

K COMME KIOSQUE Par définition, les kiosques – comme ceux que l’on trouve généralement le long des promenades de bord de mer des stations méditerranéennes –, font appel à de la construction légère, démontable, et donc durable. Car ce qui dure, c’est ce qui est capable de changer. [ + ]
K COMME KIOSQUE
Par définition, les kiosques – comme ceux que l’on trouve généralement le long des promenades de bord de mer des stations méditerranéennes –, font appel à de la construction légère, démontable, et donc durable. Car ce qui dure, c’est ce qui est capable de changer. La pérennité de la construction s’avère de plus en plus problématique. Travailler sur les kiosques représente donc l’opportunité de réfléchir à l’occupation temporaire de l’espace littoral, soumis à un ensemble de contraintes et de risques toujours plus alarmants.
L’économie des ressources énergétiques et matérielles s’exprime à travers des modules à remplacer ou démonter en fonction du changement de destination future du bâtiment. Conscients que l’immuabilité des bâtiments contemporains ne peut être considérée comme elle l’était il y a 100 ans, et qu’il parait absurde de vouloir construire de manière pérenne dans un monde soumis à des évolutions difficiles à appréhender, nous plaidons pour une stratégie vertueuse, permettant à l’architecture de voir ses composants démontés, réutilisés et recyclés. Le foncier devient réversible, pas l’architecture. C’est ce que Jean Prouvé appelait « l’anticipation de la construction », que les anglophones interprètent en « conception design for deconstruction » ou « design for disassembly ». Il n’est pas question d’embrasser la question littorale par la monumentalité ou la pérennité de l’architecture, mais plutôt par ce qui en constitue l’ordinaire, le léger et le démontable.
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Le code a changé Aujourd’hui, la diversité des acteurs et des modes de décision bouleverse la communication des projets d’architecture et d’urbanisme. Les jurys ne sont plus composés exclusivement d’experts ou de professionnels de l’architecture mais des élus, des représentants d’associations, des habitants. [ + ]
Le code a changé
Aujourd’hui, la diversité des acteurs et des modes de décision bouleverse la communication des projets d’architecture et d’urbanisme. Les jurys ne sont plus composés exclusivement d’experts ou de professionnels de l’architecture mais des élus, des représentants d’associations, des habitants. Par ailleurs, les questions architecturales et urbaines ne sont plus cantonnées aux revues spécialisées. Elles sont discutées partout et notamment dans tous les grands médias. L’architecture, la ville et les territoires sont désormais considérés comme des biens publics qui mobilisent l’ensemble des habitants. Pour répondre à ces attentes citoyennes, il est nécessaire d’aller au-delà des modes classiques de représentation (plan, coupe, axonométrie) difficilement compréhensibles et d’inventer de nouvelles conventions graphiques, susceptibles d’être comprises et partagées par le plus grand nombre.
Photomontage, collage, installation, récit, récit photographique, storyboard, carte sensible, film, film d’animation, expérience immersive en réalité virtuelle. La variété de ces nouveaux outils de représentation se décline en fonction des publics mais aussi des contextes de réception. Car on ne partage pas l’architecture de la même façon avec un habitant ou un expert technique, dans une revue papier ou un film d’animation, dans un rendu de concours ou dans une exposition. Chaque public, chaque situation demande une façon bien particulière de représenter et de transmettre ce qui fait le sens et la valeur d’un projet. Tous ces outils participent d’une nouvelle stratégie de communication et de partage du projet : fictionner les situations, plutôt que de prétendre les restituer de façon faussement réaliste. Des outils supports d’images et de mots, qui libèrent un imaginaire dans lequel chacun peut se projeter, avec ses attentes et son vécu, pour créer du commun.
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