



Si elles doivent gérer des problématiques de flux, les gares doivent également répondre à la pluralité des formes de vie et à l’individualisation des pratiques sociales. Elles doivent accueillir la singularité des trajectoires individuelles et de la mobilité spatiale qu’elles impliquent. [ + ]
Si elles doivent gérer des problématiques de flux, les gares doivent également répondre à la pluralité des formes de vie et à l’individualisation des pratiques sociales. Elles doivent accueillir la singularité des trajectoires individuelles et de la mobilité spatiale qu’elles impliquent.
L’environnement sensoriel doit être pacifié afin d’orienter et d’accompagner différentes actions corporelles, variables en fonction des individus (enfants, adultes, seniors). Si certaines personnes, notamment celles souffrant d’un handicap moteur, sensoriel ou cognitif, requièrent des dispositifs spécifiques, une meilleure prise en compte des sens est bénéfique et renforce l’accessibilité des gares.
Les gares souterraines doivent gérer le sentiment d’engouffrement pour faire place à une expérience agréable dans un cheminement clair.
De la même manière, les gares du Grand Paris prennent le parti d’un « réseau lumineux ».
La lumière contribue à faire de l’engouffrement une expérience agréable.
La compréhension par le voyageur de la hiérarchie lumineuse globale de la gare participe à la qualité globale de l’espace souterrain, par un principe hiérarchique simple : la lumière des quais est égale à la lumière du parvis ; la lumière du tunnel (train, quai) et la lumière de surface (parvis, émergence) sont équivalentes.
La lumière est au service d’une expérience agréable ; elle accompagne le voyageur le long de son parcours.
Le voyageur dans la gare est un usager actif. Il convient de mettre en éveil ses sens et d’être attentif à sa perception des espaces. L’enjeu est de le mettre dans la condition d’une expérience plus active que passive : concevoir les gares du futur propose en effet d’impliquer le voyageur dans un parcours qui sollicitera activement ses sens.
Car ce que l’on perçoit a une incidence fondamentale sur le bien-être.
Il s’agit d’aiguiser les sens afin de rendre plus évidents les usages de la gare.
Le bien-être est une sensation active, un mode de connaissance et un ressort de l’action. C’est pourquoi la gare sensuelle est celle qui, par ses propriétés sensibles, nous permet de développer nos compétences spatiales.
Dans chaque espace, les sens mis en éveil contribuent aux indications du parcours : l’accessibilité est intégrée en amont dans la conception et l’identité des gares.

Depuis le quai haut, l’accès aux quais est particulièrement mis en valeur : ceux-ci sont non seulement visibles mais toutes les informations liées au réseau y sont immédiatement perçues et comprises. La descente sur les quais est donc mise en scène depuis le haut des escaliers, fixes et mécaniques. [ + ]
Depuis le quai haut, l’accès aux quais est particulièrement mis en valeur : ceux-ci sont non seulement visibles mais toutes les informations liées au réseau y sont immédiatement perçues et comprises.
La descente sur les quais est donc mise en scène depuis le haut des escaliers, fixes et mécaniques. Ils forment avec les ascenseurs des noyaux de circulation.
On y voit et entend la présence des trains, afin de contribuer à une transition douce vers le voyage. Tous les éléments de circulation contribuent à diriger les voyageurs vers les quais.

Il s’agit ensuite de faire de la gare un véritable lieu de vie, de promouvoir de nouveaux usages, en plus de ceux liés aux commerces et services, notamment à travers le développement des technologies de l’information et de la communication. La gare du Grand Paris est en effet le lieu de convergence entre des réseaux de transport de grande capacité et des réseaux de communication à haut débit. [ + ]
Il s’agit ensuite de faire de la gare un véritable lieu de vie, de promouvoir de nouveaux usages, en plus de ceux liés aux commerces et services, notamment à travers le développement des technologies de l’information et de la communication. La gare du Grand Paris est en effet le lieu de convergence entre des réseaux de transport de grande capacité et des réseaux de communication à haut débit. Elle met à la disposition de ses usagers des ressources numériques nouvelles, sous forme d’application pour Smartphones (informations voyageurs, établissement de parcours intermodaux, calcul du bilan carbone d’un trajet, e-commerce, etc.). Ces nouvelles aménités numériques sont assurément créatrices de valeurs. Cependant, à l’heure où le numérique peut apparaitre comme une forme de déréalisation du rapport à l’espace, il convient d’établir des liens étroits entre ces technologies et la gare dans sa matérialité. Il importe de veiller à la juste articulation entre des dispositifs technologiques et l’espace physique des gares. Les gares ne peuvent devenir créatrices d’usages durables que si elles favorisent notre capacité physique à interagir avec l’espace et avec les autres. Parler de « gare sensuelle », c’est dire que les nouvelles technologies – loin de se limiter à la création de services virtuels – doivent renouveler la gamme de nos expériences sensibles des espaces urbains dans lesquels nous sommes quotidiennement engagés et renforcer davantage la dimension humaine des services et des échanges sociaux.
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