

L’architecture et l’urbanisme évoluent aujourd’hui vers une plus grande attention à la participation, aux contextes géographiques, aux cultures locales, sans parler bien sûr de la prise de conscience environnementale. Le dernier prix Pritzker, le Turner Prize, la Biennale de Venise 2016, traduisent cette tendance vers une nouvelle façon de penser la ville en opposition aux monuments du star-system de l’architecture. [ + ]
L’architecture et l’urbanisme évoluent aujourd’hui vers une plus grande attention à la participation, aux contextes géographiques, aux cultures locales, sans parler bien sûr de la prise de conscience environnementale. Le dernier prix Pritzker, le Turner Prize, la Biennale de Venise 2016, traduisent cette tendance vers une nouvelle façon de penser la ville en opposition aux monuments du star-system de l’architecture.
On peut sans se tromper prédire que la prise de conscience d’une architecture moins formelle et davantage au service des hommes va s’accentuer dans les années à venir. L’ExpoFrance2025 doit traduire cette pensée nouvelle au service d’un meilleur monde métropolitain.
Dans cette optique, les pavillons, constructions temporaires de taille équivalente pour chaque nation, seront une opportunité de créer une émulation sollicitant l’intelligence et la pertinence des solutions constructives, plutôt que le seul caractère spectaculaire. Les moyens de chaque nation seront mieux répartis entre contenant et contenu : les spectacles, rencontres, activités interactives étant le but premier de chaque pavillon pour y associer les visiteurs.


Le modèle « classique » de l’Exposition universelle invite chaque nation a démontré au travers de son pavillon les fleurons (industriels, culturels, gastronomiques..) qui font la force de leur image sur la scène internationale. Par cette approche les pavillons nationaux tendent à incarner un esprit de compétition étranger au message d’universalité. [ + ]
Le modèle « classique » de l’Exposition universelle invite chaque nation a démontré au travers de son pavillon les fleurons (industriels, culturels, gastronomiques..) qui font la force de leur image sur la scène internationale. Par cette approche les pavillons nationaux tendent à incarner un esprit de compétition étranger au message d’universalité.
EXPOFRANCE2025 propose de mutualiser les apports de chaque nation dans un espace commun, le Globe, où chacune d’entre elles apporte sa spécificité au profit d’un projet commun. Chaque pays devient alors un co-constructeur, un contributeur. La notion de projet commun traduit l’idée de développer ensemble un produit, un service, une technologie particulière autour de sous-thèmes en lien avec le Globe, véritable « atlas vivant ».



« Au cœur des territoires s’ouvre celui des hommes » La formulation même du thème souligne la dialectique entre le terme « territoires » au pluriel qui renvoie à des espaces appropriés, délimités physiquement, identifiés culturellement et l’expression « les hommes », métaphore de l’humanité, citoyens d’un monde connecté et partagé. Cette interprétation semble alors justifier les deux entités centrales envisagées pour l’Exposition universelle 2025 : d’un côté le Village global, à l’image de ces territoires incarnés par des peuples et de l’autre la Sphère, « objet connecté ». [ + ]
« Au cœur des territoires s’ouvre celui des hommes »
La formulation même du thème souligne la dialectique entre le terme « territoires » au pluriel qui renvoie à des espaces appropriés, délimités physiquement, identifiés culturellement et l’expression « les hommes », métaphore de l’humanité, citoyens d’un monde connecté et partagé. Cette interprétation semble alors justifier les deux entités centrales envisagées pour l’Exposition universelle 2025 : d’un côté le Village global, à l’image de ces territoires incarnés par des peuples et de l’autre la Sphère, « objet connecté ».
Cela s’inscrit dans une réflexion géographique très contemporaine sur le paradoxe des échelles les plus signifiantes aujourd’hui : l’échelle planétaire, celle de la mondialisation déterritorialisée et l’attachement à l’échelle locale, nécessaire à une construction identitaire différenciée.
La récurrence du « cœur » invite à l’hospitalité et nous pouvons la questionner au regard du choix du site d’implantation du Village.
Choisir un site en reconversion industrielle donne une « coloration » territoriale forte au projet du fait de son rôle économique dans la ville, des interactions sociales qui en découlent et des paysages hérités d’un passé industriel. Le Village est alors associé à un enjeu local d’aménagement, de dynamisation sociale et économique au-delà du temps de l’exposition universelle.
Quelle que soit la tonalité privilégiée, un enjeu fort réside dans la capacité à faire de ce Village un organisme vivant, non pas « hors-sol » mais en lien avec son environnement. Ce parti-pris s’inscrit dans une approche intégrée et participative de la notion même d’Exposition universelle en résonance avec les aspirations sociétales contemporaines. Il ne s’agit plus de « faire de l’évènementiel » mais de co-construire un projet envisagé sur le temps long incarnant le développement durable dans toutes ses composantes : économique, sociale et environnementale.
Chaque nation dispose sous le toit du Village Global d’un site physique, appelé ici module, lui permettant d’avoir une présence dans l’exposition universelle à l’instar de toute autre nation quelle que soit sa taille ou sa richesse. Ce module est mis à disposition par l’organisateur pour qu’une nation puisse compléter, de façon institutionnelle, les contributions que sa population amène par ailleurs dans l’incubateur du globe. [ + ]
Chaque nation dispose sous le toit du Village Global d’un site physique, appelé ici module, lui permettant d’avoir une présence dans l’exposition universelle à l’instar de toute autre nation quelle que soit sa taille ou sa richesse.
Ce module est mis à disposition par l’organisateur pour qu’une nation puisse compléter, de façon institutionnelle, les contributions que sa population amène par ailleurs dans l’incubateur du globe. Les contenus vivants et participatifs seront privilégiés de façon à faire du Village Global un lieu d’hospitalité et de convivialité. La surface sera utilisée pour un restaurant, des expositions, des espaces de rencontre, des espaces scéniques… Les bureaux de la représentation, les locaux techniques et logistiques seront rassemblés non loin, dans des bâtiments collectifs répartis sur le site, laissant toute la surface disponible du module au service du public.
Le module est souple, évolutif, personnalisable : c’est un espace paramétrable, l’équivalent physique des nouvelles technologies d’information.