

L’architecture de recherche et d’innovation, que nous sommes nombreux à explorer et à défendre, est la seule démarche qui vaille quelle que soit la famille de pensée ou de style dans laquelle les uns et les autres nous nous reconnaissons. Mais trop souvent cette recherche est une fuite en avant vers un monde narcissique qui n’est ni l’univers du réel, ni celui de l’utopie. [ + ]
L’architecture de recherche et d’innovation, que nous sommes nombreux à explorer et à défendre, est la seule démarche qui vaille quelle que soit la famille de pensée ou de style dans laquelle les uns et les autres nous nous reconnaissons. Mais trop souvent cette recherche est une fuite en avant vers un monde narcissique qui n’est ni l’univers du réel, ni celui de l’utopie. (…) Jean Prouvé a placé la technique au cœur des enjeux sociaux, démontrant que la conception même d’un système constructif pouvait être un acte politique. Jean Prouvé est un créateur engagé. A son exemple, les engagements qui nous attendent ne sont pas partisans : ils exigent d’inscrire notre travail dans une conscience qui dépasse celle de la seule discipline architecturale, pour faire de chaque projet une proposition critique d’intervention sur le réel. La prise en compte inventive de la technique et de l’économie au sens le plus large est la base de l’engagement de Jean Prouvé : face aux questions tant urbaines qu’architecturales que la société nous pose, cet engagement est plus que jamais d’actualité.
Jacques Ferrier in « Jean Prouvé constructeur », Editions RMN, 2001
[ - ]M COMME MER Dans une ville de bord de mer la présence de l’eau sollicite tous les sens – sons, odeurs, goûts, lumière… – et elle est indissociable de son atmosphère. Elle nuance la densité et l’intensité du temps métropolitain de l’arc méditerranéen en invitant à des possibilités infinies de jeux, de voyages et de rêves. [ + ]
M COMME MER
Dans une ville de bord de mer la présence de l’eau sollicite tous les sens – sons, odeurs, goûts, lumière… – et elle est indissociable de son atmosphère. Elle nuance la densité et l’intensité du temps métropolitain de l’arc méditerranéen en invitant à des possibilités infinies de jeux, de voyages et de rêves.
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Lumière : Capacité du bâti à améliorer le confort lumineux Restructurer, oui, assombrir, non. La restructuration d’un immeuble existant peut éventuellement assombrir certaines pièces devenues alors trop profondes (adjonction de surface de plancher, apports d’espaces extérieurs). [ + ]
Lumière : Capacité du bâti à améliorer le confort lumineux
Restructurer, oui, assombrir, non. La restructuration d’un immeuble existant peut éventuellement assombrir certaines pièces devenues alors trop profondes (adjonction de surface de plancher, apports d’espaces extérieurs). Il faut étudier l’ensoleillement, les expositions et les orientations afin de garantir d’excellentes conditions de luminosité pour favoriser le bien-être.
[ - ]P COMME PORT « Il n’est pas de spectacle pour moi qui vaille ce que l’on voit d’une terrasse ou d’un balcon bien placé au-dessus d’un port. L’œil, dans ce poste privilégié, possède le large dont il s’enivre et la simplicité générale de la mer. [ + ]
P COMME PORT
« Il n’est pas de spectacle pour moi qui vaille ce que l’on voit d’une terrasse ou d’un balcon bien placé au-dessus d’un port. L’œil, dans ce poste privilégié, possède le large dont il s’enivre et la simplicité générale de la mer. »
Paul Valéry, Inspirations méditerranéennes, 1934
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D COMME DENSITÉ Longtemps la densité a été une fin en soi. Plus grand le nombre d’habitants au km2, plus vertueuse était la ville. [ + ]
D COMME DENSITÉ
Longtemps la densité a été une fin en soi. Plus grand le nombre d’habitants au km2, plus vertueuse était la ville. Cette affirmation est aujourd’hui remise en question : une densité trop forte entraine la congestion, la fragilité aussi, la crise sanitaire l’a prouvé. L’espace libre, l’interstice, l’inachevé sont les ingrédients qui permettent au citadin d’ouvrir des possibles pour échapper au quotidien de la très grande ville, cadencé par un excès d’injonctions. Ce sont aussi des zones indéfinies qui permettent de s’approprier à nouveau des situations urbaines, et de susciter une communauté concernée et actrice de son destin.
Le littoral est une métropole clairsemée de paysage. Même à la haute saison, on y respire : c’est que le littoral n’est toujours que la moitié d’un territoire dont la mer est un double à l’infini. Sa densité varie avec les saisons ouvrant d’autres possibles quand la pression est moindre.
Dans la remise en question de la très grande métropole, la ville littorale, où les vides font jeu égal avec les pleins, a désormais son rôle à jouer bien au-delà de la villégiature : elle offre des vacuités disponibles dans l’espace et dans le temps qui sont autant d’atouts pour s’écarter de la ville machine, une alternative à l’infrastructure qui occupe tout le quotidien du citadin.
Pour le développement durable, c’est une opportunité pour plus de sols perméables, d’agriculture urbaine, de production d’énergie renouvelable, de recyclage de l’eau… La métropole littorale, diffuse avec des points variables d’intensité, offre un modèle séduisant, adapté aux aspirations de citadins qui veulent à la fois la ville et la nature, le vide et le plein.
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