

Chaque gare est un projet singulier qui reflète l’identité des territoires desservis et s’adapte aux particularités de chaque site. Il s’agit d’ancrer la gare dans son territoire et de faire correspondre et dialoguer l’univers du dessous – celui du voyage dans les trains – avec le monde du dessus – celui de la ville et de ses activités. [ + ]
Chaque gare est un projet singulier qui reflète l’identité des territoires desservis et s’adapte aux particularités de chaque site. Il s’agit d’ancrer la gare dans son territoire et de faire correspondre et dialoguer l’univers du dessous – celui du voyage dans les trains – avec le monde du dessus – celui de la ville et de ses activités.
Depuis la ville, le parvis met en valeur la gare par une distanciation maîtrisée et une respiration dans le tissu urbain. Le parvis annonce la gare et organise les liaisons avec l’ensemble des mobilités urbaines: tramway, bus, vélos, etc. Si le traitement de l’espace public est spécifique à chaque environnement urbain, certains éléments sont partagés par l’ensemble des gares pour signifier la présence du métro dans la ville.
Il s’agit de mettre en valeur les qualités publiques de cet espace, en proposant un parvis pensé et ordonnancé comme un espace urbain fort.
L’émergence est la porte d’entrée du réseau, mais elle est aussi garante de la contextualisation de la gare. Sa forme varie pour dialoguer avec les contextes urbains et affirmer sa fonction d’équipement public.
La gare est un bâtiment qui porte l’identité du réseau par sa posture urbaine et les signes qui y prennent place : recul et hauteur du bâtiment, nom de la gare, panneaux d’information, etc.
Les paliers sont des espaces généreux, en double hauteur afin de participer à la lisibilité de l’espace vertical du puits. En effet la verticalité est visible, tout en évitant un effet vertigineux qui rend l’espace inconfortable et contribue à la perte de repère. [ + ]
Les paliers sont des espaces généreux, en double hauteur afin de participer à la lisibilité de l’espace vertical du puits. En effet la verticalité est visible, tout en évitant un effet vertigineux qui rend l’espace inconfortable et contribue à la perte de repère.
La verticalité mise en scène se fait donc de palier à palier.
Chaque palier est également une déclinaison de l’espace de l’amorce, car il permet à nouveau de s’orienter, de repérer les trois sortes de circulations.
Il est par ailleurs surtout dédié à un mouvement vertical fluide, et ne doit donc pas entraver la continuité des parcours : la possibilité de changement de direction ou de mode de circulation n’y est que mineur, et l’espace est surtout destiné à la continuité des cheminements.
Depuis chaque palier, le palier suivant est aperçu. Les espaces privilégient des doubles hauteurs qui rendent les parcours et les circulations visibles.
Les trois modes de circulations sont bien indiqués et hiérarchisés. La montée et la descente sont montrées sans ambiguïté, afin de ne pas créer de zones de turbulences dans les cheminements des voyageurs.
Une attention particulière est portée à la continuité de chacun des trois modes de circulations et à leur séparation les uns des autres, afin que les cheminements ne se confondent pas.
Sur les paliers, des zones ponctuelles de repos et d’orientations sont intégrées. La lumière y est suffisante sans être aveuglante.


LE CONCEPT DE GARE SENSUELLE Afin de garantir une qualité architecturale, une cohérence et une identité commune à l’ensemble des gares du réseau, la société du Grand Paris a mis en place un vocabulaire et une grammaire commune à toutes les gares, le concept de gare sensuelle : un lieu, qui place l’humain au centre de ses préoccupations, met la technique à distance et éveille chacun des cinq sens tout au long du parcours. Le fil conducteur est l’expérience des voyageurs. [ + ]
LE CONCEPT DE GARE SENSUELLE
Afin de garantir une qualité architecturale, une cohérence et une identité commune à l’ensemble des gares du réseau, la société du Grand Paris a mis en place un vocabulaire et une grammaire commune à toutes les gares, le concept de gare sensuelle : un lieu, qui place l’humain au centre de ses préoccupations, met la technique à distance et éveille chacun des cinq sens tout au long du parcours.
Le fil conducteur est l’expérience des voyageurs.
Pour de nombreux citadins, la gare est le seul espace public traversé depuis le domicile jusqu’au lieu de travail. L’implantation de commerces et de services non-marchand facilite déjà la vie de millions de franciliens. [ + ]
Pour de nombreux citadins, la gare est le seul espace public traversé depuis le domicile jusqu’au lieu de travail. L’implantation de commerces et de services non-marchand facilite déjà la vie de millions de franciliens. Cette offre de services doit être développée car la gare peut également accueillir des activités de nature très diverse.
La gare n’est pas un bâtiment clos, replié sur lui-même et autosuffisant. Il importe de la concevoir comme un espace ouvert sur la ville et sur ses activités, combinant des services d’information et de formation continue, d’assistance juridique, de garde d’enfants, de rencontres, de loisirs.
Cette haute qualité de service doit faire de la gare du Grand Paris un espace d’inclusion démocratique en donnant à tous les usagers des moyens concrets pour améliorer leur vie.
À ce titre, la gare doit favoriser le développement des compétences du voyageur. Par compétence, on entend ici les connaissances pratiques et les savoirs implicites que tout voyageur est susceptible de mobiliser pour mener ses activités dans la gare ou pour effectuer son trajet. Il s’agit donc de mettre le voyageur dans les conditions d’une expérience active et non pas subie de la gare. Cela peut se faire notamment en sollicitant et en aiguisant ses sens, sans le priver de sa liberté d’interaction avec les espaces et avec les autres.
Les éléments essentiels d’une ambiance dits « immatériels » constituent les fondamentaux de l’expérience sensible dans les espaces : le son, la lumière, le climat, le mouvement constituent la « matière » de l’ambiance. A cela s’ajoute des éléments matériels, liés au cadre bâti. [ + ]
Les éléments essentiels d’une ambiance dits « immatériels » constituent les fondamentaux de l’expérience sensible dans les espaces : le son, la lumière, le climat, le mouvement constituent la « matière » de l’ambiance. A cela s’ajoute des éléments matériels, liés au cadre bâti. Ce sont ces éléments « immatériels » et « matériels » qui créent l’ambiance telle qu’elle est perçue par le voyageur, et qui contribue à l’intensité, l’attractivité et l’appropriation de la gare.
Du point de vue architectural et urbain, on entend le terme d’ambiance comme champ d’interaction entre des facteurs physiques (propagation, signaux), sensibles (perception et action) et sociaux (lien social, échange).
Concevoir les ambiances ne signifie pour autant une surabondance de messages hors contexte : une esthétique de la spectacularisation pourrait menacer l’ambiance, en produisant une mise à distance et des effets tels que le voyageur n’est plus acteur du lieu mais subit l’exécution d’un spectacle qui risque de lasser.
Cette ambiance repose d’une part sur la qualité intrinsèque des espaces (matériaux, luminosité, etc.). Elle repose d’autre part sur la perception de ces espaces, et de leurs usages, par les voyageurs.

Il s’agit ensuite de faire de la gare un véritable lieu de vie, de promouvoir de nouveaux usages, en plus de ceux liés aux commerces et services, notamment à travers le développement des technologies de l’information et de la communication. La gare du Grand Paris est en effet le lieu de convergence entre des réseaux de transport de grande capacité et des réseaux de communication à haut débit. [ + ]
Il s’agit ensuite de faire de la gare un véritable lieu de vie, de promouvoir de nouveaux usages, en plus de ceux liés aux commerces et services, notamment à travers le développement des technologies de l’information et de la communication. La gare du Grand Paris est en effet le lieu de convergence entre des réseaux de transport de grande capacité et des réseaux de communication à haut débit. Elle met à la disposition de ses usagers des ressources numériques nouvelles, sous forme d’application pour Smartphones (informations voyageurs, établissement de parcours intermodaux, calcul du bilan carbone d’un trajet, e-commerce, etc.). Ces nouvelles aménités numériques sont assurément créatrices de valeurs. Cependant, à l’heure où le numérique peut apparaitre comme une forme de déréalisation du rapport à l’espace, il convient d’établir des liens étroits entre ces technologies et la gare dans sa matérialité. Il importe de veiller à la juste articulation entre des dispositifs technologiques et l’espace physique des gares. Les gares ne peuvent devenir créatrices d’usages durables que si elles favorisent notre capacité physique à interagir avec l’espace et avec les autres. Parler de « gare sensuelle », c’est dire que les nouvelles technologies – loin de se limiter à la création de services virtuels – doivent renouveler la gamme de nos expériences sensibles des espaces urbains dans lesquels nous sommes quotidiennement engagés et renforcer davantage la dimension humaine des services et des échanges sociaux.
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