

Dans l’esprit des voyageurs, le réseau francilien de transport en commun renvoie à un univers de références visuelles et spatiales clairement défini : des quais latéraux, des stations en voûte blanche, des carreaux de faïence, une signalétique modernisée, etc. Mais il renvoie aussi à des choix constructifs et esthétiques bien distincts qui ont rythmés l’histoire de sa construction : les entrées Guimard, le RER, Météor, la ligne 14, etc. [ + ]
Dans l’esprit des voyageurs, le réseau francilien de transport en commun renvoie à un univers de références visuelles et spatiales clairement défini : des quais latéraux, des stations en voûte blanche, des carreaux de faïence, une signalétique modernisée, etc. Mais il renvoie aussi à des choix constructifs et esthétiques bien distincts qui ont rythmés l’histoire de sa construction : les entrées Guimard, le RER, Météor, la ligne 14, etc.
Cette capacité à innover tout en gardant, depuis 1900, des principes de composition spatiale a forgé l’identité du métro parisien. Elle constitue aujourd’hui le patrimoine francilien, et auquel les usagers attachent de la valeur.
[ - ]Les paliers sont des espaces généreux, en double hauteur afin de participer à la lisibilité de l’espace vertical du puits. En effet la verticalité est visible, tout en évitant un effet vertigineux qui rend l’espace inconfortable et contribue à la perte de repère. [ + ]
Les paliers sont des espaces généreux, en double hauteur afin de participer à la lisibilité de l’espace vertical du puits. En effet la verticalité est visible, tout en évitant un effet vertigineux qui rend l’espace inconfortable et contribue à la perte de repère.
La verticalité mise en scène se fait donc de palier à palier.
Chaque palier est également une déclinaison de l’espace de l’amorce, car il permet à nouveau de s’orienter, de repérer les trois sortes de circulations.
Il est par ailleurs surtout dédié à un mouvement vertical fluide, et ne doit donc pas entraver la continuité des parcours : la possibilité de changement de direction ou de mode de circulation n’y est que mineur, et l’espace est surtout destiné à la continuité des cheminements.
Depuis chaque palier, le palier suivant est aperçu. Les espaces privilégient des doubles hauteurs qui rendent les parcours et les circulations visibles.
Les trois modes de circulations sont bien indiqués et hiérarchisés. La montée et la descente sont montrées sans ambiguïté, afin de ne pas créer de zones de turbulences dans les cheminements des voyageurs.
Une attention particulière est portée à la continuité de chacun des trois modes de circulations et à leur séparation les uns des autres, afin que les cheminements ne se confondent pas.
Sur les paliers, des zones ponctuelles de repos et d’orientations sont intégrées. La lumière y est suffisante sans être aveuglante.
Les éléments essentiels d’une ambiance dits « immatériels » constituent les fondamentaux de l’expérience sensible dans les espaces : le son, la lumière, le climat, le mouvement constituent la « matière » de l’ambiance. A cela s’ajoute des éléments matériels, liés au cadre bâti. [ + ]
Les éléments essentiels d’une ambiance dits « immatériels » constituent les fondamentaux de l’expérience sensible dans les espaces : le son, la lumière, le climat, le mouvement constituent la « matière » de l’ambiance. A cela s’ajoute des éléments matériels, liés au cadre bâti. Ce sont ces éléments « immatériels » et « matériels » qui créent l’ambiance telle qu’elle est perçue par le voyageur, et qui contribue à l’intensité, l’attractivité et l’appropriation de la gare.
Du point de vue architectural et urbain, on entend le terme d’ambiance comme champ d’interaction entre des facteurs physiques (propagation, signaux), sensibles (perception et action) et sociaux (lien social, échange).
Concevoir les ambiances ne signifie pour autant une surabondance de messages hors contexte : une esthétique de la spectacularisation pourrait menacer l’ambiance, en produisant une mise à distance et des effets tels que le voyageur n’est plus acteur du lieu mais subit l’exécution d’un spectacle qui risque de lasser.
Cette ambiance repose d’une part sur la qualité intrinsèque des espaces (matériaux, luminosité, etc.). Elle repose d’autre part sur la perception de ces espaces, et de leurs usages, par les voyageurs.
Si le puits est le cœur de la station et de son parcours, les quais sont le point le plus éloigné de la surface, et sont porteurs de l’identité la plus intense, car ils constituent la dernière étape avant le voyage et le déplacement dans le réseau : ils doivent être fortement connectés d’une gare à l’autre. L’arrivée sur les quais marque une étape importante du voyage. [ + ]
Si le puits est le cœur de la station et de son parcours, les quais sont le point le plus éloigné de la surface, et sont porteurs de l’identité la plus intense, car ils constituent la dernière étape avant le voyage et le déplacement dans le réseau : ils doivent être fortement connectés d’une gare à l’autre.
L’arrivée sur les quais marque une étape importante du voyage. C’est le lieu de l’attente du train, où le passager marque une pause avant de prendre le métro.
C’est aussi le lieu d’où il s’éloigne le plus rapidement possible : en sortant du train, il n’y séjourne pas. La sortie est indiquée de manière évidente.
Les trains s’y succèdent très régulièrement, toutes les deux minutes environ. Le voyageur s’y sent protégé et orienté dans la bonne direction. Il s’y informe à nouveau sur son parcours, le réseau. Il peut ponctuellement s’y assoir, jeter ses détritus à la poubelle avant de monter à bord du train.
L’accès au train est protégé par des façades de quais, qui deviennent le support d’informations diverses. Devant les façades, le voyageur est guidé aux bons emplacements d’attente et y trouve des informations sur le train, son affluence.
L’ensemble des quais bas et du quai haut constitue un seul et même volume, avec un maximum de doubles hauteurs qui laissent apparaître cette continuité. La mise en œuvre d’une double peau dont le design est commun à toutes les gares du Grand Paris contribue à cette lecture d’un seul volume, ainsi qu’à l’identification claire du réseau.
Pour de nombreux citadins, la gare est le seul espace public traversé depuis le domicile jusqu’au lieu de travail. L’implantation de commerces et de services non-marchand facilite déjà la vie de millions de franciliens. [ + ]
Pour de nombreux citadins, la gare est le seul espace public traversé depuis le domicile jusqu’au lieu de travail. L’implantation de commerces et de services non-marchand facilite déjà la vie de millions de franciliens. Cette offre de services doit être développée car la gare peut également accueillir des activités de nature très diverse.
La gare n’est pas un bâtiment clos, replié sur lui-même et autosuffisant. Il importe de la concevoir comme un espace ouvert sur la ville et sur ses activités, combinant des services d’information et de formation continue, d’assistance juridique, de garde d’enfants, de rencontres, de loisirs.
Cette haute qualité de service doit faire de la gare du Grand Paris un espace d’inclusion démocratique en donnant à tous les usagers des moyens concrets pour améliorer leur vie.
À ce titre, la gare doit favoriser le développement des compétences du voyageur. Par compétence, on entend ici les connaissances pratiques et les savoirs implicites que tout voyageur est susceptible de mobiliser pour mener ses activités dans la gare ou pour effectuer son trajet. Il s’agit donc de mettre le voyageur dans les conditions d’une expérience active et non pas subie de la gare. Cela peut se faire notamment en sollicitant et en aiguisant ses sens, sans le priver de sa liberté d’interaction avec les espaces et avec les autres.


