

Dans la gare, le sentiment de bien-être que le voyageur doit ressentir dépend de son expérience personnelle et des ambiances architecturales. Elle repose aussi en grande partie sur les formes de sociabilités entre les voyageurs : leur capacité à être ensemble et à partager un même espace. [ + ]
Dans la gare, le sentiment de bien-être que le voyageur doit ressentir dépend de son expérience personnelle et des ambiances architecturales. Elle repose aussi en grande partie sur les formes de sociabilités entre les voyageurs : leur capacité à être ensemble et à partager un même espace.
Ce besoin de lien social est particulièrement important dans les gares dans la mesure où elles sont des lieux de flux, occasionnant parfois des sensations d’inconfort, de stress ou d’anxiété. De plus, pour certains voyageurs, l’expérience du métro est encore celle de l’engouffrement dans un monde souterrain qui serait soustrait à la vie urbaine. Ces représentations négatives doivent être prises au sérieux car elles grèvent la qualité des usages dans les gares.
C’est pourquoi il importe de développer dans la gare tout ce qui contribue à créer ou à maintenir de la relation entre les voyageurs. L’objectif est de favoriser le contact interpersonnel en toute circonstance, de permettre à tous les voyageurs de prendre leur place tout en donnant une place aux autres.
Une attention est également portée à la présence des nouvelles technologies dans la gare. Ce point est d’autant plus important que la gare, en tant qu’infrastructure, est appelée à recevoir des technologies que nous ne connaissons pas aujourd’hui. Elle doit ainsi garantir des usages évolutifs.
Au moment où chacun cherche à réconcilier les liens et les lieux, la gare apparaît comme l’espace par excellence qui expérimente de nouvelles façons d’être ensemble et qui met en place une nouvelle économie du partage – des espaces, des services, ressources. C’est pourquoi la question de l’accueil, du partage et de la convivialité en gare est au cœur d’une réflexion contemporaine sur la nature du lien social et de la capacité des espaces architecturaux à le renforcer.

Les escaliers, fixes ou mécaniques, sont empruntés en montée comme en descente. Les escaliers fixes fonctionnent dans les deux sens. [ + ]
Les escaliers, fixes ou mécaniques, sont empruntés en montée comme en descente.
Les escaliers fixes fonctionnent dans les deux sens. Leur disposition doit tenir compte de cette caractéristique, afin d’éviter les encombrements. Ils sont accolés à une batterie d’escaliers mécaniques, en descente et montée.
Le cheminement dans les escaliers mécaniques est maîtrisé afin d’interdire les croisements de passagers empruntant des directions différentes.
Les deux types d’escaliers sont éclairés à la fois pour ceux qui les empruntent mais aussi pour ceux qui les voient depuis les paliers.
Les circulations sont mises en scène, afin de contribuer à la continuité visuelle des parcours.
Le mouvement perpétuel de l’escalier mécanique est l’occasion de s’en servir comme un support dynamique et de mettre à nouveau en œuvre un système utilisant la technique de l’ombro-cinéma.
Les mains-courantes sont des supports de messages et participent à la fluidité des cheminements, afin de guider le voyageur vers sa destination dans la gare : les quais ou l’émergence.


Dans l’émergence, le contraste entre l’intérieur et l’extérieur est réduit : le sol est continu entre le parvis et l’accueil, la lumière naturelle est la plus intense possible, et l’éclairage artificiel tente au maximum de reproduire cette lumière naturelle. Le hall d’accueil est construit à une mesure humaine tout en privilégiant des hauteurs généreuses, afin d’éviter le sentiment d’enfermement lié à l’engouffrement. [ + ]
Dans l’émergence, le contraste entre l’intérieur et l’extérieur est réduit : le sol est continu entre le parvis et l’accueil, la lumière naturelle est la plus intense possible, et l’éclairage artificiel tente au maximum de reproduire cette lumière naturelle.
Le hall d’accueil est construit à une mesure humaine tout en privilégiant des hauteurs généreuses, afin d’éviter le sentiment d’enfermement lié à l’engouffrement.
Les parcours vers les différentes directions (ville, réseau, correspondance, inter-modalité) sont aménagés de façon lisible et fluide, sans pour autant être sur-indiqués : l’homogénéité de l’espace doit être respectée, tout en trouvant un équilibre avec les statuts directionnels des parcours dirigés.
Un maximum d’ouverture et de vues cadrées sur la ville sont privilégiées.
Ces cadrages sont également disposés de manière à guider intelligemment le voyageur vers la sortie.
Dans le cas d’une correspondance effectuée par un couloir, celui-ci fait apparaitre progressivement le réseau de Grand Paris, par une intensification de l’identité le long du cheminement de l’usager.


