

Chaque situation urbaine est l’occasion d’explorer la place de l’homme dans la ville de demain. Il s’agit de remplacer l’urbanisme de géométrie par un urbanisme d’atmosphères, de matérialités, de contexte, mêlant architecture et paysage; créer ce que nous appelons « la ville sensuelle ». [ + ]
Chaque situation urbaine est l’occasion d’explorer la place de l’homme dans la ville de demain.
Il s’agit de remplacer l’urbanisme de géométrie par un urbanisme d’atmosphères, de matérialités, de contexte, mêlant architecture et paysage; créer ce que nous appelons « la ville sensuelle ».
La réflexion sur la ville sensuelle rend possible une approche où la technique n’est pas une fin en soi et permet à l’homme de vivre la ville comme un paysage construit, en proposant une expérience multisensorielle complète.

Si elles doivent gérer des problématiques de flux, les gares doivent également répondre à la pluralité des formes de vie et à l’individualisation des pratiques sociales. Elles doivent accueillir la singularité des trajectoires individuelles et de la mobilité spatiale qu’elles impliquent. [ + ]
Si elles doivent gérer des problématiques de flux, les gares doivent également répondre à la pluralité des formes de vie et à l’individualisation des pratiques sociales. Elles doivent accueillir la singularité des trajectoires individuelles et de la mobilité spatiale qu’elles impliquent.
L’environnement sensoriel doit être pacifié afin d’orienter et d’accompagner différentes actions corporelles, variables en fonction des individus (enfants, adultes, seniors). Si certaines personnes, notamment celles souffrant d’un handicap moteur, sensoriel ou cognitif, requièrent des dispositifs spécifiques, une meilleure prise en compte des sens est bénéfique et renforce l’accessibilité des gares.
Les gares souterraines doivent gérer le sentiment d’engouffrement pour faire place à une expérience agréable dans un cheminement clair.
De la même manière, les gares du Grand Paris prennent le parti d’un « réseau lumineux ».
La lumière contribue à faire de l’engouffrement une expérience agréable.
La compréhension par le voyageur de la hiérarchie lumineuse globale de la gare participe à la qualité globale de l’espace souterrain, par un principe hiérarchique simple : la lumière des quais est égale à la lumière du parvis ; la lumière du tunnel (train, quai) et la lumière de surface (parvis, émergence) sont équivalentes.
La lumière est au service d’une expérience agréable ; elle accompagne le voyageur le long de son parcours.
Le voyageur dans la gare est un usager actif. Il convient de mettre en éveil ses sens et d’être attentif à sa perception des espaces. L’enjeu est de le mettre dans la condition d’une expérience plus active que passive : concevoir les gares du futur propose en effet d’impliquer le voyageur dans un parcours qui sollicitera activement ses sens.
Car ce que l’on perçoit a une incidence fondamentale sur le bien-être.
Il s’agit d’aiguiser les sens afin de rendre plus évidents les usages de la gare.
Le bien-être est une sensation active, un mode de connaissance et un ressort de l’action. C’est pourquoi la gare sensuelle est celle qui, par ses propriétés sensibles, nous permet de développer nos compétences spatiales.
Dans chaque espace, les sens mis en éveil contribuent aux indications du parcours : l’accessibilité est intégrée en amont dans la conception et l’identité des gares.



Les éléments essentiels d’une ambiance dits « immatériels » constituent les fondamentaux de l’expérience sensible dans les espaces : le son, la lumière, le climat, le mouvement constituent la « matière » de l’ambiance. A cela s’ajoute des éléments matériels, liés au cadre bâti. [ + ]
Les éléments essentiels d’une ambiance dits « immatériels » constituent les fondamentaux de l’expérience sensible dans les espaces : le son, la lumière, le climat, le mouvement constituent la « matière » de l’ambiance. A cela s’ajoute des éléments matériels, liés au cadre bâti. Ce sont ces éléments « immatériels » et « matériels » qui créent l’ambiance telle qu’elle est perçue par le voyageur, et qui contribue à l’intensité, l’attractivité et l’appropriation de la gare.
Du point de vue architectural et urbain, on entend le terme d’ambiance comme champ d’interaction entre des facteurs physiques (propagation, signaux), sensibles (perception et action) et sociaux (lien social, échange).
Concevoir les ambiances ne signifie pour autant une surabondance de messages hors contexte : une esthétique de la spectacularisation pourrait menacer l’ambiance, en produisant une mise à distance et des effets tels que le voyageur n’est plus acteur du lieu mais subit l’exécution d’un spectacle qui risque de lasser.
Cette ambiance repose d’une part sur la qualité intrinsèque des espaces (matériaux, luminosité, etc.). Elle repose d’autre part sur la perception de ces espaces, et de leurs usages, par les voyageurs.

