Pour être efficace, le parcours des voyageurs à travers la gare doit être pensé comme une séquence fluide, reliant des espaces différents dans une succession ordonnée. Dans la gare, le voyageur connaît des moments d’attente, mais il est la plupart du temps en mouvement. [ + ]
Pour être efficace, le parcours des voyageurs à travers la gare doit être pensé comme une séquence fluide, reliant des espaces différents dans une succession ordonnée.
Dans la gare, le voyageur connaît des moments d’attente, mais il est la plupart du temps en mouvement. Il est à la fois acteur et spectateur. A certains moments de son parcours, il se fait observateur du mouvement des autres voyageurs dans l’espace.
Ces mouvements participent alors à l’image de la gare comme carrefour de la mobilité humaine.
Le trajet du voyageur, sortant ou entrant (le sens du parcours est à prendre en compte), est abordé en termes de rythme perceptif. Lors des ruptures de charge et des changements de direction, le rythme du parcours change et devient l’occasion d’une mise en scène équivalente à une chorégraphie des flux, qui permet également au voyageur de se situer dans son parcours.
Plusieurs qualités contribuent à la mise en scène de la mobilité:
– La valorisation des ouvertures et perspectives
– La création d’espaces de respiration
– La lumière d’accentuation
– La symétrie de la lumière artificielle générale aux deux extrémités de la gare, qui prend à contrepied la sensation d’enfermement souterrain en apparaissant comme plus intense au plus profond de la gare
– La mise en scène des seuils, qui sont des marqueurs importants au sein de la gare
– Le son, qui restitue certains sons intrinsèques à la gare, en les transformant en bande sonore maîtrisée.
Dans la gare, la chorégraphie des flux est particulièrement mise en scène dans les espaces de circulation.
Le volume quai est le point d’arrivée du parcours dans la gare : le voyageur s’y arrête avant d’emprunter le train. Il transite depuis les quais, immobiles, au train, dans lequel il sera transporté. [ + ]
Le volume quai est le point d’arrivée du parcours dans la gare : le voyageur s’y arrête avant d’emprunter le train.
Il transite depuis les quais, immobiles, au train, dans lequel il sera transporté.
Les quais constituent un seuil, notamment par le passage à travers les façades de quai.
Dans cette zone, les sorties sont visibles, évidentes. Le flux concentré des voyageurs est conduit sans encombre vers le parcours menant à la remontée dans le puits.
Dans ce lieu, le voyageur en attente accède à des informations sur le réseau, le climat, la ville qu’il traverse.
Les quais marquent la transition entre le réseau et la station. C’est là que débute la gare, et que l’identité générale du réseau doit être la plus intense.
Le volume quai est donc l’espace de la gare qui porte le plus l’identité du réseau Grand Paris express. Les chartes sont plus prescriptives dans ce lieu contraint, afin d’homogénéiser tous les quais de toutes les gares.
Dans la continuité du hall d’accueil, le passage du contrôle est un seuil important : l’entrée dans la zone sous contrôle du réseau, où les cheminements seront dirigés au maximum. Ici, la transition doit rester fluide mais le seuil est marqué, aussi bien physiquement que de manière symbolique, avec l’idée qu’un jour il n’y aura probablement plus de portillons mais qu’il sera cependant toujours nécessaire d’indiquer l’entrée de la zone sous contrôle. [ + ]
Dans la continuité du hall d’accueil, le passage du contrôle est un seuil important : l’entrée dans la zone sous contrôle du réseau, où les cheminements seront dirigés au maximum.
Ici, la transition doit rester fluide mais le seuil est marqué, aussi bien physiquement que de manière symbolique, avec l’idée qu’un jour il n’y aura probablement plus de portillons mais qu’il sera cependant toujours nécessaire d’indiquer l’entrée de la zone sous contrôle.
La continuité des matériaux sur les murs et les plafonds montre toujours l’homogénéité du parcours : le voyageur passe un seuil, mais au sein d’un même espace indivisible.
L’entrée dans la zone sous contrôle et vers le système de circulation est maîtrisée à travers un espace d’articulation, après la ligne de contrôle : l’amorce, qui marque le début de la descente dans le puits.
Cette amorce vers la descente est compréhensible, dans une visibilité maximale des espaces successifs.



Les paliers sont des espaces généreux, en double hauteur afin de participer à la lisibilité de l’espace vertical du puits. En effet la verticalité est visible, tout en évitant un effet vertigineux qui rend l’espace inconfortable et contribue à la perte de repère. [ + ]
Les paliers sont des espaces généreux, en double hauteur afin de participer à la lisibilité de l’espace vertical du puits. En effet la verticalité est visible, tout en évitant un effet vertigineux qui rend l’espace inconfortable et contribue à la perte de repère.
La verticalité mise en scène se fait donc de palier à palier.
Chaque palier est également une déclinaison de l’espace de l’amorce, car il permet à nouveau de s’orienter, de repérer les trois sortes de circulations.
Il est par ailleurs surtout dédié à un mouvement vertical fluide, et ne doit donc pas entraver la continuité des parcours : la possibilité de changement de direction ou de mode de circulation n’y est que mineur, et l’espace est surtout destiné à la continuité des cheminements.
Depuis chaque palier, le palier suivant est aperçu. Les espaces privilégient des doubles hauteurs qui rendent les parcours et les circulations visibles.
Les trois modes de circulations sont bien indiqués et hiérarchisés. La montée et la descente sont montrées sans ambiguïté, afin de ne pas créer de zones de turbulences dans les cheminements des voyageurs.
Une attention particulière est portée à la continuité de chacun des trois modes de circulations et à leur séparation les uns des autres, afin que les cheminements ne se confondent pas.
Sur les paliers, des zones ponctuelles de repos et d’orientations sont intégrées. La lumière y est suffisante sans être aveuglante.

