


Chaque gare est un projet singulier qui reflète l’identité des territoires desservis et s’adapte aux particularités de chaque site. Il s’agit d’ancrer la gare dans son territoire et de faire correspondre et dialoguer l’univers du dessous – celui du voyage dans les trains – avec le monde du dessus – celui de la ville et de ses activités. [ + ]
Chaque gare est un projet singulier qui reflète l’identité des territoires desservis et s’adapte aux particularités de chaque site. Il s’agit d’ancrer la gare dans son territoire et de faire correspondre et dialoguer l’univers du dessous – celui du voyage dans les trains – avec le monde du dessus – celui de la ville et de ses activités.
Depuis la ville, le parvis met en valeur la gare par une distanciation maîtrisée et une respiration dans le tissu urbain. Le parvis annonce la gare et organise les liaisons avec l’ensemble des mobilités urbaines: tramway, bus, vélos, etc. Si le traitement de l’espace public est spécifique à chaque environnement urbain, certains éléments sont partagés par l’ensemble des gares pour signifier la présence du métro dans la ville.
Il s’agit de mettre en valeur les qualités publiques de cet espace, en proposant un parvis pensé et ordonnancé comme un espace urbain fort.
L’émergence est la porte d’entrée du réseau, mais elle est aussi garante de la contextualisation de la gare. Sa forme varie pour dialoguer avec les contextes urbains et affirmer sa fonction d’équipement public.
La gare est un bâtiment qui porte l’identité du réseau par sa posture urbaine et les signes qui y prennent place : recul et hauteur du bâtiment, nom de la gare, panneaux d’information, etc.

La gare est une transition entre une expérience urbaine et un réseau contrôlé. Nous allons passer d’un déplacement multidirectionnel (la ville), à un réseau où nous sommes transportés (le train), à travers un cheminement dirigé (la gare). [ + ]
La gare est une transition entre une expérience urbaine et un réseau contrôlé. Nous allons passer d’un déplacement multidirectionnel (la ville), à un réseau où nous sommes transportés (le train), à travers un cheminement dirigé (la gare).
Afin d’être efficace, la gare doit rendre ce cheminement le plus fluide et agréable possible, tout en gérant les seuils tout au long du parcours de la ville au train, du train à la ville mais aussi dans les connexions avec les différents réseaux régionaux, nationaux et internationaux.
Une grande attention est portée à la continuité de ce parcours, et en particulier aux articulations entre différents espaces.
Ce parcours est également l’occasion de stimuler plusieurs de nos sens, en admettant que mettre les sens en éveil et au service de la fluidité du parcours ne signifie pas pour autant une surabondance des messages.
Afin d’assurer la continuité et la fluidité de ce parcours, plusieurs éléments continus sont mis en œuvre dans l’ensemble des gares. Ils constituent l’identité architecturale des gares du Grand Paris.
Dans l’émergence, le contraste entre l’intérieur et l’extérieur est réduit : le sol est continu entre le parvis et l’accueil, la lumière naturelle est la plus intense possible, et l’éclairage artificiel tente au maximum de reproduire cette lumière naturelle. Le hall d’accueil est construit à une mesure humaine tout en privilégiant des hauteurs généreuses, afin d’éviter le sentiment d’enfermement lié à l’engouffrement. [ + ]
Dans l’émergence, le contraste entre l’intérieur et l’extérieur est réduit : le sol est continu entre le parvis et l’accueil, la lumière naturelle est la plus intense possible, et l’éclairage artificiel tente au maximum de reproduire cette lumière naturelle.
Le hall d’accueil est construit à une mesure humaine tout en privilégiant des hauteurs généreuses, afin d’éviter le sentiment d’enfermement lié à l’engouffrement.
Les parcours vers les différentes directions (ville, réseau, correspondance, inter-modalité) sont aménagés de façon lisible et fluide, sans pour autant être sur-indiqués : l’homogénéité de l’espace doit être respectée, tout en trouvant un équilibre avec les statuts directionnels des parcours dirigés.
Un maximum d’ouverture et de vues cadrées sur la ville sont privilégiées.
Ces cadrages sont également disposés de manière à guider intelligemment le voyageur vers la sortie.
Dans le cas d’une correspondance effectuée par un couloir, celui-ci fait apparaitre progressivement le réseau de Grand Paris, par une intensification de l’identité le long du cheminement de l’usager.

Si la gare sensuelle porte sur la qualité des espaces perçus, elle ne saurait se limiter à sa seule dimension esthétique. Ce que l’on perçoit a une incidence fondamentale sur le bien-être. [ + ]
Si la gare sensuelle porte sur la qualité des espaces perçus, elle ne saurait se limiter à sa seule dimension esthétique. Ce que l’on perçoit a une incidence fondamentale sur le bien-être. Il ne s’agit pas simplement de flatter les sens mais de les aiguiser afin de rendre plus évidents les usages de la gare. Le bien-être n’est pas une sensation passive mais un mode de connaissance et un ressort de l’action. En ce sens, la gare sensuelle est celle qui, de par ses propriétés sensibles, nous permet de développer nos compétences spatiales. Elle conduit à renouer avec les qualités qui font de nous des êtres sensibles aux espaces environnants, capable d’interagir avec nous et de bénéficier de toutes les ressources qu’offrent les gares en tant qu’espace public.
Le concept de la gare sensuelle répond aux trois orientations transversales des gares du Grand Paris :
– La gare efficace qui définit des espaces à la fois compacts, pratiques, avec des parcours et une accessibilité évidents et intuitifs.
– La gare connectée qui fait référence à l’échange avec les autres réseaux et au caractère de porte intermodale que constitue la gare.
– La gare créatrice de valeur qui formule un nouvel espace public dans la ville : c’est un repère urbain, un relai de culture et un lieu de commerces et de services diversifiés.

Dans la rotule, on passe d’un guidage unidirectionnel à plusieurs directions. La rotule est le dernier palier du puits. [ + ]
Dans la rotule, on passe d’un guidage unidirectionnel à plusieurs directions. La rotule est le dernier palier du puits. C’est un plateau de distribution vers les différents quais. Ceux-ci y sont annoncés et visibles.
Les espaces sont ouverts et aérés. La profondeur y est oubliée, par un travail particulier sur les lumières et les hauteurs.
La lumière et l’éclairage mettent en valeur les parcours et les directions.
L’habillage des quais hauts et bas par une double peau contribue à la perception de ces espaces comme un seul et même volume.
Cette double peau, dont le design est commun à toutes les gares du Grand Paris, est composée d’éléments modulaires standardisés. Elle se déploie sur les parois des quais et de la rotule, ainsi qu’au plafond, pour marquer le volume continu.
Sur le quai haut, les informations sont évidentes. Comme dans l’ensemble de la gare, la signalétique y est présente, non pas comme un surlignage mais comme un complément de ce qu’annoncent les espaces.