






Dans l’esprit des voyageurs, le réseau francilien de transport en commun renvoie à un univers de références visuelles et spatiales clairement défini : des quais latéraux, des stations en voûte blanche, des carreaux de faïence, une signalétique modernisée, etc. Mais il renvoie aussi à des choix constructifs et esthétiques bien distincts qui ont rythmés l’histoire de sa construction : les entrées Guimard, le RER, Météor, la ligne 14, etc. [ + ]
Dans l’esprit des voyageurs, le réseau francilien de transport en commun renvoie à un univers de références visuelles et spatiales clairement défini : des quais latéraux, des stations en voûte blanche, des carreaux de faïence, une signalétique modernisée, etc. Mais il renvoie aussi à des choix constructifs et esthétiques bien distincts qui ont rythmés l’histoire de sa construction : les entrées Guimard, le RER, Météor, la ligne 14, etc.
Cette capacité à innover tout en gardant, depuis 1900, des principes de composition spatiale a forgé l’identité du métro parisien. Elle constitue aujourd’hui le patrimoine francilien, et auquel les usagers attachent de la valeur.
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Il s’agit ensuite de faire de la gare un véritable lieu de vie, de promouvoir de nouveaux usages, en plus de ceux liés aux commerces et services, notamment à travers le développement des technologies de l’information et de la communication. La gare du Grand Paris est en effet le lieu de convergence entre des réseaux de transport de grande capacité et des réseaux de communication à haut débit. [ + ]
Il s’agit ensuite de faire de la gare un véritable lieu de vie, de promouvoir de nouveaux usages, en plus de ceux liés aux commerces et services, notamment à travers le développement des technologies de l’information et de la communication. La gare du Grand Paris est en effet le lieu de convergence entre des réseaux de transport de grande capacité et des réseaux de communication à haut débit. Elle met à la disposition de ses usagers des ressources numériques nouvelles, sous forme d’application pour Smartphones (informations voyageurs, établissement de parcours intermodaux, calcul du bilan carbone d’un trajet, e-commerce, etc.). Ces nouvelles aménités numériques sont assurément créatrices de valeurs. Cependant, à l’heure où le numérique peut apparaitre comme une forme de déréalisation du rapport à l’espace, il convient d’établir des liens étroits entre ces technologies et la gare dans sa matérialité. Il importe de veiller à la juste articulation entre des dispositifs technologiques et l’espace physique des gares. Les gares ne peuvent devenir créatrices d’usages durables que si elles favorisent notre capacité physique à interagir avec l’espace et avec les autres. Parler de « gare sensuelle », c’est dire que les nouvelles technologies – loin de se limiter à la création de services virtuels – doivent renouveler la gamme de nos expériences sensibles des espaces urbains dans lesquels nous sommes quotidiennement engagés et renforcer davantage la dimension humaine des services et des échanges sociaux.
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