



Le jardin permet de gérer les flux les jours ou les heures de grande affluence. Il temporise le rythme de la visite. [ + ]
Le jardin permet de gérer les flux les jours ou les heures de grande affluence. Il temporise le rythme de la visite. Sa surface d’environ 20ha permet à plusieurs milliers de personnes de s’y répartir pour une promenade ou pour un moment de repos. Sa superficie se compare à celle des grands jardins parisiens (Luxembourg et Jardin des plantes 23ha, Buttes Chaumont et Tuileries 25ha …).
C’est un jardin conçu pour offrir un moment de repos dans l’expérience dense de l’exposition universelle. Le jardin joue avec les saisons et le climat : il est conçu pour en intensifier les effets, les mettre en valeur pour que chacun les perçoive. Le vent, le bruit de la pluie, les ombres d’une journée ensoleillée, la nuit, mais les bruits des animaux qui le peuplent créent une expérience qui contraste avec celle du cœur du village global.


Les systèmes techniques de transport et télécommunication procurent des potentiels de vitesse qui engendrent un rétrécissement de l’espace et du temps. Le TGV, élément facilitateur de la mobilité des hommes en est l’illustration la plus frappante. Le maillage territorial de la grande vitesse permet ainsi aux métropoles régionales de se rapprocher de l’hypercentre parisien par un temps de parcours optimisé. [ + ]
Les systèmes techniques de transport et télécommunication procurent des potentiels de vitesse qui engendrent un rétrécissement de l’espace et du temps. Le TGV, élément facilitateur de la mobilité des hommes en est l’illustration la plus frappante. Le maillage territorial de la grande vitesse permet ainsi aux métropoles régionales de se rapprocher de l’hypercentre parisien par un temps de parcours optimisé.
Alors qu’il faut aujourd’hui compter environ 2 heures d’attente pour visiter certains pavillons nationaux pourtant localisés sur un même site, en 2025, en 2 heures de temps le visiteur pourra se rendre au cœur de l’Exposition universelle vers l’une des métropoles accueillant un forum thématique.
Le globe abrite un ensemble de données numériques pouvant être captées et échangées par les visiteurs. Cette sociabilité numérique n’induit pas un désintérêt pour le globe comme lieu matériel. [ + ]
Le globe abrite un ensemble de données numériques pouvant être captées et échangées par les visiteurs.
Cette sociabilité numérique n’induit pas un désintérêt pour le globe comme lieu matériel. Elle traduit au contraire le besoin d’espace physique et la volonté de rehausser les qualités sensibles du lieu par l’usage de ces technologies. Au moment où chacun cherche à réconcilier les liens et les lieux, le globe apparaît comme l’espace par excellence qui expérimente de nouvelles façons d’être ensemble et qui met en place une nouvelle économie du partage des espaces, des services, des ressources.
« Au cœur des territoires s’ouvre celui des hommes » La formulation même du thème souligne la dialectique entre le terme « territoires » au pluriel qui renvoie à des espaces appropriés, délimités physiquement, identifiés culturellement et l’expression « les hommes », métaphore de l’humanité, citoyens d’un monde connecté et partagé. Cette interprétation semble alors justifier les deux entités centrales envisagées pour l’Exposition universelle 2025 : d’un côté le Village global, à l’image de ces territoires incarnés par des peuples et de l’autre la Sphère, « objet connecté ». [ + ]
« Au cœur des territoires s’ouvre celui des hommes »
La formulation même du thème souligne la dialectique entre le terme « territoires » au pluriel qui renvoie à des espaces appropriés, délimités physiquement, identifiés culturellement et l’expression « les hommes », métaphore de l’humanité, citoyens d’un monde connecté et partagé. Cette interprétation semble alors justifier les deux entités centrales envisagées pour l’Exposition universelle 2025 : d’un côté le Village global, à l’image de ces territoires incarnés par des peuples et de l’autre la Sphère, « objet connecté ».
Cela s’inscrit dans une réflexion géographique très contemporaine sur le paradoxe des échelles les plus signifiantes aujourd’hui : l’échelle planétaire, celle de la mondialisation déterritorialisée et l’attachement à l’échelle locale, nécessaire à une construction identitaire différenciée.
La récurrence du « cœur » invite à l’hospitalité et nous pouvons la questionner au regard du choix du site d’implantation du Village.
Choisir un site en reconversion industrielle donne une « coloration » territoriale forte au projet du fait de son rôle économique dans la ville, des interactions sociales qui en découlent et des paysages hérités d’un passé industriel. Le Village est alors associé à un enjeu local d’aménagement, de dynamisation sociale et économique au-delà du temps de l’exposition universelle.
Quelle que soit la tonalité privilégiée, un enjeu fort réside dans la capacité à faire de ce Village un organisme vivant, non pas « hors-sol » mais en lien avec son environnement. Ce parti-pris s’inscrit dans une approche intégrée et participative de la notion même d’Exposition universelle en résonance avec les aspirations sociétales contemporaines. Il ne s’agit plus de « faire de l’évènementiel » mais de co-construire un projet envisagé sur le temps long incarnant le développement durable dans toutes ses composantes : économique, sociale et environnementale.
