

Les éléments essentiels d’une ambiance dits « immatériels » constituent les fondamentaux de l’expérience sensible dans les espaces : le son, la lumière, le climat, le mouvement constituent la « matière » de l’ambiance. A cela s’ajoute des éléments matériels, liés au cadre bâti. [ + ]
Les éléments essentiels d’une ambiance dits « immatériels » constituent les fondamentaux de l’expérience sensible dans les espaces : le son, la lumière, le climat, le mouvement constituent la « matière » de l’ambiance. A cela s’ajoute des éléments matériels, liés au cadre bâti. Ce sont ces éléments « immatériels » et « matériels » qui créent l’ambiance telle qu’elle est perçue par le voyageur, et qui contribue à l’intensité, l’attractivité et l’appropriation de la gare.
Du point de vue architectural et urbain, on entend le terme d’ambiance comme champ d’interaction entre des facteurs physiques (propagation, signaux), sensibles (perception et action) et sociaux (lien social, échange).
Concevoir les ambiances ne signifie pour autant une surabondance de messages hors contexte : une esthétique de la spectacularisation pourrait menacer l’ambiance, en produisant une mise à distance et des effets tels que le voyageur n’est plus acteur du lieu mais subit l’exécution d’un spectacle qui risque de lasser.
Cette ambiance repose d’une part sur la qualité intrinsèque des espaces (matériaux, luminosité, etc.). Elle repose d’autre part sur la perception de ces espaces, et de leurs usages, par les voyageurs.

La gare est un équipement public. Elle se signale de façon manifeste dans la ville dont elle renforce l’identité. [ + ]
La gare est un équipement public. Elle se signale de façon manifeste dans la ville dont elle renforce l’identité. Elle assure un rôle de structuration urbaine mais aussi de cohésion territoriale en reliant dans un même réseau de transport public des villes d’Ile-de-France parfois isolées les unes des autres et peu accessibles.
Comme tout grand équipement public, la gare est un objet vivant, avec ses cycles de vies comprenant des temps de création, d’obsolescence et de régénération. Le maître d’œuvre doit être conscient des temporalités multiples qui caractérisent la vie de cet équipement public. A titre indicatif, on distinguera trois temps : celui du génie civil (100 ans et plus), celui des aménagements du second œuvre (30-40 ans) et celui des équipements (produits de design) (5-10 ans).
La gare est le laboratoire de l’urbanité contemporaine, le lieu où s’expérimente de nouvelles façons d’être ensemble et de fabriquer le Grand Paris de demain.
La gare est un « concentré d’urbanité », qui de fait ne peut se limiter à des usages de mobilité mais doit intégrer aussi des usages de sociabilité et de bien-être, de commerce marchand ou non marchand, de culture…
La gare de métro, en cœur de ville, a un rôle d’organisation de l’espace. En étant à la hauteur des enjeux économiques, politiques et culturels, les gares du Grand Paris doivent être exemplaires et définir la gare du 21ème siècle.
En créant de nouvelles polarités, les 57 gares du réseau de transport en commun du Grand Paris constituent de véritables repères urbains qui structurent les territoires.
Ces repères urbains sont clairement identifiables par leur architecture mais aussi en raison des nouveaux services que les gares sont en capacité d’offrir à leurs voyageurs. Les critères d’efficacité, de connexion et de création de valeurs, sont à mettre en avant, en concevant les gares comme des équipements publics majeurs.




