




Il s’agit de faire de la gare un lieu connecté, ouvert sur la ville et le territoire métropolitain. Dans les représentations sociales que nous avons, le métro constitue une coupure dans la vie urbaine, une mise entre parenthèse liée à l’expérience de l’enfouissement sous terre. [ + ]
Il s’agit de faire de la gare un lieu connecté, ouvert sur la ville et le territoire métropolitain. Dans les représentations sociales que nous avons, le métro constitue une coupure dans la vie urbaine, une mise entre parenthèse liée à l’expérience de l’enfouissement sous terre. Pour remédier à ce sentiment de coupure, les gares doivent développer la qualité émotionnelle des espaces ainsi que les sensations positives de confort et de bien-être associées à l’expérience des transports. Mais elles doivent surtout trouver le moyen de faire entrer la ville. La présence de la ville au sein des différents espaces de la gare peut être révélée à partir de divers dispositifs sensibles. Citons-en ici quelques-uns à titre d’exemple : créer des puits de lumière afin de faire entrer la lumière naturelle dans la gare, ménager des vues extérieurs, rendre audibles certains bruits urbains, restituer les variations climatiques et les rythmes diurnes et nocturnes, créer des continuités sensorielles depuis l’émergence jusqu’au quai afin de ne pas segmenter le parcours, travailler le caractère sensible des parcours afin de ne pas les réduire à de simples flux, etc. Tous ces exemples rappellent que dans la gare, la ville peut être mise à portée des sens et se signaler à travers des lumières, des sons, des odeurs et des matières. Tout un monde urbain qui, en retour, accroit la finesse et la richesse de nos sensations, et apporte le bien-être résultant d’une perception vivante.
[ - ]Dans l’esprit des voyageurs, le réseau francilien de transport en commun renvoie à un univers de références visuelles et spatiales clairement défini : des quais latéraux, des stations en voûte blanche, des carreaux de faïence, une signalétique modernisée, etc. Mais il renvoie aussi à des choix constructifs et esthétiques bien distincts qui ont rythmés l’histoire de sa construction : les entrées Guimard, le RER, Météor, la ligne 14, etc. [ + ]
Dans l’esprit des voyageurs, le réseau francilien de transport en commun renvoie à un univers de références visuelles et spatiales clairement défini : des quais latéraux, des stations en voûte blanche, des carreaux de faïence, une signalétique modernisée, etc. Mais il renvoie aussi à des choix constructifs et esthétiques bien distincts qui ont rythmés l’histoire de sa construction : les entrées Guimard, le RER, Météor, la ligne 14, etc.
Cette capacité à innover tout en gardant, depuis 1900, des principes de composition spatiale a forgé l’identité du métro parisien. Elle constitue aujourd’hui le patrimoine francilien, et auquel les usagers attachent de la valeur.
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Depuis le quai haut, l’accès aux quais est particulièrement mis en valeur : ceux-ci sont non seulement visibles mais toutes les informations liées au réseau y sont immédiatement perçues et comprises. La descente sur les quais est donc mise en scène depuis le haut des escaliers, fixes et mécaniques. [ + ]
Depuis le quai haut, l’accès aux quais est particulièrement mis en valeur : ceux-ci sont non seulement visibles mais toutes les informations liées au réseau y sont immédiatement perçues et comprises.
La descente sur les quais est donc mise en scène depuis le haut des escaliers, fixes et mécaniques. Ils forment avec les ascenseurs des noyaux de circulation.
On y voit et entend la présence des trains, afin de contribuer à une transition douce vers le voyage. Tous les éléments de circulation contribuent à diriger les voyageurs vers les quais.
Longtemps, l’identité de l’Ile-de-France a été confondue avec celle de Paris, aggravant l’opposition entre la capitale et ses banlieues. Désormais, le Grand Paris se construit sur la reconnaissance des identités multiples de la région francilienne. [ + ]
Longtemps, l’identité de l’Ile-de-France a été confondue avec celle de Paris, aggravant l’opposition entre la capitale et ses banlieues. Désormais, le Grand Paris se construit sur la reconnaissance des identités multiples de la région francilienne.
L’hétérogénéité des territoires est à la fois une contrainte et une ressource. L’Ile-de-France est actuellement la région la plus riche de France. Elle est aussi celle où les disparités sociales et économiques sont les plus fortes. L’accessibilité y représente donc un enjeu majeur.
Pour chaque habitant et chaque voyageur, la gare est d’abord liée à une ville dont elle exprime l’identité propre. La conception de la gare doit partir de cette identité urbaine, la rendre davantage et visible et l’inscrire dans un territoire partagé.
