment où l’on se trompe sur la taille du maillage, on se trompe sur beaucoup de choses, et on se trompe durablement. Il y a un déjà-là, une commercialité qu’il faut préserver et réussir à faire cohabiter avec une certaine forme d’habitat. Il faut transformer l’existant, oui, mais en étant lucides sur la qualité de l’existant, et ce qui a été construit n’est pas toujours au rendez-vous. On fait face à des hauteurs hybrides, des systèmes structurels qui ont une portance pas forcément adaptée à de l’habitat. »

Luca de Franceschi, directeur de l’architecture et du développement durable, I3F, entretien 14 septembre 2023

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Y COMME YEUSE « Côme se tenait volontiers dans le feuillage ondulé des chênes verts (qu’en parlant de notre parc j’ai pompeusement nommés des yeuses, sans doute sous l’influence du noble langage recherché de notre père) ; il aimait leur écorce crevassée qu’il enlevait par plaques, du bout des doigts, quand il était préoccupé, non pour faire instinctivement du mal, mais comme pour aider l’arbre dans son long labeur de renouvellement. » Italo Calvino, Le Baron perché, 1957 [ + ]

Y COMME YEUSE

« Côme se tenait volontiers dans le feuillage ondulé des chênes verts (qu’en parlant de notre parc j’ai pompeusement nommés des yeuses, sans doute sous l’influence du noble langage recherché de notre père) ; il aimait leur écorce crevassée qu’il enlevait par plaques, du bout des doigts, quand il était préoccupé, non pour faire instinctivement du mal, mais comme pour aider l’arbre dans son long labeur de renouvellement. »

Italo Calvino, Le Baron perché, 1957

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Seuils : Capacité du projet à valoriser les entre-deux Les seuils sont des opportunités pour créer de la surprise, du rythme, des émotions. Jouant avec les senteurs, la lumière, la rugosité, les couleurs, la signalétique, les seuils proposent des séquences d’ambiances, qui sont autant de possibilités d’expérimenter et de s’approprier des situations. [ + ]

Seuils : Capacité du projet à valoriser les entre-deux

Les seuils sont des opportunités pour créer de la surprise, du rythme, des émotions. Jouant avec les senteurs, la lumière, la rugosité, les couleurs, la signalétique, les seuils proposent des séquences d’ambiances, qui sont autant de possibilités d’expérimenter et de s’approprier des situations. Les transitions et les articulations doivent être ménagées avec soin afin de générer des continuités urbaines, d’améliorer les relations public-privé et de proposer des lieux disponibles à l’appropriation.

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Rez-de-chaussée : Capacité de mutabilité des pieds d’immeuble Le rez-de-chaussée est le seuil entre privé et public. À ce titre, il est la pièce maîtresse qui permet de susciter d’autres façons de partager l’espace et de mutualiser les ressources. [ + ]

Rez-de-chaussée : Capacité de mutabilité des pieds d’immeuble

Le rez-de-chaussée est le seuil entre privé et public. À ce titre, il est la pièce maîtresse qui permet de susciter d’autres façons de partager l’espace et de mutualiser les ressources. L’aménagement, l’articulation, la lisibilité et la programmation des pieds d’immeuble doivent favoriser l’accessibilité et le vivre-ensemble.

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D COMME DENSITÉ Longtemps la densité a été une fin en soi. Plus grand le nombre d’habitants au km2, plus vertueuse était la ville. [ + ]

D COMME DENSITÉ

Longtemps la densité a été une fin en soi. Plus grand le nombre d’habitants au km2, plus vertueuse était la ville. Cette affirmation est aujourd’hui remise en question : une densité trop forte entraine la congestion, la fragilité aussi, la crise sanitaire l’a prouvé. L’espace libre, l’interstice, l’inachevé sont les ingrédients qui permettent au citadin d’ouvrir des possibles pour échapper au quotidien de la très grande ville, cadencé par un excès d’injonctions. Ce sont aussi des zones indéfinies qui permettent de s’approprier à nouveau des situations urbaines, et de susciter une communauté concernée et actrice de son destin.

Le littoral est une métropole clairsemée de paysage. Même à la haute saison, on y respire : c’est que le littoral n’est toujours que la moitié d’un territoire dont la mer est un double à l’infini. Sa densité varie avec les saisons ouvrant d’autres possibles quand la pression est moindre.

Dans la remise en question de la très grande métropole, la ville littorale, où les vides font jeu égal avec les pleins, a désormais son rôle à jouer bien au-delà de la villégiature : elle offre des vacuités disponibles dans l’espace et dans le temps qui sont autant d’atouts pour s’écarter de la ville machine, une alternative à l’infrastructure qui occupe tout le quotidien du citadin.

Pour le développement durable, c’est une opportunité pour plus de sols perméables, d’agriculture urbaine, de production d’énergie renouvelable, de recyclage de l’eau… La métropole littorale, diffuse avec des points variables d’intensité, offre un modèle séduisant, adapté aux aspirations de citadins qui veulent à la fois la ville et la nature, le vide et le plein.

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Le marché habité, les personnes âgées L’espérance de vie augmente et interroge les modes d’habiter des populations vieillissantes : leurs déplacements, leurs lieux de sociabilité, de consommation, de loisir ou de rencontre. Le vieillissement de la population génère de fortes situations d’inégalité et de vulnérabilité. [ + ]

Le marché habité, les personnes âgées

L’espérance de vie augmente et interroge les modes d’habiter des populations vieillissantes : leurs déplacements, leurs lieux de sociabilité, de consommation, de loisir ou de rencontre. Le vieillissement de la population génère de fortes situations d’inégalité et de vulnérabilité. La question des déplacements et de l’autonomie des personnes âgées devient donc primordiale, dans la mesure où l’accès aux ressources du quotidien est limité. Esseulées et pour la plupart propriétaires, les personnes âgées vivent dans des appartements trop grands, sous-occupés et de moins en moins adaptés. Il est urgent de repenser la manière dont les ressources peuvent accompagner ces transitions de vie.

Nous proposons, pour prendre soin de ces populations vieillissantes, de réhabiliter et de surélever un marché vétuste, qui occupe une parcelle ordinaire d’une ville péri-urbaine. Les petits commerces ferment les uns après les autres et les distances qui séparent les logements des lieux de consommation doivent être aujourd’hui repensées. Comment peut-on recréer du lien à partir de ces objets urbains désertés ? Au-dessus du marché réhabilité se déploient des logements pour personnes âgées, des jardins potagers et des jardins communs, autour d’une grande terrasse partagée. Nous construisons un meccano de bois léger et entièrement démontable qui rend la surélévation simple ; elle est frugale et évolutive.

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R COMME RESSOURCE Il y a sur le littoral abondance de constructions disponibles la plupart du temps. Que faire des dizaines de milliers de m2 vides neuf mois par an ? [ + ]

R COMME RESSOURCE

Il y a sur le littoral abondance de constructions disponibles la plupart du temps. Que faire des dizaines de milliers de m2 vides neuf mois par an ? La réponse est évidente, les habiter plus longtemps ! Le vide imposé par la basse saison devient un atout quand, pour la bonne gestion des ressources, il est vital d’utiliser l’existant et de réduire au minimum l’addition de constructions neuves. Le déjà-là c’est la mer, le grand ciel, le paysage ouvert, mais ce sont aussi des infrastructures dimensionnées pour la haute saison. Si on prend l’exemple de la station balnéaire de Narbonne, Narbonne-Plage, la population à l’année est de 3.500 habitants pour près de 40.000 résidents en saison. Si on rallonge le temps d’occupation, en s’appuyant notamment sur les nouveaux modes de travailler et d’habiter, on peut passer de 3.500 à 10.000 ou 20.000 habitants à l’année sans avoir besoin de nouvelles voiries, égouts, réseaux d’énergie : tout est déjà installé…

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SEARCH

Le Sensual City Studio est conçu comme un lieu de réflexion où se fabrique la pensée, long cheminement nécessaire au travail de conception et de réalisation des projets. Approcher l’espace dans sa complexité physique, fonctionnelle, sociologique, nécessite un décloisonnement des disciplines et un travail collectif : c’est ce que reflète la composition de l’équipe, étoffée par un riche faisceau de contributeurs. Cette démarche, à la croisée des savoirs et de la création, permet la rencontre des regards : une  démarche de co-construction ouverte qui enrichit la compréhension des enjeux et donne un sens à la conduite des projets menés au sein du Studio. Cette posture de recherche et d’approfondissement s’inscrit dans la tradition humaniste du studio, cabinet d’étude de la Renaissance où sciences et arts convergent et se nourrissent de leurs apports mutuels.

Cette interface est la matérialisation métaphorique de notre démarche : elle propose de partager une série de projets conçus dans des cadres variés et des logiques de recherche ponctuelles ou récurrentes. Que cela soit en déplaçant les cadres d’une commande ou en se créant des opportunités de réflexion, le projet reste le même : celui de la ville sensuelle.

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