

Le puits est le cœur de la station. L’enjeu est de descendre et monter, parfois à travers 30m de profondeur, sans percevoir cette circulation comme un engouffrement ni comme un enfermement. [ + ]
Le puits est le cœur de la station. L’enjeu est de descendre et monter, parfois à travers 30m de profondeur, sans percevoir cette circulation comme un engouffrement ni comme un enfermement.
Ces circulations verticales fluides sont divisées en trois sortes : les escaliers fixes, les escaliers mécaniques et les ascenseurs.
La descente et la remontée sont ponctuées de paliers. Ils constituent des pauses, et permettent au voyageur de garder une visibilité maximale sur son parcours : il pourra toujours se situer et repérer son emplacement exact dans la gare.
Ces cheminements sont progressifs, marqués par une transition douce de la lumière naturelle à la lumière artificielle et par une ambiance multi-sensorielle qui sert de guide et de fil conducteur.
La signalétique occupe également dans le puits une place prépondérante, tout en évitant d’être un surlignage : elle est placée de manière logique, lisible, dans un équilibre avec les espaces qui contribuent eux aussi à l’orientation des voyageurs. Aucun des usagers ne peut subir une perte de repère, et l’espace du puits est à la fois le garant de cette clarté et cette efficacité des parcours tout en restant un lieu agréable à traverser, en continuité avec les autres espaces de la gare.
La gare est un équipement public. Elle se signale de façon manifeste dans la ville dont elle renforce l’identité. [ + ]
La gare est un équipement public. Elle se signale de façon manifeste dans la ville dont elle renforce l’identité. Elle assure un rôle de structuration urbaine mais aussi de cohésion territoriale en reliant dans un même réseau de transport public des villes d’Ile-de-France parfois isolées les unes des autres et peu accessibles.
Comme tout grand équipement public, la gare est un objet vivant, avec ses cycles de vies comprenant des temps de création, d’obsolescence et de régénération. Le maître d’œuvre doit être conscient des temporalités multiples qui caractérisent la vie de cet équipement public. A titre indicatif, on distinguera trois temps : celui du génie civil (100 ans et plus), celui des aménagements du second œuvre (30-40 ans) et celui des équipements (produits de design) (5-10 ans).
La gare est le laboratoire de l’urbanité contemporaine, le lieu où s’expérimente de nouvelles façons d’être ensemble et de fabriquer le Grand Paris de demain.
La gare est un « concentré d’urbanité », qui de fait ne peut se limiter à des usages de mobilité mais doit intégrer aussi des usages de sociabilité et de bien-être, de commerce marchand ou non marchand, de culture…
La gare de métro, en cœur de ville, a un rôle d’organisation de l’espace. En étant à la hauteur des enjeux économiques, politiques et culturels, les gares du Grand Paris doivent être exemplaires et définir la gare du 21ème siècle.
En créant de nouvelles polarités, les 57 gares du réseau de transport en commun du Grand Paris constituent de véritables repères urbains qui structurent les territoires.
Ces repères urbains sont clairement identifiables par leur architecture mais aussi en raison des nouveaux services que les gares sont en capacité d’offrir à leurs voyageurs. Les critères d’efficacité, de connexion et de création de valeurs, sont à mettre en avant, en concevant les gares comme des équipements publics majeurs.

Il s’agit ensuite de faire de la gare un véritable lieu de vie, de promouvoir de nouveaux usages, en plus de ceux liés aux commerces et services, notamment à travers le développement des technologies de l’information et de la communication. La gare du Grand Paris est en effet le lieu de convergence entre des réseaux de transport de grande capacité et des réseaux de communication à haut débit. [ + ]
Il s’agit ensuite de faire de la gare un véritable lieu de vie, de promouvoir de nouveaux usages, en plus de ceux liés aux commerces et services, notamment à travers le développement des technologies de l’information et de la communication. La gare du Grand Paris est en effet le lieu de convergence entre des réseaux de transport de grande capacité et des réseaux de communication à haut débit. Elle met à la disposition de ses usagers des ressources numériques nouvelles, sous forme d’application pour Smartphones (informations voyageurs, établissement de parcours intermodaux, calcul du bilan carbone d’un trajet, e-commerce, etc.). Ces nouvelles aménités numériques sont assurément créatrices de valeurs. Cependant, à l’heure où le numérique peut apparaitre comme une forme de déréalisation du rapport à l’espace, il convient d’établir des liens étroits entre ces technologies et la gare dans sa matérialité. Il importe de veiller à la juste articulation entre des dispositifs technologiques et l’espace physique des gares. Les gares ne peuvent devenir créatrices d’usages durables que si elles favorisent notre capacité physique à interagir avec l’espace et avec les autres. Parler de « gare sensuelle », c’est dire que les nouvelles technologies – loin de se limiter à la création de services virtuels – doivent renouveler la gamme de nos expériences sensibles des espaces urbains dans lesquels nous sommes quotidiennement engagés et renforcer davantage la dimension humaine des services et des échanges sociaux.
[ - ]La gare est une plate-forme intermodale. Elle permet d’articuler le réseau ferré de transport en commun à d’autres modes de transport (marche à pied, vélo, bus, voiture) et d’assurer ainsi un meilleur maillage des territoires. [ + ]
La gare est une plate-forme intermodale. Elle permet d’articuler le réseau ferré de transport en commun à d’autres modes de transport (marche à pied, vélo, bus, voiture) et d’assurer ainsi un meilleur maillage des territoires. L’intermodalité* de la gare est d’abord une réponse fonctionnelle au problème du trafic et de la pollution de l’automobile. Mais l’intermodalité a aussi des qualités esthétiques et sensibles qu’il importe de mettre en avant.
En effet, elle est liée au plaisir de circuler en variant les vitesses. Les modes de transport mettent non seulement le paysage urbain en mouvement, mais ils le font toujours diversement. Un même territoire est perçu différemment depuis le métro aérien, en bus, en vélo ou à pieds. En ce sens, l’intermodalité aiguise le sens visuel et renouvelle la perception de notre environnement quotidien.
La gare doit ainsi être pensée comme un moment de ce parcours intermodal. C’est un lieu où l’on circule à des rythmes différents en fonction des espaces d’accueil ou d’accès aux trains, et en fonction des différents moments de la journée. Elle est aussi un lieu où l’on regarde les autres aller et venir.
Les différents usages de la gare impliquent une perception statique ou dynamique. Ils mettent toujours en scène un sens de la mobilité qui doit améliorer la qualité du voyage.

La notion de parcours intuitif définit le chemin le plus simple et le plus rapide entre la ville, les connexions intermodales et le train ; d’établir ainsi une continuité évidente de la ville aux trains et inversement. Afin de le rendre le plus fluide possible, il s’agit de matérialiser le parcours par des continuités sensorielles, qui guident le voyageur dans son cheminement à travers la gare. [ + ]
La notion de parcours intuitif définit le chemin le plus simple et le plus rapide entre la ville, les connexions intermodales et le train ; d’établir ainsi une continuité évidente de la ville aux trains et inversement.
Afin de le rendre le plus fluide possible, il s’agit de matérialiser le parcours par des continuités sensorielles, qui guident le voyageur dans son cheminement à travers la gare.
L’utilisation de l’espace doit être évidente, en évoquant intuitivement son usage et les directions du parcours.
Les qualités spatiales et l’équilibre des sens sollicités contribuent à la fluidité du parcours et permettent une orientation intuitive dans l’espace.
Les principes d’accessibilité universelle sont ainsi mis en exergues afin de rendre le parcours le plus fluide possible. Cette continuité répond à la notion indispensable de chaîne du déplacement dans le cadre de l’accessibilité universelle.
Ainsi, à travers le chemin tactile et grâce au fil d’Ariane, la continuité du cheminement accessible est traitée de manière à éviter toute rupture de parcours.
Plusieurs éléments aident la mise en place de ce cheminement :
– La continuité de la ville aux trains, qui conduit le voyageur grâce au contact de ses pas sur des textures de sol différenciées.
– L’ordonnancement appropriable des espaces, obtenu par un travail multi-sensoriel.
– La mise en place de repères par des différenciations de l’espace pour faciliter l’orientation.
Dans les gares du Grand Paris, les sens, dans leur diversité, participent activement à la sollicitation du voyageur dans son parcours.