


P COMME PORT « Il n’est pas de spectacle pour moi qui vaille ce que l’on voit d’une terrasse ou d’un balcon bien placé au-dessus d’un port. L’œil, dans ce poste privilégié, possède le large dont il s’enivre et la simplicité générale de la mer. [ + ]
P COMME PORT
« Il n’est pas de spectacle pour moi qui vaille ce que l’on voit d’une terrasse ou d’un balcon bien placé au-dessus d’un port. L’œil, dans ce poste privilégié, possède le large dont il s’enivre et la simplicité générale de la mer. »
Paul Valéry, Inspirations méditerranéennes, 1934
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Désir de bureaux Le monde du bureau est en crise, et l’architecture peine à repenser un produit immobilier qui ne s’adapte pas aux attentes des employés et aux nouvelles formes du travail. Il y a peu de temps encore, le télétravail apparaissait comme une solution. [ + ]
Désir de bureaux
Le monde du bureau est en crise, et l’architecture peine à repenser un produit immobilier qui ne s’adapte pas aux attentes des employés et aux nouvelles formes du travail.
Il y a peu de temps encore, le télétravail apparaissait comme une solution. Longtemps attendu des salariés, il s’est immiscé dans le quotidien de millions de français en 2020, précipité par la crise sanitaire du COVID-19. S’il s’accompagne d’une réduction du temps de transport appréciable, la porosité entre la vie personnelle et la vie professionnelle semble entraver la créativité et distendre les liens d’équipes, voire annihiler le sentiment d’appartenance et la culture d’entreprise. Aujourd’hui, 45% des salariés se disent désenchantés par le 100% télétravail.
La fragmentation du bureau, dissout dans l’espace domestique ou du loisir, n’est pas la solution. Il convient plutôt d’envisager des modalités de travail flexibles réparties en trois temps : télétravail (ou home office), « nomadisme » (déplacements chez des clients, transports, travail en coworking ou dans des tiers-lieux) et bureau (comme lieu destiné à assurer la cohésion de l’entreprise, l’innovation et la sociabilité), qui esquissent le triptyque du travailleur du 21e siècle.
Le désir de bureau refait donc surface, métamorphosé, au moment même où ses détracteurs lui prédisaient une mort certaine. C’est une opportunité à saisir pour intensifier la vie collective et permettre à chacun de trouver sa place, au sens propre comme au sens symbolique. Il est urgent réévaluer l’importance du bureau, afin d’éviter l’écueil qui voudrait que l’on travaille à la fois partout et nulle part.
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La tour partagée, les familles Les changements de nos modes de vie questionnent la conception de la famille : qu’elle soit traditionnelle, recomposée, monoparentale ou homoparentale, l’INSEE identifie jusqu’à sept schémas familiaux différents. Le modèle de la famille est, dans tous les cas, toujours plus mouvant. [ + ]
La tour partagée, les familles
Les changements de nos modes de vie questionnent la conception de la famille : qu’elle soit traditionnelle, recomposée, monoparentale ou homoparentale, l’INSEE identifie jusqu’à sept schémas familiaux différents. Le modèle de la famille est, dans tous les cas, toujours plus mouvant. Il est donc nécessaire de faire évoluer les programmes de logements pour les adapter aux transformations rapides des structures familiales.
Nous proposons de nous concentrer sur une opération existante : une tour de logement standardisée dans le Grand Paris. Sa trame générique nous incite à en faire le prototype d’une nouvelle manière d’habiter, plus humaine, moins énergivore, plus écologique. Dans cette tour réhabilitée, nous menons une réflexion sur la mobilité résidentielle à l’échelle du bâtiment, sur les espaces communs et les ressources. Ils représentent la condition sine qua non pour déployer de nouvelles sociabilités, disposer de services mutualisés, et favoriser le vivre-ensemble pour des schémas familiaux en pleine mutation.
[ - ]La résidence ressource, les étudiants La métropole du Grand Paris compte aujourd’hui plus de 500 000 étudiants inscrits dans des études supérieures. Cette population hétérogène ne cesse de croitre et peine à trouver des solutions adaptées à sa situation. [ + ]
La résidence ressource, les étudiants
La métropole du Grand Paris compte aujourd’hui plus de 500 000 étudiants inscrits dans des études supérieures. Cette population hétérogène ne cesse de croitre et peine à trouver des solutions adaptées à sa situation. Les logements du parc public manquent. En région parisienne, moins d’un quart jouissent d’un logement et de l’autonomie financière. Economiquement dépendants, les étudiants sont pour la plupart contraints de se loger loin de leur université, souvent chez leurs parents.
Pourtant, de nombreux espaces pourraient être exploités pour développer des programmes innovants de résidences étudiantes. C’est le cas des nombreuses dents creuses, parcelles vacantes mal adaptées à des programmes traditionnels, présentes dans la métropole parisienne. Nous avons décidé d’y glisser notre meccano de bois démontable, qui rend toutes les ressources urbaines accessibles aux étudiants. La ville représente ainsi une ressource pour la résidence. Hyperconnectés à l’ensemble des transports, des équipements, des offres de culture et de loisir, les étudiants peuvent externaliser les fonctions domestiques et profiter de tous les avantages de la vie métropolitaine.
[ - ]Image : Capacité de transformation architecturale Indépendamment de leur qualité intrinsèque, les bâtiments existants sont souvent mal aimés des habitant·es, comme si leur esthétique s’était périmée à force d’être trop vue et trop usée. Au-delà de la rénovation des performances et des espaces, il faut savoir avant tout réenchanter l’image architecturale. [ + ]
Image : Capacité de transformation architecturale
Indépendamment de leur qualité intrinsèque, les bâtiments existants sont souvent mal aimés des habitant·es, comme si leur esthétique s’était périmée à force d’être trop vue et trop usée. Au-delà de la rénovation des performances et des espaces, il faut savoir avant tout réenchanter l’image architecturale.
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