

« Il faut outrepasser la vision très binaire de l’aménagement du territoire qui opère à la marge des métropoles : soit une zone d’activités, soit un territoire agricole. Il y a un modèle hybride à imaginer ! [ + ]
« Il faut outrepasser la vision très binaire de l’aménagement du territoire qui opère à la marge des métropoles : soit une zone d’activités, soit un territoire agricole. Il y a un modèle hybride à imaginer ! Si le système industriel n’est pas peut-être pas complètement à bout de souffle, le modèle agricole reste à réinventer. Nous allons vivre un énorme crash sur les sujets d’agriculture dans les 10 ans qui viennent. De tous les crash renaît la voie du milieu, celle que personne n’avait vu venir. Un entre-deux. Des plateformes logistiques qu’on pourrait mutualiser entre activités et agricultures ? Dans mes rêves les plus fous, j’ose espérer qu’on arrivera à inventer des choses entre les avions et les tomates. »
Sylvanie Grée, paysagiste, associée fondatrice D’ici là, entretien du 26 juin 2023
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Réalité virtuelle La réalité virtuelle (VR) correspond à l’ambition d’abandonner les représentations objectivantes de l’architecture et de l’espace urbain au profit d’une perception plus subjective et dynamique qui place l’utilisateur au cœur d’une expérience immersive à 360°. La narration n’y est pas définie mais procède des interactions qui offrent à l’utilisateur la possibilité de découvrir l’espace selon ses propres désirs et ouvrent des voies d’appropriation inattendues. [ + ]
Réalité virtuelle
La réalité virtuelle (VR) correspond à l’ambition d’abandonner les représentations objectivantes de l’architecture et de l’espace urbain au profit d’une perception plus subjective et dynamique qui place l’utilisateur au cœur d’une expérience immersive à 360°. La narration n’y est pas définie mais procède des interactions qui offrent à l’utilisateur la possibilité de découvrir l’espace selon ses propres désirs et ouvrent des voies d’appropriation inattendues. Ici, l’architecture et la ville ne sont plus des espaces abstraits, perçus à distance mais des milieux habités avec lesquels on fait corps. Cette nouvelle technologie constitue aujourd’hui l’un des outils les plus innovants pour partager le sens des projets.
[ - ]R COMME RESSOURCE Il y a sur le littoral abondance de constructions disponibles la plupart du temps. Que faire des dizaines de milliers de m2 vides neuf mois par an ? [ + ]
R COMME RESSOURCE
Il y a sur le littoral abondance de constructions disponibles la plupart du temps. Que faire des dizaines de milliers de m2 vides neuf mois par an ? La réponse est évidente, les habiter plus longtemps ! Le vide imposé par la basse saison devient un atout quand, pour la bonne gestion des ressources, il est vital d’utiliser l’existant et de réduire au minimum l’addition de constructions neuves. Le déjà-là c’est la mer, le grand ciel, le paysage ouvert, mais ce sont aussi des infrastructures dimensionnées pour la haute saison. Si on prend l’exemple de la station balnéaire de Narbonne, Narbonne-Plage, la population à l’année est de 3.500 habitants pour près de 40.000 résidents en saison. Si on rallonge le temps d’occupation, en s’appuyant notamment sur les nouveaux modes de travailler et d’habiter, on peut passer de 3.500 à 10.000 ou 20.000 habitants à l’année sans avoir besoin de nouvelles voiries, égouts, réseaux d’énergie : tout est déjà installé…
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La tour partagée, les familles Les changements de nos modes de vie questionnent la conception de la famille : qu’elle soit traditionnelle, recomposée, monoparentale ou homoparentale, l’INSEE identifie jusqu’à sept schémas familiaux différents. Le modèle de la famille est, dans tous les cas, toujours plus mouvant. [ + ]
La tour partagée, les familles
Les changements de nos modes de vie questionnent la conception de la famille : qu’elle soit traditionnelle, recomposée, monoparentale ou homoparentale, l’INSEE identifie jusqu’à sept schémas familiaux différents. Le modèle de la famille est, dans tous les cas, toujours plus mouvant. Il est donc nécessaire de faire évoluer les programmes de logements pour les adapter aux transformations rapides des structures familiales.
Nous proposons de nous concentrer sur une opération existante : une tour de logement standardisée dans le Grand Paris. Sa trame générique nous incite à en faire le prototype d’une nouvelle manière d’habiter, plus humaine, moins énergivore, plus écologique. Dans cette tour réhabilitée, nous menons une réflexion sur la mobilité résidentielle à l’échelle du bâtiment, sur les espaces communs et les ressources. Ils représentent la condition sine qua non pour déployer de nouvelles sociabilités, disposer de services mutualisés, et favoriser le vivre-ensemble pour des schémas familiaux en pleine mutation.
[ - ]K COMME KIOSQUE Par définition, les kiosques – comme ceux que l’on trouve généralement le long des promenades de bord de mer des stations méditerranéennes –, font appel à de la construction légère, démontable, et donc durable. Car ce qui dure, c’est ce qui est capable de changer. [ + ]
K COMME KIOSQUE
Par définition, les kiosques – comme ceux que l’on trouve généralement le long des promenades de bord de mer des stations méditerranéennes –, font appel à de la construction légère, démontable, et donc durable. Car ce qui dure, c’est ce qui est capable de changer. La pérennité de la construction s’avère de plus en plus problématique. Travailler sur les kiosques représente donc l’opportunité de réfléchir à l’occupation temporaire de l’espace littoral, soumis à un ensemble de contraintes et de risques toujours plus alarmants.
L’économie des ressources énergétiques et matérielles s’exprime à travers des modules à remplacer ou démonter en fonction du changement de destination future du bâtiment. Conscients que l’immuabilité des bâtiments contemporains ne peut être considérée comme elle l’était il y a 100 ans, et qu’il parait absurde de vouloir construire de manière pérenne dans un monde soumis à des évolutions difficiles à appréhender, nous plaidons pour une stratégie vertueuse, permettant à l’architecture de voir ses composants démontés, réutilisés et recyclés. Le foncier devient réversible, pas l’architecture. C’est ce que Jean Prouvé appelait « l’anticipation de la construction », que les anglophones interprètent en « conception design for deconstruction » ou « design for disassembly ». Il n’est pas question d’embrasser la question littorale par la monumentalité ou la pérennité de l’architecture, mais plutôt par ce qui en constitue l’ordinaire, le léger et le démontable.
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