






Pour être efficace, le parcours des voyageurs à travers la gare doit être pensé comme une séquence fluide, reliant des espaces différents dans une succession ordonnée. Dans la gare, le voyageur connaît des moments d’attente, mais il est la plupart du temps en mouvement. [ + ]
Pour être efficace, le parcours des voyageurs à travers la gare doit être pensé comme une séquence fluide, reliant des espaces différents dans une succession ordonnée.
Dans la gare, le voyageur connaît des moments d’attente, mais il est la plupart du temps en mouvement. Il est à la fois acteur et spectateur. A certains moments de son parcours, il se fait observateur du mouvement des autres voyageurs dans l’espace.
Ces mouvements participent alors à l’image de la gare comme carrefour de la mobilité humaine.
Le trajet du voyageur, sortant ou entrant (le sens du parcours est à prendre en compte), est abordé en termes de rythme perceptif. Lors des ruptures de charge et des changements de direction, le rythme du parcours change et devient l’occasion d’une mise en scène équivalente à une chorégraphie des flux, qui permet également au voyageur de se situer dans son parcours.
Plusieurs qualités contribuent à la mise en scène de la mobilité:
– La valorisation des ouvertures et perspectives
– La création d’espaces de respiration
– La lumière d’accentuation
– La symétrie de la lumière artificielle générale aux deux extrémités de la gare, qui prend à contrepied la sensation d’enfermement souterrain en apparaissant comme plus intense au plus profond de la gare
– La mise en scène des seuils, qui sont des marqueurs importants au sein de la gare
– Le son, qui restitue certains sons intrinsèques à la gare, en les transformant en bande sonore maîtrisée.
Dans la gare, la chorégraphie des flux est particulièrement mise en scène dans les espaces de circulation.


Longtemps, l’identité de l’Ile-de-France a été confondue avec celle de Paris, aggravant l’opposition entre la capitale et ses banlieues. Désormais, le Grand Paris se construit sur la reconnaissance des identités multiples de la région francilienne. [ + ]
Longtemps, l’identité de l’Ile-de-France a été confondue avec celle de Paris, aggravant l’opposition entre la capitale et ses banlieues. Désormais, le Grand Paris se construit sur la reconnaissance des identités multiples de la région francilienne.
L’hétérogénéité des territoires est à la fois une contrainte et une ressource. L’Ile-de-France est actuellement la région la plus riche de France. Elle est aussi celle où les disparités sociales et économiques sont les plus fortes. L’accessibilité y représente donc un enjeu majeur.
Pour chaque habitant et chaque voyageur, la gare est d’abord liée à une ville dont elle exprime l’identité propre. La conception de la gare doit partir de cette identité urbaine, la rendre davantage et visible et l’inscrire dans un territoire partagé.