


La gare est un équipement public. Elle se signale de façon manifeste dans la ville dont elle renforce l’identité. [ + ]
La gare est un équipement public. Elle se signale de façon manifeste dans la ville dont elle renforce l’identité. Elle assure un rôle de structuration urbaine mais aussi de cohésion territoriale en reliant dans un même réseau de transport public des villes d’Ile-de-France parfois isolées les unes des autres et peu accessibles.
Comme tout grand équipement public, la gare est un objet vivant, avec ses cycles de vies comprenant des temps de création, d’obsolescence et de régénération. Le maître d’œuvre doit être conscient des temporalités multiples qui caractérisent la vie de cet équipement public. A titre indicatif, on distinguera trois temps : celui du génie civil (100 ans et plus), celui des aménagements du second œuvre (30-40 ans) et celui des équipements (produits de design) (5-10 ans).
La gare est le laboratoire de l’urbanité contemporaine, le lieu où s’expérimente de nouvelles façons d’être ensemble et de fabriquer le Grand Paris de demain.
La gare est un « concentré d’urbanité », qui de fait ne peut se limiter à des usages de mobilité mais doit intégrer aussi des usages de sociabilité et de bien-être, de commerce marchand ou non marchand, de culture…
La gare de métro, en cœur de ville, a un rôle d’organisation de l’espace. En étant à la hauteur des enjeux économiques, politiques et culturels, les gares du Grand Paris doivent être exemplaires et définir la gare du 21ème siècle.
En créant de nouvelles polarités, les 57 gares du réseau de transport en commun du Grand Paris constituent de véritables repères urbains qui structurent les territoires.
Ces repères urbains sont clairement identifiables par leur architecture mais aussi en raison des nouveaux services que les gares sont en capacité d’offrir à leurs voyageurs. Les critères d’efficacité, de connexion et de création de valeurs, sont à mettre en avant, en concevant les gares comme des équipements publics majeurs.


L’émergence est constituée d’un bâtiment d’accueil, généreux, qui assure une transition fluide entre la zone d’approche et la zone de contrôle. C’est également le lieu où les passagers quittant la station découvrent la ville qu’ils rejoignent et vont commencer à s’orienter vers d’autres connexions. [ + ]
L’émergence est constituée d’un bâtiment d’accueil, généreux, qui assure une transition fluide entre la zone d’approche et la zone de contrôle.
C’est également le lieu où les passagers quittant la station découvrent la ville qu’ils rejoignent et vont commencer à s’orienter vers d’autres connexions.
À l’intérieur, une série de services vont permettre au voyageur de se renseigner, d’agrémenter son trajet. Idéalement, la présence de certains commerces peut renforcer le rôle attractif de la station, y compris pour les habitants de la ville.
Des services liés à la ville environnante et aux besoins locaux sont mis en place.
Cette mise en place de différents types de services dans l’accueil se fait de telle sorte à ne jamais obstruer la fluidité des parcours vers le réseau.

Le puits est le cœur de la station. L’enjeu est de descendre et monter, parfois à travers 30m de profondeur, sans percevoir cette circulation comme un engouffrement ni comme un enfermement. [ + ]
Le puits est le cœur de la station. L’enjeu est de descendre et monter, parfois à travers 30m de profondeur, sans percevoir cette circulation comme un engouffrement ni comme un enfermement.
Ces circulations verticales fluides sont divisées en trois sortes : les escaliers fixes, les escaliers mécaniques et les ascenseurs.
La descente et la remontée sont ponctuées de paliers. Ils constituent des pauses, et permettent au voyageur de garder une visibilité maximale sur son parcours : il pourra toujours se situer et repérer son emplacement exact dans la gare.
Ces cheminements sont progressifs, marqués par une transition douce de la lumière naturelle à la lumière artificielle et par une ambiance multi-sensorielle qui sert de guide et de fil conducteur.
La signalétique occupe également dans le puits une place prépondérante, tout en évitant d’être un surlignage : elle est placée de manière logique, lisible, dans un équilibre avec les espaces qui contribuent eux aussi à l’orientation des voyageurs. Aucun des usagers ne peut subir une perte de repère, et l’espace du puits est à la fois le garant de cette clarté et cette efficacité des parcours tout en restant un lieu agréable à traverser, en continuité avec les autres espaces de la gare.

