

Communs : Capacité du projet à partager les ressources Vivre dans la cité, c’est partager les communs. Les habitant·es ou les usager·es doivent pouvoir s’engager pour plus de rencontre et de pratiques informelles, profiter de programmes externes au bâtiment qui deviennent une ressource pour la ville et qui enrichissent les expériences urbaines. [ + ]
Communs : Capacité du projet à partager les ressources
Vivre dans la cité, c’est partager les communs. Les habitant·es ou les usager·es doivent pouvoir s’engager pour plus de rencontre et de pratiques informelles, profiter de programmes externes au bâtiment qui deviennent une ressource pour la ville et qui enrichissent les expériences urbaines. Le projet doit générer la mise en relation et l’échange et établir un réel sentiment de communauté.
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K COMME KIOSQUE Par définition, les kiosques – comme ceux que l’on trouve généralement le long des promenades de bord de mer des stations méditerranéennes –, font appel à de la construction légère, démontable, et donc durable. Car ce qui dure, c’est ce qui est capable de changer. [ + ]
K COMME KIOSQUE
Par définition, les kiosques – comme ceux que l’on trouve généralement le long des promenades de bord de mer des stations méditerranéennes –, font appel à de la construction légère, démontable, et donc durable. Car ce qui dure, c’est ce qui est capable de changer. La pérennité de la construction s’avère de plus en plus problématique. Travailler sur les kiosques représente donc l’opportunité de réfléchir à l’occupation temporaire de l’espace littoral, soumis à un ensemble de contraintes et de risques toujours plus alarmants.
L’économie des ressources énergétiques et matérielles s’exprime à travers des modules à remplacer ou démonter en fonction du changement de destination future du bâtiment. Conscients que l’immuabilité des bâtiments contemporains ne peut être considérée comme elle l’était il y a 100 ans, et qu’il parait absurde de vouloir construire de manière pérenne dans un monde soumis à des évolutions difficiles à appréhender, nous plaidons pour une stratégie vertueuse, permettant à l’architecture de voir ses composants démontés, réutilisés et recyclés. Le foncier devient réversible, pas l’architecture. C’est ce que Jean Prouvé appelait « l’anticipation de la construction », que les anglophones interprètent en « conception design for deconstruction » ou « design for disassembly ». Il n’est pas question d’embrasser la question littorale par la monumentalité ou la pérennité de l’architecture, mais plutôt par ce qui en constitue l’ordinaire, le léger et le démontable.
[ - ]C COMME CULTURE « Qu’est-ce que la Méditerranée ? Mille choses à la fois, non pas un paysage, mais d’innombrables paysages, non pas une mer, mais une succession de mers, non pas une civilisation, mais des civilisations entassées les unes sur les autres. [ + ]
C COMME CULTURE
« Qu’est-ce que la Méditerranée ? Mille choses à la fois, non pas un paysage, mais d’innombrables paysages, non pas une mer, mais une succession de mers, non pas une civilisation, mais des civilisations entassées les unes sur les autres. Voyager en Méditerranée, c’est trouver le monde romain au Liban, la préhistoire en Sardaigne, les villes grecques en Sicile, la présence arabe en Espagne, l’Islam turc en Yougoslavie. C’est plonger au plus profond des siècles, jusqu’aux constructions mégalithiques de Malte ou jusqu’aux pyramides d’Égypte. C’est rencontrer de très vieilles choses, encore vivantes, qui côtoient l’ultra-moderne : à côté de Venise, faussement immobile, la lourde agglomération industrielle de Mestre ; à côté de la barque du pêcheur, qui est encore celle d’Ulysse, le chalutier dévastateur des fonds marins ou les énormes pétrolières. C’est tout à la fois, s’immerger dans l’archaïsme des mondes insulaires et s’étonner devant l’extrême jeunesse de très vieilles villes ouvertes à tous les vents de la culture et des profits qui depuis des siècles, surveillent et mangent la mer. Tout cela, parce que la Méditerranée est un très vieux carrefour. Depuis des millénaires tout a conflué vers elle, brouillant, enrichissant son histoire : homme, bêtes, voitures, marchandises, navires, idées, religions, arts de vivre. »
Braudel, La Méditerranée, tome 1, 1949
[ - ]La ville à hauteur d’enfants Confiné dans la sphère domestique et dans les aires de jeux récréatifs, l’enfant est à la fois la victime et le symbole de la sectorisation contemporaine des espaces. Pour que l’enfant devienne un acteur du monde urbain, le regard des concepteurs doit se mettre à sa hauteur. [ + ]
La ville à hauteur d’enfants
Confiné dans la sphère domestique et dans les aires de jeux récréatifs, l’enfant est à la fois la victime et le symbole de la sectorisation contemporaine des espaces.
Pour que l’enfant devienne un acteur du monde urbain, le regard des concepteurs doit se mettre à sa hauteur. L’enjeu est d’offrir aux enfants l’accès à de nouveaux usages, à une gamme plus riche d’interactions à travers des espaces, des formes, des matières et des échelles de perception.
Nous faisons de l’enfant un acteur d’accessibilité universelle : la ville à hauteur d’enfant est celle qui prend soin de toutes et tous, et notamment des plus vulnérables. À travers des espaces et des temps de partage, il s’agit créer des communs qui bénéficient aux enfants et aux adultes, et qui favorisent une relation interactive entre les individus et les générations. Nous en proposons quelques-uns : salles polyvalentes, « rue de l’école », places de parking, murs pignon, toits-terrasses, halls d’immeubles, locaux commerciaux vacants, cours d’immeuble. Autant d’occasions de créer des espaces pouvant être reconvertis, aménagés ou investis temporairement, propices aux interactions et à l’apprentissage de l’espace public et collectif, autant de seuils entre l’espace intime de l’appartement et l’espace de la vie publique.
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Abords : Capacité de transformation des espaces extérieurs La valorisation d’un ensemble immobilier passe par la transformation des espaces extérieurs. Les fragments de paysage, les cours, les délaissés, les entrées d’immeuble, et même les stationnements, sont autant d’opportunités pour enrichir le quotidien des habitant·es, accueillir les jeux des enfants, installer les relations de voisinage. [ + ]
Abords : Capacité de transformation des espaces extérieurs
La valorisation d’un ensemble immobilier passe par la transformation des espaces extérieurs. Les fragments de paysage, les cours, les délaissés, les entrées d’immeuble, et même les stationnements, sont autant d’opportunités pour enrichir le quotidien des habitant·es, accueillir les jeux des enfants, installer les relations de voisinage.
[ - ]Balcon \bal.kɔ̃\ n. m. [ + ]
Balcon \bal.kɔ̃\ n. m. Plateforme en saillie communiquant avec les appartements, longtemps considérée comme négligeables par les constructeurs pour des raisons économiques mais dont la pandémie du COVID-19 a montré toute la valeur.
« Ils étaient là mais nous ne savions qu’en faire. Désormais nous ne les quitterons plus. Nos balcons nous relient à la ville et aux autres. On y entend la rumeur du monde. », Camille Erkély, L’amour au temps du Corona.
Loc. FAM. Avoir du monde aux balcons : faire preuve de solidarité urbaine. « Tous les soirs, à 20h, il y avait du monde aux balcons pour applaudir les soignants. », Serge Baranda, Les lieux qui unissent.
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