


R COMME RESSOURCE Il y a sur le littoral abondance de constructions disponibles la plupart du temps. Que faire des dizaines de milliers de m2 vides neuf mois par an ? [ + ]
R COMME RESSOURCE
Il y a sur le littoral abondance de constructions disponibles la plupart du temps. Que faire des dizaines de milliers de m2 vides neuf mois par an ? La réponse est évidente, les habiter plus longtemps ! Le vide imposé par la basse saison devient un atout quand, pour la bonne gestion des ressources, il est vital d’utiliser l’existant et de réduire au minimum l’addition de constructions neuves. Le déjà-là c’est la mer, le grand ciel, le paysage ouvert, mais ce sont aussi des infrastructures dimensionnées pour la haute saison. Si on prend l’exemple de la station balnéaire de Narbonne, Narbonne-Plage, la population à l’année est de 3.500 habitants pour près de 40.000 résidents en saison. Si on rallonge le temps d’occupation, en s’appuyant notamment sur les nouveaux modes de travailler et d’habiter, on peut passer de 3.500 à 10.000 ou 20.000 habitants à l’année sans avoir besoin de nouvelles voiries, égouts, réseaux d’énergie : tout est déjà installé…
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Le marché habité, les personnes âgées L’espérance de vie augmente et interroge les modes d’habiter des populations vieillissantes : leurs déplacements, leurs lieux de sociabilité, de consommation, de loisir ou de rencontre. Le vieillissement de la population génère de fortes situations d’inégalité et de vulnérabilité. [ + ]
Le marché habité, les personnes âgées
L’espérance de vie augmente et interroge les modes d’habiter des populations vieillissantes : leurs déplacements, leurs lieux de sociabilité, de consommation, de loisir ou de rencontre. Le vieillissement de la population génère de fortes situations d’inégalité et de vulnérabilité. La question des déplacements et de l’autonomie des personnes âgées devient donc primordiale, dans la mesure où l’accès aux ressources du quotidien est limité. Esseulées et pour la plupart propriétaires, les personnes âgées vivent dans des appartements trop grands, sous-occupés et de moins en moins adaptés. Il est urgent de repenser la manière dont les ressources peuvent accompagner ces transitions de vie.
Nous proposons, pour prendre soin de ces populations vieillissantes, de réhabiliter et de surélever un marché vétuste, qui occupe une parcelle ordinaire d’une ville péri-urbaine. Les petits commerces ferment les uns après les autres et les distances qui séparent les logements des lieux de consommation doivent être aujourd’hui repensées. Comment peut-on recréer du lien à partir de ces objets urbains désertés ? Au-dessus du marché réhabilité se déploient des logements pour personnes âgées, des jardins potagers et des jardins communs, autour d’une grande terrasse partagée. Nous construisons un meccano de bois léger et entièrement démontable qui rend la surélévation simple ; elle est frugale et évolutive.
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Ré : habiliter, enrichir, habiter L’urbanisme de géométrie, caractéristique du XXe siècle, ne s’est pas simplement traduit par une standardisation de l’architecture mais également par une coupure profonde avec notre milieu naturel. L’artificialisation des sols, la climatisation systématique, l’uniformisation des techniques constructives associées au désir de construire toujours davantage, ont appauvri l’expérience quotidienne de chacun et ont rendu les villes et leurs habitants plus vulnérables. [ + ]
Ré : habiliter, enrichir, habiter
L’urbanisme de géométrie, caractéristique du XXe siècle, ne s’est pas simplement traduit par une standardisation de l’architecture mais également par une coupure profonde avec notre milieu naturel. L’artificialisation des sols, la climatisation systématique, l’uniformisation des techniques constructives associées au désir de construire toujours davantage, ont appauvri l’expérience quotidienne de chacun et ont rendu les villes et leurs habitants plus vulnérables.
Pour relever le défi de la résilience urbaine, il est indispensable de repenser nos modes de vie et d’imaginer de nouvelles façons d’habiter en ville, plus respectueuses de l’environnement et engagées dans une vie collective plus riche. L’architecture doit redonner du sens en concevant des habitats où s’inventent d’autres manières de partager l’espace et d’en gérer en commun les ressources.
Plutôt que de penser les bâtiments comme des objets singuliers, centrés sur eux-mêmes, nous voulons développer une architecture de la relation qui renouvelle notre lien aux autres, aux choses et au monde. Une architecture d’atmosphères, soucieuse des humains mais aussi de la flore et de la faune, à l’écoute du corps, des sens et des émotions, privilégiant des pratiques constructives innovantes et protectrices des écosystèmes.
[ - ]Balcon \bal.kɔ̃\ n. m. [ + ]
Balcon \bal.kɔ̃\ n. m. Plateforme en saillie communiquant avec les appartements, longtemps considérée comme négligeables par les constructeurs pour des raisons économiques mais dont la pandémie du COVID-19 a montré toute la valeur.
« Ils étaient là mais nous ne savions qu’en faire. Désormais nous ne les quitterons plus. Nos balcons nous relient à la ville et aux autres. On y entend la rumeur du monde. », Camille Erkély, L’amour au temps du Corona.
Loc. FAM. Avoir du monde aux balcons : faire preuve de solidarité urbaine. « Tous les soirs, à 20h, il y avait du monde aux balcons pour applaudir les soignants. », Serge Baranda, Les lieux qui unissent.
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